LA DIFFICULTÉ KÉSIDE DANS LE CHOIX DE CES TROIS TRAITEMENTS
Le traitement médical sera le plus souvent employé. Il est seul de mise au cours de la phase présuppurative, Au cours de la phase suppurative, on l’emploiera toutes les fois qu'on n'aura pas la main forcée, soit par la rétention persistante dans le bassinet, (raduite par une fièvre persistante à grandes oscillations, des frissons, des sueurs, un teint terreux ; soit par la gravité de l'état général.
Dans le premier cas, on essaiera d'abord ja distension vésicale de Pasteau ; en cas d'échec, on passera au cathétérisme ureteral, qui réussira presque toujours. S'il était impossible, on ferait la néphrostomie.
Dans le cas d'état général grave, on essaiera d'abord le cathétérisme ; s'il ne donne pas de résultat rapide ou même d'emblée dans les cas très graves, ou lorsqu'il y a un gros rein, une pyonéphrose, on fera la néphrostomie, suivie ou non de néphrectomie après l'accouchement, comme nous l'avons vu plus haut.
Quant à l'accouchement prématuré provoqué, il ne sera indiqué qu’en cas de pyélonéphrite double et d'état général grave.
Après l'accouchement i] faudra continuer le traitement mkdical pendant un certain temps, recommander les eaux d'Evian, Vittel, Alel et ies eaux sulfurées-sodiques de la Presle (Pvrénées-Orientales).
On surveillera les urines. En général la guérison se produit au bout de quelques semaines, le plus souvent au voisinage du retcur des couches.
Si Ja pyurie persistait, on aurait recours au cathétérisme ureteral qui en viendrait à bout en général en 3 ou 4 séances.
SLT
Vaccinothérapie par voie digestive dans ia pyélonéphrite gravidique
INDICATIONS. — La vaccinothérapie par voie digestive se place tout naturellement dans le traitement que nous venons d'étudier à la place de la vaccinothérapie par voie sous-cutanée. Elle nous semble avoir sur celle-ci divers avantages que nous avons fait ressorlir déjà : elle ne cause aucune gêne aux malades et ne détermine absolument aucune réaction générale ni locale, ce qui est particulièrement intéressant dans une affection d'aussi longue durée que la pyélonéphrite gravidique et qui permet son utilisation prolongée sans aucun inconvénient ; elle à l'avantage de porter directement le vaccin au point de départ de l'infection, fait important, surtout si l’on en croit les théories Jde l'immunité locale de lintestin et de la formation des substances immunisantes au point d’inoculation du vaccin ; enfin, nous verrons qu'elle donne des résultats comparables, sinon supérieurs. Elle ne remplace: nullement le traitement classique ; comme toute vacGcinothérapie, elle s'ajoute à lui sans le supplanter, venant seulement renforcer la défense de l'organisme.
Elle nous semble indiquée dans tous les cas. Elle l'est particulièremient au début, à ja phase sephidémique, Elle l'est à la phase suppurative pour éviter les poussées de colibacillose nouvelles et de surinfection, pour lutter contre l'infection
Pr
locale. Elle l'est surtout à ceüte phase, lorsqu'il y a de la fièvre et des douleurs, car nous verrons que c'est contre Ces symplômes qu'elle est particulièrement puissante. Elle l'est après l'accouchement pour aider l'organisme à se débarrasser Complètement de l'infection. Enfin, elle serait encore indiquée comme adjuvant au cours d'un traitement chirurgical.
PRÉPARATION DU VACCIN. — Voici la technique que nous avons employée et qui est celle préconisée par le D' Louis Fournier, de Cochin, dans la fièvre typhoïde :
1° On recueille l'urine aseptiquement par cathétérisme et la cultive dans un tube de bouillon peptioné ordinaire, contenant 15 à 20 centimètres cubes de bouillon.
2° Au bout de 24 heures, on identifie le Microbe par examen direct, coloration, culture sur milieux différentiel ; puis, on répand la culture sur une quinzaine de boîtes de Roux : grands flacons plats triangulaires contenant de la gélose peptonée étalée sur une de leurs faces. On met environ 1 ou 2 centimètres cubes de bouillon de culture par boîte de Roux et on Incline la boîte en tous sens, de façon à répandre le bouillon sur toute la surface de la gélose. |
3° Au bout de 24 heures, on récolte les microbes et les diluë dans une quantité d’eau stérilisée égale à autant de fois 60 centimètres cubes qu'il y a de boîtes de Roux. Pour récolter les microbes d’un flacon, il suffit de mettre un peu d’eau dedans et de racler la surface de la gélose à l’aide d'une pipette recourbée à son extrémité à angle droit. On délaye ainsi très facilement la couche de culture. On verse le coïntenu de toutes les boîtes dans un ballon stérile, on complète avec le reste de l'eau et mélange le tout. Puis, on distribue le liquide dans autant de bouteilles de 60 centimètres cubes