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DÉTERMINATION DE L'ALLONGEMENT JUSQU'A LA RUPTURE

1. — La ténacité et l'élasticité sont, parmi les propriétés physiques des textiles, celles dont la connaissance offre le plus d'importance.

On comprend, par exemple, qu'un tisseur ait le plus grand intérêt à savoir si les fils écrus qu'on lui livre offrent une résistance pouvant satisfaire aux exigences de sa fabrication ; à constater, une fois ces fils teints, si la teinture ne les a pas altérés ou fatigués. 11 n'est pas moins naturel qu'à son tour, le consommateur tienne à vérifier si les étoffes qu'il achète ont bien la solidité requise.

Aussi, depuis longtemps déjà, les grandes administrations de l'État et les Compagnies de

chemins de fer ont recours à des instruments d'essai pour la réception des draps, des toiles, etc., les cahiers des charges imposant à cet égard des conditions spéciales. Ces épreuves permettent d'apprécier les qualités ou les défauts, parfois les vices cachés des fournitures.

Les appareils qui servent à déterminer la résistance des fils et des tissus en font connaître en même temps l'élasticité, suivant un terme d'ailleurs inexact, d'après rallongement que ces articles éprouvent, lorsqu'on les étire jusqu'à les rompre.

Le principe qui sert de base à la construction de ces instruments est assez variable, mais ils ont ceci de commun que, dans tous, une portion de l'échantillon à essayer est fixée, légèrement tendue et sans glissement possible, entre deux points d'attache, distants d'une longueur constante. Par un moyen quelconque, on opère une traction sur l'un des points d'attache, de façon à l'écarter de l'autre, tandis que ce dernier est en relation avec un dynamomètre qui indique, par l'intermédiaire d'une aiguille ou d'un curseur se mouvant sur une échelle ou un arc gradué, l'etfort exercé. On augmente progressivement la traction jusqu'à ce qu'il y ait rupture de l'échantillon. A ce moment, on prend note des résultats obtenus.

Les instruments de ce genre sont, suivant

leur destination, de forces très différentes, tantôt verticaux, tantôt horizontaux. Chez les uns, l'effort est produit par une manivelle tournée à la main ; chez d'autres, lorsqu'il faut évaluer de faibles résistances, par un poids n'agissant que d'une façon progressive.

Quant à l'organe dynamométrique, il est constitué tantôt par un ressort, tantôt par un levier à contre- poids. De nos jours, on donne de plus en plus la préférence aux appareils à levier, qui ne peuvent point varier dans leurs indications, tandis que, par l'usage, les ressorts se fatiguent et risquent de conduire à des résultats erronés.

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