T PARTIE DU LIT MÉCANIQUE
La première partie forme le bâtis , sa longueur et sa hauteur sont de sept pieds et sa largeur de trois pieds et demi. Quatre piliers unis par des
traverses en forment la base. Ces piliers A B CD , qui forment les pieds du lit mécanique , ont sept pieds de hauteur sur quatre pouces en carré. Dans le sens de la longueur du lit, les piliers sont assemble's par les longuerines de bordage F H et par les longues barres supérieures E G. Dans le sens de la largeur du lit , les piliers sont assemblés par les traverses inférieures PII et par celles supérieures O Q.
Toutes ces traverses ont six pouces de largeur sur deux d'épaisseur. Des tenons et des mortaises sont leurs moyens d'union , excepté pour les longues barres supérieures E G qui portent à leur face interne des entailles au moyen desquelles elles sont fixées sur les faces externes des quatre piliers par de fortes vis. Le sommet des piliers ABCD se trouve entaillé sur les quatre faces, dans l'étendue d'un pouce, sur une ligne et demie de profondeur, pour recevoir des liens en fer auxquels sont attachés des systèmes de moufles 1 2,3 4- Les tourillons du cylindre K qui passent dans les trous 5, 5, des planches-supports I, J, sont saillans en dehors de 32 lignes, et leurs extrémités forment des carrés 22, 23, dans la longueur de 20 lignes , pour recevoir des manivelles N. Au-delà des manivelles, on voit dépasser extérieurement une petite portion du carré qui se trouve percé de part eh part pour
y placer des brochettes destinées à fixer les manivelles,
Près de la face interne des planches-supports I J, le cylindre K est perce' de quatre trous 16, 17, 18, 19, à l'à-plomb des poulies extérieures des moufles 3 et 4> pour laisser passer quatre cordes desline'es à les faire mouvoir.
Sur la face externe de ces mêmes planchessupports IJ, dans un cercle qui a six pouces de rayon , à partir de l'extrémité du cylindre K , on voit cinq trous 24, planche 2.% destinés à arrêterla manivelle N au moyen d'une brochette.
Sur la traverse supérieure O se trouvent attachées verticalement deux chappes en bois 25, 26, longues de six pouces et portant treize lignes en carré. Elles ne sont en rapport avec la traverse O que dans une étendue de deux pouces , et le reste de leur longueur situé plus bas est libre. A leur partie la plus inférieure et de devant en arrière r il existe sur chaque chappe une mortaise destinée à recevoir une poulie qui fait saillie à l'extérieur ; à cette poulie correspond une pièce en bois S, suspendue au moyen de cordeaux. Cette pièce a quatorze pouces de longueur sur treize lignes en carré ; elle est percée dans le même sens vertical de quatre trous, dont deux 27, 28, correspondent à la gorge des poulies des chappes 25 et 2.6 ; les deux:
noires 29, 3o, sont près des premiers et oceupent le côté interne de la pièce. Tous ces trous sont destinés au passage de divers cordeaux qui seront de'crits.
Sur la traverse supérieure Q sont fixées extérieurement par des vis deux chappes en bois 3i , 32 , parallèles à leurs semblables 25 et 26 , ayant les mêmes proportions , les mêmes mortaises , et , comme elles, garnies de poulies. La seule différence est qu'entre les vis qui les unissent à la traverse Q elles sont percées, ainsi que la traverse, de mortaises pour la pose des guides en cuivre : ces mortaises correspondent à celles qui sont pratiquées dans la traverse intermédiaire T, pour recevoir la deuxième extrémité des guides en cuivre.
Au côté interne des deux chappes 3i et 3o , on voit fixés des monta ns 33, 34, portant treize lignes en carré, sur quatre pieds dix pouces de longueur, tenant supérieurement à la traverse Q et inférieurement à la traverse R. Ces montans sont percés de devant en arrière et de bas en haut , dans une direction oblique et parallèlement entre eux, de trous placés à un pouce de distance. Une pièce en bois U , qui a les mêmes proportions et qui est perce'e de la même quantité de trous que la pièce S, se trouve suspendue au moyen des cordeaux qui passent sur les poulies des chappes 3i et 32.
Les pièces en bois S et. U donnent l'impulsion au coureur V au moyen des cordeaux qui unissent ces pièces entre elles. Le coureur V est composé de trois pièces de bois de quatorze lignes en carre' ; une transversale 35 ayant un pied de longueur; deux verticales 36 et 37 ayant six pouces quatre lignes et formant angle droit avec la première. A l«i partie intérieure de leur re'union la traverse 35 se trouve percée de trous 38 et 3g pour le passage de cordeaux. Les deux pièces montantes ou doubles chappes 36 et 37, sont traversées de devant en arrière par deux mortaises qui logent des poulies ; celles inférieures sont saillantes antérieurement.
