LIT. U. CHAP. IV
on sera forcé de soutenir les lunettes sur les capitales des basticms et demi «lunes , par d*autres lunettes coustruites sur les arêtes du glacis des places d'armes rentrantes du chemin couvert delà place, lesquelles masqueront en grande partie le feu de celui-ci , et presque en entier celui des ouvrages de la place sur Tavant-chemin couvert , en sorte que ce dernier « loin d'être fortifié par cette nouvelle addition de lunettes , s* en trouvera véritablement affaibli. Le mieux est donc de placer Favant-chemin couvert à 4o ou 5o toises , au plus , du cheinin couvert de la place , et de ne Taccompagner que par des lunettes en capitale des bastions et demi -lunes. Je dis accompagner^ et non pas soutenir, car je crois ces ouvrages beaucoup moins nécessaires au soutien de Tavant-chemin cou vert , suffisamment défendu de si près par les ouvrages et le chemin couvert de la placç, qu'utile k remplacement de Tartillerie , qui , de ces points les plus avancés de tous , agit avec toute sorte d'avantages , pour éloigner e( retarder les approches de l'assiégeant:.
Quelques raisons que l'on puisse avoir de se confier k la force de sa garnison et à là facilité de rattaquerl'avantchemin couvert que donne sa situation de plain-pied , ou à peu prés avec la queue du glacis delà place ; on ne doit point manquer de retrancher tout celui de l'attaque, par une double palissade le long de ses branches , et par des tambours en charpente dans ses pîaces d'armes rentrantes et saillantes , dont la retraite plus sûre et la réoccupation plus facile que dans un cliemin couvert à contrescarpe, permettront d'y faire et d^y renouveler une défense opiniâtre (i).
(I) Pour informer à charge et à déch'irtje, U «t juste aussi iVaTertîr
^ 54 ESSA.1 GÉNÉRAL DB FOBTlFICATIOlf.
Mais il est temps enfin de connaître par lé joamal d'attaque et de défense , de combien la place est renforcée par Taddition de cet ayant-chemin oouvert; et pour cela y il suffira de commencer ce journal à rétablissement de la troisième parallèle y et de le finir à la prise des lunettes , parce que la parallèle à établir au-dessous de la gorge de ces lunettes, et le reste des travaux jusqn'i la prise de la place, se trouvent les mêmes que si , Tavant-chemin couvert n'ayant pas existé , cette parallèle eût été la troisième. Ainsi la défense de la place ne se trouve précisément allongée que de la durée des travaux compris depuis la troisième parallèle inclusivement jusqu à la prise des lunettes.
ATTAQUE. DÉFENSE
PREUIE&E KriT.
On arrÎTC par le progrès de U Grand feu des Lunettes et de
•ape(l),surlctcrrainoùloii Ycut l'avant-chernin couvert, duquel
établir la troisième parallèle , doDt on répare soigneusement la dou-
on fait des amorces au bout de Me palissade y et dont on tient les
chaque boyau. retranchemens de charpente en bon
Au jour, on prolonge, si Von àtut (a). Petites sorties à Vordi-
peut, ces amorces, par in! ervallcs. naire, . ^ ,
j4u jour, les batteries des bas-
que ce» tambours sont faciles à emporter par leur gorge , une fob la seconde palissade franchie ; et c'est pourquoi celte seconde palissade est ici , et dans tous les cas où la contrescarpe n'est pas revêtue , d'une nécessité indispensable.
(1) Plincb. 38,fig. S.
(1) On n'a pu représenter ni les uns ni les aulres «or U planche , où on les eoufondrail «fee les travaoi do l'attaque.