‹ Essai des matières textilesChapitre 41 sur 92 · II · texte numérisé non relu

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^ à 45gr

mètres, dans les limites de 8 à u °/0 d'eau; au-dessus de ce chiffre, la règle cesserait d'être exacte. Dans ses comparaisons, l'auteur ramène toujours les chiffres de l'allongement à ce qu'ils seraient, si la soie contenait 10 °/o d'eau.

Quoi qu'il en soit, il faudrait se garder dans la pratique de prendre les résultats précédents au pied de la lettre et de s'en servir comme base à des réclamations, attendu que la résistance et la ductilité des soies dépendent, ainsi qu'il a été dit plus haut, de conditions très nombreuses. Ils doivent donc, selon nous, être utilisés seulement à titre d'indications.

M. Belin, inventeur d'un instrument désigné comme dynamomètre-sêrimètre titreur, qui a figuré, en 1894, à l'exposition de Lyon, ayant constaté avec d'autres praticiens que le poids d'une soie est toujours proportionnel à sa ténacité, donne comme un fait avéré que le titre en deniers, par échée de 4?6 mètres, est éjsral à ! de cette résistance mesurée en grammes.

En conséquence, il prétend qu'on peut calculer exactement le titre d'après la résistance à la rupture, et que des essais au sérimètre remplaceraient au besoin le titrage.

Dans le rapport, présenté au nom du jury de la classe il à cette exposition, M. Edouard Simon fait remarquer que ces conclusions sont peut-

être trop absolues. « Toutefois, ajoute-t-il, comme il existe, pour les soies de même nature et de même origine, une relation constante entre la ténacité et le titre, on conçoit qu'en adoptant un coefficient variable suivant la provenance, la méthode fournisse des indications utiles ».

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