A sept pouces, à partir des faces intérieures des piliers B G et sur la face supérieure des longues barres E G , se trouve une traverse X de deux pouces en carré maintenue par de fortes vis. A six pouces des extrémités de cette traverse sont pratiquées deux mortaises qui reçoivent les tenons des chappes 4o et 4* 1 terminées supérieurement par des enfourchemens dans lesquels des poulies se trouvent logées. Sur les faces de devant et de derrière des piliers BC se trouvent les planches-supports IJ, ayant trente pouces de longueur, neuf de largeur et dix-huit lignes d'épaisseur. Elles sont fixées dans leur hauteur, vers leur partie moyenne avec dé fortes vis, de manière à diviser
( 4io )
inégalement leur largeur. La partie qui répond à l'intérieur du lit n'est saillante que de six lignes, ce qui laisse à l'extérieur une saillie de quatre pouces et demi sur toute la hauteur des planches-supports. Ces saillies sont perce'es chacune de trois trous dans leur hauteur: les trous inférieurs 5,5, ont dix-huit lignes de diamètre et reçoivent les tourillons du cylindre K; les deux autres 6, 6, 7, 7, n'ont que quinze lignes de diamètre ; ces derniers trous sont destine's à recevoir les tourillons de deux cylindres L, M; ils ont une même longueur et trente lignes de diamètre. Chacun de ces cylindres est traversé par deux trous 54, 55, 56 et 57 pour le passage des cordeaux. L'une des extrémités du cylindre M, du côté du pilier B, et l'extrémité du cylindre L, du côté du pilier C, sont perce'es en sens inverse et en croix, de trous qui ont trois lignes de diamètre et qui sont remplis par des chevilles 12, i3, 14 et i5 qui ont donze pouees de longueur. Elles servent à faire tourner les cylindres. On les arrête au moyen de brochettes qui entrent dans les trous 20 et 21 pratique's sur les faces internes des piliers B C.
Le cylindre K a trois pouces de diamètre; ses tourillons entrent dans les trous 5, 5 des planchessupports I J.
A seize pouces d'éloignement de la traverse X, il
( 4tt )
en existe une autre T, placée inter rnédi airemen t par rapport aux deux extrémités du lit ; elle a les mêmes proportions que la traverse X, et se trouve surmontée également par deux chappes en bois 42, 435 n'ayant qu'un enfourchemenl correspondant aux chappes 4o et 4i qui lui sont extérieures ; chaque enfourchement est destiné à recevoir une poulie. A six pouces, en partant du centre de cette traverse intermédiaire, et de chaque côté se trouvent des entailles qui reçoivent les extrémités des guides en cuivre 44 et 45, placés verticalement dans le sens de leur largeur ; leurs autres extre'mités sont reçues dans de semblables entailles parallèles qui se trouvent pratiquées à la face intérieure de la traverse supérieure Q. C'est sur ces guides en cuivre que glissent les poulies supérieures des doubles chappes 36 et 3j du coureur V; à cet effet le bord supérieur des guides est arrondi.
Sur les faces d'avant et d'arrière des piliers À D, se trouvent deux planches YZ qui ont deux pieds de hauteur , cinq pouces de largeur et dix lignes d'épaisseur. Fixées aux piliers par des vis, de telle sorte que leurs extre'mités inférieures soient au niveau des longuerines de bordage F H, et qu'elles dépassent de six lignes l'angle extérieur et intérieur des piliers AD, elles doivent servir de guides ainsi que les pièces décrites en parlant des plan-
ches-supports IJ pour la deuxième partie du lit mécanique dont nous allons bientôt parler.
Pour terminer cette description , il nous reste à parler des enfonçures qui soutiennent la paillasse. Elles sont réunies et ne forment que deux parties l'une plus petite A1, l'autre beaucoup plus grande, W qui répond à la tête. Saillantes latéralement d'un pouce, elles sont maintenues sur les îonguerines de hordage F H au moyen de lames en fer qui traversent des mortaises correspondantes, et arrêtées inférieurement par des brochettes qui entrent dans les trous pratiqués sur les lames de fer. Par cet arrangement , on peut renouveler les paillasses partiellement ou en totalité selon le besoin. Elles sont divisées pour qu'on puisse faire prendre un bain de pieds au malade sans le déranger.
IIe PARTIE DU LIT MÉCANIQUE.
La deuxième partie du lit mécanique est composée de trois pièces principales ou châssis. L'un de ces châssis lî^ planche I" , est supérieur et forme la tête du lit ; un autre est inférieur et forme le pied du lit, le troisième Ht est horizontal. Quant à leur mode d'union entre eux , le châssis
est réuni aux deux autres par des brochettes, et les écartemens sont maintenus par des pièces que nous décrirons.