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piques. Cette céphalée n’était, d’ailleurs, certainement pas d’origine hépatique.
Mais l’action des solutions hypertoniques ne semble pas se borner à un simple effet sur la crise. En ffet (observations XL, XLIT et XLIV), la thérapeutique par les solutions hypertoniques appliquée régulièrement à toutes les crises constatées semble avoir espacé considérablement et même avoir arrêté définitivement le retour des accès. Il semble donc que l’action des solutions hypertoniques contre la migraine soit double : action immédiate sur l’accès et en quelque sorte symptomatique, action à plus longue échéance, peut-être par modification du terrain.
Quoi qu’il en soit, il nous faut, avant ce clore de chapitre d’expérimentation clinique, indiquer de façon précise la méthode que nous avons employée : contrairement à ce que nous avons fait chez les épileptiques, nous nous sommes adressés uniquement à la voie d'introduction intra-veineuse. Nous avons utilisé le sérum salé hypertonique à 10 et à 20 94, à la dose de 20 centimètres cubes, en répétant parfois l’injection au bout d’une demi-heure si l’action se montrait incomplète. Nous sommes intervenus aussitôt que nous l’avons pu après le début de l'accès, mais 1l ne nous a Jamais été donné de pouvoir pratiquer uneinjectionintra-veineuse moins d’une heure après ce début. Enfin, contrairement encore à la méthode que nous avons employée chez les épileptiques, nous n'avons Jamais soumis nos malades à un traitement régulier et nous nous sommes toujours bornés à n’agir que lorsque l’accès était déclaré. Le petit nombre de malades que nous avons traités nous a empêché de faire varier les voies d’introduction, les solutions employées, ainsi que leur température. Les problèmes très importants que soulèvent ces divers modes d'administration restent posés sans que nous ayons pu encore essayer de leur donner même une ébauche de solution.