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FILS DE LAINE CARDÉE

30. Numérotage français. — Le numéro légal est, comme précédemment, le nombre de mille mètres au kilogramme, mais d'anciens usages persistent encore.

On a vu plus haut (p. 1 1 5) le système de numérotage d'Elbeuf. Sedan en a un analogue quoique moins compliqué : le nombre d'écheveaux de 1 256 aunes (i5oo mètres environ) contenus dans la livre. Le périmètre du dévidoir est d'environ im,5o.

Numérotage anglais. — Ainsi qu'il a été dit, le numérotage anglais de la laine cardée est conforme à celui du coton et appartient à la cotton scale, c'est-à-dire que le numéro est établi par le nombre d'échées de 84o yards (56o + 280) contenues dans la livre anglaise de 453gr,6 (').

De ces données, il résulte que le numéro 5o anglais de la laine cardée correspond au numéro 75 de la laine peignée.

Conversion du numéro kilo gramme trique K en numéro anglais A et réciproquement.

On a la relation :

A — 453sr,6 X iooom K ~~ iooogr X 767^76'

(!) Certaines personnes confondent à tort ce numérotage avec celui de la laine peignée.

d'où l'on déduit :

(Go) A — 0,590 X K,

31. Observations générales sur le dévidage. — Le dévidage auquel on soumet les textiles pour en déterminer le numéro s'effectue facilement à l'aide d'appareils munis de compteurs. On a même construit pour cette destination des dévidoirs spéciaux très portatifs, permettant aux commerçants d'opérer dans leurs bureaux sur 5 canettes ou bobines simultanément. En ce cas, on se sert, comme balances, de romaines auxquelles il suffit de suspendre les échevetles obtenues pour y lire directement le numéro.

32. Superposition.— Une précaution àprendre, durant le dévidage, est d'éviter l'erreur qui peut se produire, quand le fil est un peu gros. En effet, par la superposition de celui-ci, le périmètre de la tavelle se trouve agrandi progressivement d'une manière sensible, tandis que le compteur ne fait qu'enregistrer, comme s'ils étaient réguliers, le nombre des tours. Il est donc prudent, lorsque le fil est volumineux, ou de faire usage de grandes tavelles, ou de réduire la longueur des écheveltes et, au lieu de les porter à 5oom par exemple, de les limiter à 200 on même à 100 mètres, quelquefois à moins encore;

Pour prévenir cet inconvénient, M. Louis Oli vier, d'Elbeuf, docteur ès sciences, a imaginé un ingénieux appareil qu'il a appelé dévidoir mathématique (1). En voici le principe :

Le fil, parlant d'une bobine, est entraîné et mesuré par un tambour horizontal A dont le rayon est connu et le nombre de tours enregistré par un compteur ordinaire. Mais, au lieu de s'enrouler sur ce tambour, qu'il ne contourne d'ailleurs qu'en partie, le fil est recueilli sur un second tambour B reposant sur le premier et commandé par lui.

Or, comme le diamètre du tambour A ne change pas, le fil se trouve mesuré exactement, quelle que soit sa grosseur.

Un timbre avertit l'opérateur, lorsqu'il dépasse la vitesse convenable (2).

Dans les appareils qu'il construit pour le numérotage des laines, M. Secret, à Roubaix, évite la superposition, en assurant, pendant le dévidage, un déplacement lent et régulier de la table qui porte les canettes. De celte façon, les spires des fils se trouvent juxtaposées sur la tavelle de réception.

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