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qu'il y avait de boîtes de Roux. Ainsi une bouteille contient le produit d’une boîte de Roux en 24 heures.
4° Pour stériliser, on met les flacons à l'autoclave pendant un quart d'heure à 100°, puis cinq minutes à 105° ; on les bouche rapidement à la sortie de l'autoclave avec des bouchons stérilisés.
ADMINISTRATION DU VACCIN. — Le vaccin ainsi préparé n'a aucun mauvais goût et est absorbé sans répugnance par les mnalades. On le donne soit pur, soit dans un peu d'infusion ou d'eau sucrée à la dose d’une ou deux bouteilies par jour en deux ou trois fois et Join de toute prise d'aliments (1 heure et demie après ou 14 heure avant l'absorption de lait ou de bouillon de légumes).
RÉSULTATS DE LA VACCINATION. — Les résultats que nous avons obtenus par celte méthode ont été d'une façon générale très satisfaisants.
Nous pouvons remarquer d’abord qu'elle n'a jamais donné lieu au moindre malaise ni au moindre trouble digestif.
Son action sur les différents symptômes ne semble pas avoir été d’une égale efficacité.
La « fièvre » a cédé presque toujours d’une façon remarquable, tantôt brusquement, le soir même de la prise de la première dese de vaccin, comme dans les observations I, II et VI ; tantôt progressivement comme dans les observations IT, IV et V. Dans les observations VIT, VII, IX, il n'y avait pas de fièvre. Dans l'observation X, la vaccination s'est montrée totalement inefficace, aussi bien contre la fièvre que contre les autres symptômes. L'observation IT est particulièrement intéressante, Car la fièvre qui était tombée une première fois après cinq jours de vaccin, remonte trois jours
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après la cessation de celui-ci et cède à nouveau, définitivement cette fois, après deux jours d'une nouvelle série vacCinale.
L'action sur la « douleur » a été au moins aussi nette, quoiqu'en général en retard de 3 ou 4 jours sur Ja chute de LS température. La douleur a disparu complèlement dans les Six premières Observations, presque complètement dans les deux suivantes. Dans l'observation IX, il n’y avait pas de douleur. Dans l'observation X, la vaccinothérapie s'est montrée impuissante. ‘
L' «état général » a été amélioré presque toujours et il est probable que la cause en est surtout dans la disparition de la fièvre et de Ja douleur permeltant le sommeil. Nous irouvons cette amélioration signalée dans les observations HI et Vin.
L'action sur la « pyurie a été beaucoup moins nette. Les urines se sont clarifiées complètement dans les observations I. V et VIII ; incompiètement dans les observations IV et VI] : la pyurie est restée telle dans les observations IT, IT, VI, IX et X. En somme, la vaccinothérapie a eu une action sur la pyurie dans la moitié des cas.
Par contre, dans aucun ‘les cas, que nous avons obsenvés, elle n'a amené la stérilisation des urines et la « guérison complète » 1).
I! est beaucoup plus difficile de savoir si l'action de la vaccinothérapie peut empêcher ou retarder | « accouchement prémaluré ». Nos observations ne relatent l'accouchement que de trois femmes. Dans les observations Let IX, il s’est produit à terme. Dans l'observation X, il s’est produit à 5 mois
(1) On nous signale que depuis notre départ du service, deux pyélonéphrites ont été guéries complètement avec culture des urines négative.
et demi. Nous pouvons faire remarquer à propos de l'observaticn IX que sur 7 grossesses, c'est la. première que la malade mena à terme. Nous nous garderons, toutefois, de conclure quoi que ce soit, et pourtant la question est particulièrement intéressante. Elle appelle une observation beaucoup plus prolongée.
Il serait prématuré de donner des ConGiusions fermes, d'après un si petit nombre d'observations. Au moins pouvons-nous dire, cependant, qu'il semble bien que l’autovaccinothérapie par voie digestive ait eu une action très nette sur la fièvre et la douleur. La fièvre a cédé complètement dans 6 cas fébriles sur 7 ; la douleur a cédé dans 8 cas sur 9.
On pourrait objecler qu'il & pu ne s'agir là que de coïncidences et que le traitement est arrivé à la fin de phases septicémiques de début ou de poussées au cours de là phase suppurative. Mais unie coïncidence aussi constante semble bien peu vraisemblable et la chute subile de la température dans trois cas, le soir même de la première dose vaccinale, est encore plus démonstrative. Le fait est particulièrement frappant dans l'observation I où il s'agit d'une pyélon#phrite datant de près de deux mois, avec fièvre entre 39 et 40°, depuis 17 jours, n'ayant pas cédé au traitement médical habituel ni à l'urcformine.
L'action sur l'élat général s'est montrée également nette, mais nous semble seulement un corollaire de celle sur la fièvre et la douleur.
La pvurie n’a été modifiée que dans la moitié des cas ; elle. n a élé supprimée dans aucun de ceux que nous avons osbervés. Le vaccin n'a jamais amené la guérison complète.
Nous ne saurions dire si on pourrait espérer empêcher où retarder l'accouchement prématurée par la vaccinothérapie
RU à at
par voie digestive, bien que l'observation IX semble en faveur de cette opinion.
Des rechutes ont pu se produire après l'emploi de l'entérovaccin, comme dans l'observation III, ce qui indique que son utilisation doit être prolongée.
Enfin, la vaccinothérapie par voie digestive s’est monirée totalement inactive dans l'observation X, aussi bien contre la fièvre que contre la douleur et le mauvais état général. Peut-être faut-il chercher la raison de ce fait dans des poussées de rétention dans Je bassinet, Car les douleurs extrêmement violentes qui accompagrèrent les poussées fébriles, semblent bien plaider en faveur de cette hypothèse. Il n'en reste pas moins que l’action de la vaccinothérapie par voie digestive dans la pyélonéphrite gravidique est inconstante.
Cette méthode n'est, d’ailleurs, qu'à ses débuts ; les chservations ci-dessus nous semblent prouver son intérêt, mais de nouvelles recherches seraient nécessaires pour préciser son action, ses indications, et rerfectionner sa technique.
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Observations