‹ Essai de statistique de l'île BourbonChapitre 14 sur 90 · Q.OI · texte numérisé non relu

Q.OI

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Il faut remarquer dan» ce tableau que les oscillations totales qui ont eu lieu en mars 1818, et celles de janvier et de mars 1819 , ont été affectées des descentes extraordinaires du mercure pendant les ouragans du i*" mars 1818 et des 26 janvier et 29 mars 1819. Ces ouragans ont produit plus d'effet à rUe Maurice qu'à Bourbon , quoiqu'ils aient cependant affecté le baromètre dans cette dernière colonie , où ik se sont fait plus faiblement sentir.

Maximum barométrique de Tannée 1818 ,

le a7 juillet. 767"»"4®

Maximuin b^romélrique de Tannée 1819 ,

le 10 août. 767"'"09

Minimum barométrique de Tannée i8i&y

le l'^mars. 719 84

Minimum barométiîque de Tannée 1819 ,

le a6 Janvier. ^ 745 Bg

Différences. 37 56 nS 5o

Pluies.

Dans la région des vents généraux , les pluies viennent de la mer par grains ; lorsque ces grains rencour trent une île basse ou dont les montagnes laissent entreelles des intervalles où les vents puissent passer, ils Tarrosent en continuant leur route; c'est ce qui arrive à Maurice, à Rodrigue et dans les Iles basses de 1 Archipel.

Il n'en est pas ainsi à Bourbon. Les grains poussés par les vents généraux du S.-B. frappent la partie orientale de l'Ue, et les nuées, ne pouvant franchir «es montagnes élevées , se divisent comme les vents ; les unes passent au nord, les autres au sud , arrosant les parties quelles enveloppent jusqu'aux pointes latérales les plus saillantes , qui sont au nord celle de la rivière du Mât, et au sud celle de Langevin. Ces nuées obéissant toujours à l'impulsion des vents , continuent à suivre la direction qu'elles ont^prise , et s'éloignent de la côte occidentale , qui souvent ne reçoit pas une seule goutte de pluie pendant plusieurs:

mois , tandis que l'autre côte, frappée sans cesse par les grains, a été inondée. Ce même effet se reproduit, soit que les vents soufflent du sud , soit quils viennent du nord, parce que le partage des grains s'opère toujours dans la perpendiculaire du veut. Ainsi lors des vents du sud , la côte du nord reste privée d'humidité , et à son tour la côte du sud éprouve de la sécheresse lors des vents du nord.

C'est à peu près là ce qui arrive depuis avril jusqu'en octobre. Mais depuis novembre jusqu'en mars y. les vents étant plus variables, les calmes plus fréquens, les orages moins rares, les nuages s'arrêtent plus aisément sur Tile et s'y résolvent en pluie, et, suivant les divers courans d'air qui , ayant moins de vitesse , sont plus disposés à suivre les contours des montagnes, se distribuent plus également sur les divers points de la circonférence.

Un plus grand volume de nuages trouvant alors des circonstances plus favorables pour pénétrer dans l'intérieur où les forêts les attirent , y est retenu par les montagnes élevées et perpendiculaires dont le Bénard peut être considéré comme le centre. C'est alors que s'emplissent les bassins dont les Bources des rivières sont alimentées ; c'est alors qu'ont lieu ces crues d'eau considérables dont l'influence se fait sentir dans tout leur cours jusqu'à la mer ; c'est alors que les ravines, sèches pendant presque toute l'année , deviennent des torrens.

Nous plaçons ici le tableau de la quantité de pluie tombée à Saint-Denis pendant les années 1818 et 1819, ainsi que celui de l'état du ciel pendant kt

7'^ même temps : nous les devons ausn à M. Gibert' Desmolières, ainsi que les notes qui les accompagnent.

TABLEAU

De la quantité de pluie tombée à Saint-^Denis , (te Bourbon , pendant les années 1 8 1 8 r/ i S i g, ainsi que de la quantité évaporée à l'ombre au même lieu pendant le même temps.

MOiS.

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