AVANT-PROPOS
Florence, qui servent aux pêcheurs à fixer les hameçons, et l'avait trouvée de 1,367.
De notre côté, vers 1876, nous avions obtenu le chiffre de 1,357, en opérant, par la méthode de la balance hydrostatique et avec de l'eau distillée, sur de la soie proprement dite, un organsin de France décreusé
A la suite d'expériences relatées dans un important mémoire, accompagné d'une planche et de nombreux tableaux de calculs, expériences effectuées à l'aide du mercure et dans le vide, avec l'appareil de Bianchi, M. Léo Vignon voulut rectifier la notion introduite par ses devanciers et opposa, au chiffre précédemment trouvé pour la densité absolue de la soie décreusée, celui de 0,887, °htenu par lui sur des échantillons de même nature (2).
Ce résultat était fait pour surprendre. Aussi, dès l'année suivante, reprenant ses expériences non plus avec du mercure, mais avec de la benzine (:î), le même chimiste s'arrêtait cette fois au chiffre de 1 ,34-
Peut-être estimera t-on qu'il n'était pas nécessaire de recourir à des méthodes exceptionnelles
(') Essai sur le Conditionnement, etc., 1878.
(2) Laboratoire d'Études de la soie de Lyon, 1889- 1890, p. 140.
(3) Laboratoire d'Etudes de la soie de Lyon, 1891, p. 65.
et compliquées, à des appareils coûteux, pour revenir à très peu près au chiffre trouvé antérieurement par les moyens habituels fort simples.
Pouvoir hygroscopique. — La connaissance du pouvoir hygroscopique des diverses fibres est particulièrement intéressante en ce qui concerne les épreuves du conditionnement, puisque ces épreuves sont basées sur la proportion d'eau que les fibres contiennent à l'état normal. Or, ce pouvoir hygroscopique est très variable d'un textile à l'autre et aussi selon le degré de purification auquel on les a amenés.
On trouvera plus loin les chiffres qui ont été adoptés pour chacun d'eux dans la pratique.
Là encore, nous nous verrons obligé de rectifier l'opinion émise par M. Léo Vignon sur la teneur relative en humidité de la soie écrue et de la soie décreusée (*), en nous basant, non seulement sur nos expériences personnelles, mais sur les travaux de Ghevreul et sur les études toutes récentes de M. Schlœsing fils.
(J) Voir au chapitre Conditionnement, le para graphe relatif à cette matière.