‹ Essai expérimental et clinique sur l'action cholagogue de l'acide oléique: Son emploi dans la lithiase biliaire et dans d'autres affections hépatiquesChapitre 13 sur 41 · RES · texte numérisé non relu

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traitement préconisé par Artault de Vevey, est resté dans l'oubli; l’auteur d’ailleurs semble bien avoir des craintes à ce sujet, car il jugea nécessaire de prévenir ses lecteurs au sujet de la variabilité chimique de l’acide oléique en écrivant ces lignes :

« Mais il en est de l'acide oléique comme de tous les médicaments que nous prescrivons journellement, il y en a malheureusement presque autant d'espèces qu'il y a de marchands de produits chimiques, et | en ai observé pour ma part cinq spécimens commerciaux différents, depuis la glycérine pure jusqu à un corps solide pulvérulent, en passant par des acides oléiques liquides plus ou moins vieux et détériorés ou mal épurés, devenus rouge brun, et dont un échantillon renfermait encore du plomb de sa préparation industrielle.

« Tous ces produits avaient été délivrés par leurs pharmaciens respectifs à des clients confiants et c’est devant l’insuccès surprenant de la médication, qu'ayant demandé des échantillons des produits délivrés, je me suis aperçu de la fraude.

« J'insiste avec intention sur ces faits parce qu'ils sont fréquents et se présentent, trop souvent ignorés, à tous les praticiens. Ils peuvent en tous cas les éclairer sur la variabilité des résultats d'un traitement et expliquer certains insuccès.

« De telles révélations doivent rendre circonspect et il serait prudent de ne se prononcer sur la valeur clinique d'un médicament que lorsqu'on est sür de celui qu'on a prescrit. Comme il est difficile à un médecin de désigner tel pharmacien plutôt qu'un

rod

autre, et qu'on n'est guère plus sûr des spécialités que des médicaments courants, le médecin devra, toutes les fois que cela se peut, indiquer au malade les caractères physiques du produit pur et l’engager à refuser tout ce qui ne les présenterait pas. C'est ce que je fais toujours pour l'acide oléique et je n'ai qu’à m'en louer. »

À part le cas qui ne doit qu'exceptionnellement se présenter, de mauvaise foi d'un pharmacien, qui donnerait en connaissance de cause un produit pour un autre, il y a avant tout la grande difficulté d’épuration; non seulement il peut rester des sels de plomb, mais l’acide oléique est en association avec d’autres auides : acides palmitique, margarique, stéarique, etc..…., autant de constituants de propriétés bien différents et surtout d'intolérance presque absolue.

4° En dernier lieu, M. Etiévant a spécialisé, sous le nom d'olivéol, de l'acide oléique qu’il extrait de l'huile d'olive selon la méthode que nous signalons et qui, comme nous le mentionnons, n’est que le procédé de Farnsteiner modifié. Le produit est obtenu à l'abri de la lumière et en vase clos; toutefois les diverses manipulations auxquelles on est obligé de le soumettre, lui font prendre une teinte légèrement jaune et une odeur d'huile faiblement rance.Les cas d’intolérance sont excessivement rares et relèvent plutôt de la gélatine que du principe actif lui-même.

Pour rechercher le degré de pureté de l'acide oléique, le procédé le plus exact est certainement la recherche de son indice d’iode,

Celui-ci doit être théoriquement de 90,07.

Nous l'avons recherché dans divers types d'acides oléiques ; nous avons obtenu, sur deux échantillons d'acide oléique ordinaire désigné comme chimiquement pur, 107 et 103; sur trois échantillons d'olivéol respectivement 91, 90,60, 90,50 ; ces prises d’échantillons ont été opérées sur des préparations faites à des époques différentes.

La recherche de l'indice d’iode s'opère selon le modus faciendi suivant, qui est celui indiqué par le Codex 1908 :

Dans un flacon de 500 centimètres cubes, à large ouverture, bouchant à l’'émeri, introduire 0 gr. 50 d'acide oléique dissous dans 15 centimètres cubes de chloroforme, ajouter 20 centimètres cubes de solution alcoolique diode à 5°/, et 20 centimètres cubes de solution alcoolique de bichlorure de mercure à 6 °/,, laisser en contact ‘pendant 2 heures, à l'abri d’une lumière vive. Après ce temps, ajouter 25 centimètres cubes de solution aqueuse d’iodure de potassium à 15°/,. Agiter fortement pendant une minute, verser dans le liquide 75 centimètres cubes d'eau distillée, puis, en se servant d'une burette graduée, faire tomber dans le mélange une solution décinormale d'hyposulfite de sodium. Quand le mélange n’aura plus qu'une teinte Jaune pâle, ajouter 5 centimètres cubes de décocté aqueux d'amidon et continuer à faire tomber la solution d'hyposulfite jusqu’à disparition de la coloration bleu verdâtre produite par l’amidon. Noter le nombre N de centimètres cubes employés.

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Faire une seconde opération, semblable à la première, au point de vue de la durée de la réaction et des quantités de réactifs employés, mais sans acide oléique. Noter le nombre N°’ de centimètres cubes de solution d’hyposulfite employés dans cette seconde opération.

L'essai pratiqué avec l'acide oléique et l’essai témoin devront être commencés en même temps et abandonnés l’un à côté de l’autre. L'indice I sera donné par l'équation :

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