‹ Essai de Statistique Obstétricale ComparéeChapitre 3 sur 12 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Ayant eu l'occasion de passer une année, en qualité d'externe, | à la clinique obstétricale de la Faculté de Bordeaux et, pendant 4 | quelques mois, de nous occuper spécialement, sous la direction de M. le professeur agrégé Chambrelent, du service des isolées, c'est-à-dire des femmes atteintes d'infection puerpérale ou D. de maladies contagieuses, il nous a paru intéressant de recher- | cher ce que les méthodes prophylactiques et curatives mises en œuvre depuis plusieurs années avaient pu produire d'heureux, tant en ville que dans les maternités, particulièrement à Bordeaux.

+ | Loin de nous l'idée de faire une statistique particulière de tel | ou tel hôpital, ou obtenue par telle ou telle méthode, ni d'entamer

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un plaidoyer en faveur de l’antisepsie; ce sont là des sujets très souvent traités el par des plumes plus autorisées que la nôtre.

Tout ce que nous désirons voir et montrer, c’est si l’antique préjugé qui est mis en avant très fréquemment et qui accuse les hôpitaux en général et les maternités en particulier a encore des raisons de subsister.

Aussi diviserons-nous notre travail de la façon suivante :

Dans un premier chapitre, nous essaierons de signaler Îles causes d'erreur qui s’altachent aux statistiques obstétricales, aussitôt que l’on veut sortir du cas particulier des maternités.

Un second chapitre nous permettra de fournir les preuves de ce que nous avançons, en essayant d'établir une statistique de la mortalité puerpérale à Bordeaux pour quelques années.

Le troisième chapitre contiendra cependant une statistique de la mortalité puerpérale en dehors des hôpitaux; statistique particulière, mais faite dans des conditions telles que nous nous croyons autorisé à conclure du particulier au général. De plus, ce chapitre contiendra le tableau des accouchements et de la mortalité puerpérale dans les hôpitaux.

Enfin, viendra une énumération des quelques cas de puerpéralité observés dans une commune des environs de Bordeaux ; par là même nous aurons une série de statistiques particulières, pour lesquelles les grosses causes d'erreur seront évitées et que nous pourrons comparer.

Nous mentionnerons dans un quatrième chapitre une énumération des principales statistiques qui ont trait à la fois, comme celle que nous présentons ici, à la mortalité puerpérale en ville et dans les hôpitaux.

Après comparaison de ces divers résultats, nous verrons de quelle façon ils ont élé obtenus, et alors découleront les conclusions que l’on peut tirer d'un tel travail, trop court sur bien des points, mais nous osons espérer que nos juges voudront bien

Loue

nous continuer aujourd'hui l'indulgence et lamabilité qu'ils nous ont toujours témoignées dans le cours de nos études médicales.

Que M. le professeur Moussous, qui me fait aujourd’hui le grand honneur d'accepter la présidence de ma thèse, reçoive ici l'expression de ma profonde gratitude.

Que M. le professeur agrégé Chambrelent, dont les bons conseils ne m'ont jamais fait défaut, soit assuré de ma bien sincère reconnaissance.

de n'aurai garde d'oublier aujourd’hui ces excellents maitres des hôpitaux, MM. les D" Solles et Dubourg, qui m'ont initié, dès mes débuts, à la pratique de la médecine et de la chirurgie, alors que j'étais slagiaire dans leurs services.

MM. les D“ Rousseau Saint-Philippe et Verdalle, auprès desquels j'ai passé deux années d’externat, me permeltront de leur exprimer ici toute ma reconnaissance et mes sentiments de vive sympathie.

Eufin, je garderai le meilleur souvenir de la façon toute gracieuse dont M. Audebert, chef de clinique obstétricale, m'a accueilli et m’a prodigué ses excellents conseils.

SpA

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