‹ Essai expérimental et clinique sur l'action cholagogue de l'acide oléique: Son emploi dans la lithiase biliaire et dans d'autres affections hépatiquesChapitre 17 sur 41 · jour, 190 gr · texte numérisé non relu

jour, 190 gr

Nous avons voulu consigner dans ce travail les poids obtenus chaque jour durant toute la durée de notre expérimentation, de facon à fixer par l’examen

de ces tableaux l'évolution de l’action de l'acide oléique dans la sécrétion hépatique.

L'ensemble de ces résultats montrerait :

1° Que l'acide oléique excite la sécrétion biliaire;

2° Que le maximum de cette action se montre le deuxième et le troisième jour de l'emploi de l'acide oléique ;.

3° Que l’hypersécrétion persiste pendant toute la période d'absorption de l'acide oléique, sensiblement avec la même intensité ;

4° Qu'après suppression, dans l'alimentation quotidienne, de l'acide oléique, la quantité de bile sécrétée dans les 24 heures, décroît lentement pour revenir sensiblement au taux initial les 9: et (0: jour après l'arrêt de l’usage du médicament.

Si nous comparons les chiffres moyens signalés dans les deux premiers cas, c’est-à-dire :

1° tableau. 3me tableau, LPC" 12 gr. 33 17 gr. 73 Jme'chien: !.: 9 gr. 55 15 gr. 09

nous voyons que l'augmentation de bile est :

{* chien, 5 gr. 40 pour 12 gr. 33 de sécrétion norm. 2% chien, 5 gr. 44 pour 9 gr. 55 =

L'acide oléique a donc augmenté approximativement la sécrétion normale dans les deux cas dans la proportion de un tiers environ.

Nous avons constaté que la bile hypersécrétée était plus fluide, elle doit être, par suite, d'une teneur en eau beaucoup plus élevée; nous n'avons pas recherché s’il y avait augmentation des sels biliaires.

does

Nous aurions voulu déceler la présence de l'acide oléique dans la bile d'hypersécrétion, mais nous nous sommes heurtés à des analyses chimiques que

nous n'avons pu mener à bonne fin.

Il serait intéressant que cet examen fut repris par un chimiste qui apporterait des précisions fort utiles.

En revanche si nous n'avons pu signaler sa présence par l'analyse, faute de connaissances techniques suffisantes, nous avons retrouvé dans la bile hypersécrétée les propriétés transformantes de la cholestérine, que nous avons déjà signalées avec cet acide lui-même.

En plaçant, en effet, dans deux flacons à large tubulure, comme nous l’avons fait pour nos expériences premières, la bile recueillie chez nos deux chiens le 15: jour de notre expérience et en mettant dans chacun de ces récipients deux calculs de cholestérine, le tout maintenu à une température de 30° à 35° environ, nous avons obtenu les résultats suivants :

Les calculs aprés 24 heures d'immersion montraient à un examen attentif, sur leur pourtour, la présence d’un certain nombre de petits points noirs formant un léger relief.

Après 36 heures d'immersion la surface des calculs est devenue franchement noire.

Après 48 heures, on aperçoit au fond du récipient une légère émulsion noirâtre; le caleul semble avoir sensiblement diminué de volume.

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