‹ Essai de topographie cérébrale par la cérébrotomie méthodiqueChapitre 9 sur 12 · CL · texte numérisé non relu

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Le centre lobaire dans lequel se rend cette corne, se subdivise en quatre centres lobulaires ; 1° l’interne inférieur, correspondant à la circonvolution du corps calleux; 2° l’interne supérieur (L. P.), très oblique en haut et en dedans, au lieu d’être vertical comme à la rég'ion frontale, correspondant au lobule paracentral dans la partie médiane; 3" le moyen correspondant a la pariétale ascendante (C. P. A.) ; 4“ l’externe, correspondant au pédicule du lobule pariétal inférieur (L. P. i). Le second centre est séparé du troisième par une scissure profonde, scissure de Rolando (portion interne) (S. R.).

L’étage inférieur est limité en haut par une ligne réunissant les scissures de Sylvius en passant par l’extrémité [externe de l’étage inférieur du ventricule latéral (E. i. V. L.), suivant la base de la voûte de cette cavité et se continuant sur le trajet du bord externe du pédoncule cérébral (P. C.). Il est borné en bas et en dehors par le profil des circonvolutions temporales comme dans l’étag'e homologue de la zone précédente. Il existe, entre les deux moitiés droite et gauche de l’étage inférieur, nu vaste espace, avec cette différence qu’ici la voûte est occupée par la partie antérieure de la protubérance annulaire (P. A.). Chaque partie latérale de cet espace est caractérisée par une section de la corne sphénoïdale du ventricule latéral dont la voûte est formée ; en dedans, par la substance médullaire; en dehors, par le pédoncule cérébral, au milieu, par un massif de substance gris-jaune (corps genouillés) (C. G.) enveloppée d’une lamelle de substance blanche.

Le plancher est constitué : au milieu, par la corne d’xlmmon (C. A.) et le corps bordant (C. b.); en dedans, par la circonvolution de l’hippocampe; en dehors, par une saillie répondant au fonds de l’anfractuosité comprise entre laquatrième et la cinquième temporale. Cette légère saillie (petit hippocampe], de môme que la corne d’Ammon, e.st revêtue d’une lamelle blanche d’un millimètre d’épaisseur environ, c’est h dire d’une épaisseur égale à celle du corps bordant, au-dessous duquel on aperçoit la section du corps godronné (C. g.).

L’étage moyen est borné en haut par la limite inférieure de l’étage supérieur; en bas, par la limite supérieure de l’étage inférieur.

Étago iufériour,

Ktngc moyen.

Il présente sur la lig'ne médiane : 1° la section des lamelles du trig-one cérébral (T. C.) (commencement des piliers postérieurs); 2“ la section du troisième ventricule (V. M.) ayant pour voûte immédiate à l’état frais la toile clioroïdienne; 3® un tractus blanc séparant les deux noyaux jaunes de Stilling- (N. S.); 4° la rencontre des deux locus nig’er de Sœmmering* (L. N.); 5° l’espace interpédonculaire (E. I. P.); 6“ la portion correspondante de la protubérance annulaire.

Ici, comme précédemment, nous divisons la surface de cet étag’e en trois districts : g’angdionnaire, plexus choroïde, médullaire, insulaire.

Le district g-ang'lionnaire comprend, en allant de haut en bas, sur sa partie interne : 1° le ventricule latéral, dans lequel se voit la lamelle du trig-one cérébral; il a pour voûte le corps calleux et pour plancher la face supérieure de la lamelle du trig-one, le plexus choroïde, le sillon opto-strié et le noyau caudé; 2" les sections du noyau caudé, du tænia, de la couche optique, du noyau jaune de Stilling. Ce dernier est un amas de substance jaune ou rouge-g-ris de .forme triangulaire. Il est enveloppé d’une lamelle blanche, espèce d’auréole qui émet des flammes par son intérieur et par son extérieur. Les flammes de l’intérieur segmentent le noyau de Stilling, celles de rextérieur en font autant dans la couche optique dans trois directions differentes.

1“ Le prolongement interne aboutit à la rêne antérieure du conarium. Ce prolongement sépare la couche optique proprement dite de la masse grise qui tapisse la partie inférieure de la face interne. Cette masse grise, sous forme lamellaire dans le sens vertical, sous-épendy maire, rappelle tout à fait par son aspect la couche de même nom du corps strié.

2° Le prolongement moyen le plus accusé des trois coupe la couche optique à l’union de son tiers interne avec son tiers externe.

3° Le troisième ou externe aboutit à la portion externe du stratum zonale, en établissant une séparation entre la partie inférieure de la couche optique et un petit district de substance grise embrassant l’extrémité interne du locus niger.

