INTRODUCTION
L'exécution d'une opération exige : 1° un plan détaillé, carte à l'échelle du 8,000" aii moins; 2** un plan d'ensemble, carte à une échelle beaucoup plus réduite, au 20,000'' par exemple; 3** des pions, des échelles et des compas.
Il existe des cartes à toutes échelles; celle dont je me suis servi est au 8,000". Les pions employés sont à la même échelle. La carte ci-jointe est réduite au 32,000' pour la facilité; donc, quatre fois plus petite que celle dont j'ai fait usage«
Comme cartes d'ensemble, les meilleures sont celles du dépôt de la guerre.
Quant à l'explication des pions, on la trouve jointe à chaque appareil du jeu de guerre.
Nous pouvons donc admettre que chacun de nos lecteurs sait comment les pions représentent soit un bataillon, soit une compagnie.
Il est à remarquer cependant que ces petits blocs en plomb n'ont qu'approximatiyementles dimensions que comportent les formations tactiques. C'est ainsi, par exemple, que deux pions de demi-bataillon, superposés, représentent un bataillon en colonne sur les compagnies du centre. Le petit côté des pions répond assez bien à l'étendue en front d'un bataillon ainsi formé, mais la profondeur, par contre, est de beaucoup trop grande. Un bataillon en colonne est représenté par deux de ces pions juxtaposés par leur petit côté. Pour la profondeur de la colonne, l'étendue des deux blocs se rapproche assez de la réalité, tandis que le petit côté ne répond plus au front des subdivisions d'une colonne.
Il convient donc, dans ces différentes formations, de superposer, d'accoler ou d'intercaler
les pioDS de manière qu'ils se rapprochent le plus possible de la formation tactique adoptée. Pour les colonnes de marche, j*ai admis, dans Texemple ci-après, les dimensions suivantes :
Un bataillon en colonne de route a une pror fondeur de 400 pas * ;
Un escadron dans cette formation, 200 pas; Une batterie, également 400 pas.
Si ces données ne répondent pas toujours exactement aux prescriptions des règlements de manœuvres, il faut bien observer que, dans la pratique, les colonnes de marche tendent parfois à s'allonger. Du reste, il est encore loisible à celui qui dirige une opération de modifier les données ci-dessus, d'après ce qui, selon lui, se rapprocherait le plus de la réalité.
Pour les marches, j'établis les calculs en chiflEpes ronds et pour une minute.
D'après cela, j'admets que par de bons chemins une infanterie intacte parcourt 100 pas par minute; la cavalerie au paô, parcourra
1 Y compris les fourgons de munitions, les chevaux de main et les distances.
130 pas ; la cavalerie et l'artillerie au trot, 300 pas; an galop, 500.
L'arbitre modifiera ces données lorsqu'il déclarera les troupes plus ou moins ébranlées, que les chemins seront mauvais ou pour toute autre cause qu'il jugera devoir influer sur la marche des troupes.