‹ Essai de synthèse des Conceptions étio-pathogéniques du Diastème interincisif médian supérieurChapitre 6 sur 13 · A RIRE · texte numérisé non relu

A RIRE

système dentaire Il est toujours béaucoup plus accentué au niveau des incisives ».

Or le microdontisme étant en rapport avec un trouble dans l’évolution du germe dentaire au cours de la vie fœtale, la cause la plus fréquente en sera évidemment l’hérédo-syphilis et A. Fournier a pu dire : (le micro-

dontisme c’est l’infantilisme de la dent ».

2) Diastème en rapport avec l'absence d’incisive laté-

rale.

L’agénésie des incisives latérales supérieures est très souvent notée. Tomes disait déjà en 1859 : « Selon moi quand il ne manque qu’une dent ce doit généralement être l’incisive latérale ».

C’est en tout cas la plus fréquente des agénésies.

Elle est aisément visible, bilatérale, elle entraîne après la chute des dents de lait un écartement des dents voisines en particulier, un espace disgracieux entre les deux incisives centrales.

Fournier, Chompret, Mandelbaum, E. Ledo et beaucoup d’autres font de cette agénésie un bon signe d’héré-

do-syphilis.

3) Diastème Incisif Médian Supérieur en rapport avec l'existence de dents surnuménaires :

L'existence de dents surnuméraires se rencontre plus

particulièrement au voisinage des incisives supérieures,

entre les deux centrales notamment : les dents surnumé:-

ST es

naires médianes supérieures sont très caractéristiques, ce sont deux denticules conoïdes acclés l’un à l’autre et séparant anormalement les deux incisives voisines.

Unique c’est :

le mésiodiens de Bolk ou la dent en grain de riz de Rodier.

C’est le stigmate d’une dystrophie sensiblement contemporaine de la formation des follicules des incisives médianes et fort souvent en rapport avec l’hérédo-syphilis.

4) Diastème par dent supplémentaire incluse.

Le Docteur Gornouec a rappelé le cas d’un jeune patient ayant un diastème étendu; sur la radiographie on trouve la cause : une dent supplémentaire sur la ligne médiane avec cette particularité d’avoir l’apex dirigé vers

la crête alvéolaire.

5) Diastèmes avec dents en malposition.

Cette constatation est excessivement fréquente et parmi les plus courantes citons :

Le diastème par palatogression des incisives latérales; Le diastème par malposition des incisives médianes. 6) Diastème dû à une disponction intermaxillaire. La disjonction peut être voulue, opératoire et provoquée : Huet (de Belgique), la pratique pour remédier aux atrésies nasales importantes et permettre une perméabi-

lité de ces dernières. Elle est quelquefois accidentelle

MR

traumatique et survient au titre de fracture verticale médiane.

7) Diastème dû à un étalement incisif rachitique. Toute la partie incisive du maxillaire supérieur est projetée en avant, aplatie, comme étalée, les dents sont en vestibule version avec diastèmes non seulement médian

mais latéral.

Comme on peut le voir, le diastème interincisif médian supérieur reconnaît des facteurs locaux :

Certains tels que :

Microdontisme, oligodontie, dents supplémentaires relèvent d’altérations du germe dentaire, entre la seizième et la trente-sizième semaine de la vie fœtale.

Parmi les causes pathologiques, l’hérédo-syphilis est certainement la plus fréquente — mais d’autres affections

toxiques ou infectieuses peuvent également les produire.

Lorsque l’hérédo-syphilis a touché le germe dentaire

il y a d’ordinaire d’autres dystrophies telles que :

a) Dent d’Hutchinson : les incisives médianes supérieures présentent l’encoche caractéristique en coup d’on-

gle, semi- lunaire du bord libre.

b) Première grosse molaire en Bourse, en Dôme, dé-

crite par Ménard et Mozer, Moon.

Bien souvent, par contre, le diastème reconnaît d’au-

tres causes :

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