Ces trois prolongements blancs, joints à une traînée laiteuse de 2 millimètres de larg-e, située à l’union du tiers supérieur

niterne et des deux tiers inférieurs externes de la couche optique, produisent dans cette masse grise quatre centres; l’un, est supérieur externe; les trois autres sont inférieurs externes.

Sous le rapport de l’étendue, ces centres peuvent être rangés de la manière suivante ;

1° L’inférieur interne, de forme triangulaire, de 10 millimètres du sommet à la base;

2° Le supérieur interne, large de 5 millimètres, long de 12 millimètres;

3“ Le centre externe, de 5 millimètres carrés;

4“ L’inférieur de 1 millimètre de large et de 2 millimètres de long.

Au-dessous du noyau de Stilling, et séparé de lui par une traînée de substance grise faisant suite à la substance grise interpédonculaire, on trouve le locus niger de Sœmmering’ (L.N.), noirâtre, interposé entre ce noyau et le pédoncule cérébral, se perdant par son extrémité supérieure dans la substance grise sous-jacente au prolongement externe de la lamelle blanche du noyau jaune, aboutissant par son extrémité inférieure à l’espace interpédonculaire.

Plus bas, on *rencontre la section du pédoncule cérébral (P.C.) dont l’extrémité supérieure se confond en haut avec la partie interne de la substance blanche, interposée entre la couche optique et l’insula. Elle est en rapport en bas et en dehors avec deux noyaux jaunes, entourés de substance blanche. Ce sont les corps g’enouillés. L’extrémité inférieure du pédoncule pénètre dans la protubérance annulaire.

La région médullaire a la forme d’un tronc d’arbre à base bifurquée. Cette base contribue à former, comme nous l’avons dit, la voûte de l’étage inférieur ou corne sphénoïdale du ventricule latéral. La branche interne de la bifurcation fait suite au pédoncule cérébral; la branche externe se perd dans le centre lobaire inférieur. On remarque sur cette dernière branche une traînée de stries et de points gris obliques en bas et en dehors, points ou stries séparés par de petits tractus blancs ; c’est la partie la plus -reculée du noyau lenticulaire. On aperçoit sur la partie externe du centre médullaire les derniers vestiges de l’ avant-mur, sur sa partie interne, à côté de la

concile optique, une ligne grise verticale, parallèle à l’avantmur, et une ligne blanche qui aboutit en haut plutôt au stratum zonale qu’au tænia semi-circularis, en bas au noyau rouge de Stillingn

La rég-ion insulaire ne mesure plus à sa base que 0'"010 de long, et son profil n’accuse que deux circonvolutions à peu près rudimentaires.

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Face postérieure. — L. P., lobule paraccnlral. — C. C. C., circonvolution du corps calleux. — C. C., corps calleux. — S.op. S., sillon oplo strié. — Fui., pulvinar (extrémité postérieure de la couche optique). — T.C., trigone cérébral. — A. S., aqueduc de Sylvius. — C.L.i., centre lobairc inférieur. — P. A., protubérance annulaire. — E. i. V. L., étage inférieur du ventricule latéral. — S. P., scissure parallèle. — T.Q. A., tubercules quadrijumeaux antérieurs. — S. S., scissure de Sylvius. — N. C., noyau caude (extrémité postérieure). — L. P. i., lobule pariétal inférieur. — L. P. s., lobule pariétal supérieur.

Cette zone répond au bourrelet du corps calleux ; elle embrasse la portion transversale de la g*rande fente cérébrale de Bichat. La section antérieure tombe justé en avant de la commissure cérébrale postérieure et sur l’anus (orifice antérieur de l’aqueduc de Sylvius); la section postérieure passe en arrière des tubercules quadrijumeaux antérieurs; cette zone comprend donc le conarium ou ses vestiges, suivant que l’ablation des membranes a été faite avec plus ou moins de ajit'rkvve. précaution, ou suivant l’intégrité du viscère. La face antérieure reproduit exactement la face postérieure de la cinquième zone avec les différences suivantes :

P La commissure cérébrale postérieure.

2° Le conarium ou ses vestiges.

3° L’échancrure ou espace qui sépare les extrémités postérieures des couches optiques, espace au niveau duquel se trouve le massif cellulo-vasculaire ou méningitique qui log-e le conarium, les veines de Galien et une multitude d’artérioles.

4° L’effacement de l’auréole ou coque du noyau rouge de Stilling, et de ses flammes. Cet effacement, qu’on observe surtout en haut et en bas, établit une communication entre la

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