‹ Essai De Traitement De La Syphilis Par Un Nouveau Composé Arsenical Pentavalent Le Méta-Mono-Uurée-Para-Oxy-Phénylarsinate De DiéthylamineChapitre 15 sur 16 · A0 ES · texte numérisé non relu

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Enfin, dans un cas de syphilides tertiaires traitées, par le K.U.D.A., les éléments tuberculo-circinés ne disparurent qu'au bout de | mois et demi de traitement, laissant une pigmentation cicatricielle brunâtre à leur place.

En somme, envisagés sous le seul aspect de la rapidité de cicatrisation des lésions syphilitiques, les résultats cliniques du K.U.D.A ne sont pas tout à fait comparables à ceux du novarsénobenzol intraveineux dans les syphilis secondaires et tertiaires, mais ils paraissent intermédiaires aux résultats du 914 et à ceux obtenus avec les injections des sels de bismuth.

Ces résultats obtenus sont-ils stables ? Nous ne pouvons le dire de facon certaine parce qu’en général nos malades ne sont pas revenues au dispensaire dépendant du service où l'on traite les malades externes et même si elles sont revenues on a continué sans désemparer le traitement par un autre produit antispécifique.

Pourtant, dans une observation que nous avons exposée — Cou... Marie, observ. n° 25 — il s'agissait d’un cas de syvhilis secondaire jugulée par une série importante de K.U.D.A., aux doses aue nous considérons comme vraiment efficaces, le traitement fut comvnlètement interrompu pendant 3 mois après Ja première et l'unique série de traitement. Quand nous avons revu cette malade, elle ne présentait aucun signe de syphilis en évolution et son Wassermann, négativé au cours du premier séjour, restait négatif.

Par contre, nous avons cité l'observation de Thé... Marie (observ. n° 28). qui avait vü apparaître | mois 1/2 à 2 mois après la cessation du traitement commencé pour un chancre de la fourchette, une éruption généralisée de syphilides psoriasiformes en gouttes.

N semble donc que le K.U.D.A., pas nlus que les autres médications spécifiques, ne réalise la « Therapia sterilisans magna », et la nécessité de séries rapprochées au début d’un traitement d'assaut ne saurait être éludée.

Nous ne pouvons donner qu’un apercu de l’action du corps étudié sur les séro-réactions spécifiques, parce que nos malades n'ont pas été suivis assez longtemps pour pouvoir juger les réactions sanguines après la terminaison de la série en cours.

Néanmoins. nous avons fait à tous nos malades les réactions de Bordet-Wassermann, Wassermann-Hecht et Vernes dans le sang, svstématiquement, chaque semaine. pour suivre la courbe hebdomadaire des variations de posivité.

Nous ne pouvons baser nos observations que sur des

malades n'ayant jamais subi antérieurement de traitement et

nous n'avons pu observer que les modifications sérologiques \ # L Fe

survenues après une seule série de K.U.D.A.

Sur 22 malades qui se trouvaient dans ces conditions, 9 virent leur Bordet-Wassemann influencé par le traitement ;

pour 6 d’entre eux, il fut complètement négativé, et de façon durable.

Pour 2 autres, en fin de traitement, le B.-W. était UHDOUR(L SOUL = 2e:

Ce qui donne une proportion de 30 % de Bordet-Wassermann influencés par le traitement, et de 25 % seulement de négativés.

Les dérivés arsenicaux pentavalents ont presque tous en effet une action sur la séro-réaction moindre et plus retardée que les arsénobenzènes. Ces faits ont déjà été constatés par les expérimentateurs du Stovarsol, de l’Acétylarsan. et par M. Clément Simon pour le Tréparsol.

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