JARDIN DU ROI
Ces soins bienveillans , cette ingénieuse attention du, gouYernement » intéressent trop le pays pour que nous ne reparlions pas du Jardin du Roi dans ce supplément. On se rappellera ce que nous en avons dit déjà page go^ i"' vol. Déjà plus de 800 sujets , choisis dans les arbres fruitiers apportés d'Europe > avaient été distribués aux habi tans. On 7 ea ajouta en i8âo 1100
1824 ^o . 1895 6aoo
La collection dé ces arbres avait été portée par les diver& envois reçus du dehors à
»7 espèces de pommiers.
98 de poiriers.
3 d^abricotiers.
3 de coignassiers.
10 de pruniers.
8 de cerisiers.
3 d'amandiers..
. 7 . de pêchers.
Les autres classes n'avaient; pas augmenté».
IKaulre part , les plantes introduiteis » toutes précieuses et utiles am colons , soit comme propres à accroître les ressonrees Alimentaires» soit sons les rapports de leurs pl^priétés médicinales » soit seulement comme susceptibles d'orner les jardins et d'on augmenter l'agrément , ont tellement prospéré qu'<m a pu en distribuer :
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5,3oo
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Une acquisition des plus importantes , faite par M. Bréon dans son voyage en Arabie , à bord de la flûte la Mayetine, commandée par M. Forsans , est celle du teck d'Arabie , de la famille des gatiiliers et du genre teck. Dans cette contrée oii, comme nons Tayons vu , le cafier est indigène, il croit sous la protection des grandes feuilles de cet arbre. Les inconTéniens que nous avons dit résulter fréquemment des maladies du bois noir ( ^îmo^a TeëecK) ne viendraient plus dévaîiter nos plantations, si le teck d'Arabie lui pouvait être substitué à Bourbon. Cette considération ne pouvait échapper à Tobservation de M. Bréon. Aussi s'cmpressa-t-il de recueillir des graines de cet arbre, qui, après cinq mois seulement de semis, avaient déjà donné de jeunes sujets de 10 à 12 pieds de haut sur 4 et 6 pouces de circonférence. 800 de ces plants ont été distribués en 1824 aux babitans , et il y a lieu d'espérer un succès complet. Cette introduction est à coup sûr'une des plus utiles qui aient été faites dans la colonie.
Certains arbres du nord exigeant une région plus froide » on a fait en 1826 un grand défriché à 100 toises au dessus du jardin de naturalisation. 2,3oo arbres fruitiers et forestiers de l'Europe , du cap de Bonne-Espérance , do l'Ame rique septentrionale, y ont été placés dans l'espoir que cette température leur conviendrait : la plupart commencent à se développer de la manière la plus satisfaisante.
Ainsi , au moyen des trois jardins qui composent ce magnifique établissement, et dont on peut se rappeler que l*un est à 20 toises seulement au-dessus du niveau de la mer, le second à 996 toises, et le dernier à près de l^oo
toises d*éléyation , les végétaux de toute espèce dos quatre parties du monde pourront s'acclimater à Bourbon» se répandre dans les pays où ils sont encore inconnus, et faire participer tout le genre humain aux bienfaits dont la nature semblait n*ayoir voulu disposer d'abord que pour un petit nombre.