‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 109 sur 170 · LIV. H. CHAP. IV · texte numérisé non relu

LIV. H. CHAP. IV

ATTAQUE. DÉFENSE

tions et des demi-lunes , qui se sont contentées pendant la nuit de combattre les batteries à ricochet de V assiégeant y se joignent à celles des lunettes , pour canonner vivement la tête des sapes, et Us empêcher de cheminer.

DEUXIEME nriT.

On pousse les sapes de la troî- Mêmes feux que la nuit précé-

âème parallèle, les unes au devant dente. Fortes sorties ^ur la troi»

des autres. sième parallèle, avant qu'elle soit

Au jour , on essaie par interral- fermée y et pour en retarder Vales de TacheYer, et Ton établit chàvement.

dans ces parties perfectionne'es, des -^^ h^r , on canoruie de toutes

batteries de pierners , contre les ^^ ^^^l^ries de la place la tête des

saillans du chemin couvert des ^^P^^ ^^ Us partiesjmparfaites de

deux lunettes en capitale des demi- ^^ Iroisième parallèle. lunes.

TOOISIKMB KVIT.

On achèye de fermer et de per- On fait sur la tête des sapes ,

fectionner la troisième parallèle, tout le feu possible j tant dot lu-

et en même temps, on fait en avant nettes que de Vavant'chemin cou'

d'elle, des portions circulaires» vert, duquel on se prépare en mê-

dont on débouché en sape double ^'^ temps à soutenir l'attaque de

et debout , sur les trois capitales du *'*''* force. On prépare également

front d'attaque. dans chaque lunette attaquée , un

Au jour, on perfectionne ces réduit {i) en palissades , de même

portions circulaires et ces commu- forme qu'elle, dans VinUrieurdu-

nications en sape double, jusqu'à 1^^ *^'^ renfermé L'escalier de sa

leur première traverse* communication souterraine.

u^u jour y comme les jours précédens.

(i^ D0p«nr d« ftireconfasion. on n'a paê inarcpié cca téduîlj dans les lunettes d* l'alUifiue, imiis on les a irprvscnlës dans 1rs lunettes coliaipr<iles.

56 eS5AI Gi&Rj&BAL OB FORTIFICATION.

ATTAQUE. ' DÉFENSE

QUATllEMB HUIT.

On trace à la sape Jdes caTaliers On fait , tant de jour que de àt tranchée, sur les saillans de Ta- nuit , tout le feu possible sur le rani-chemm couvert, en arantdes travail des cavaliers de tranchée ^ deux lunettes en capitale ded demi- ^o.ns cesser de se tenir prêt à reloues , et Von se prolonge de Vun pousser l'attaque de vive force de rersTaulrc, ainsi que de part et l' avant- chemin couvert , que ced'autre de l'extrëmitë de la corn- P^"^^"* l'assiéf^eant semble anmunication en sape double et de- nonœr par ses cavaliers de t-xinbout du centre . pour forme» une ^^ Jjj'^ devoir plus faire quepied qualrlème parallèle. '

Au jour, on achcTe les cavaliers de tranchée , desquels on tâche de tirer avant la nuit , dans l'avantchemin couvert.

ClHQVlklIS SUIT.

On débouche de chaque extré- Feu de mousqueterie de derrière mité des cavaliers de tranchée , la les traverses et les retmnckemens plus voisine de leur capitale, en enctiarpente des deux places d^ a rsape double et debout , en se dîri- mes saillantes attaquées , ainsi géant aux traverses des places d'ar- que de derrière la première ou la mes sibilantes des deux lunettes seconde palissade des branches saillantes , cù arrivé Ton fait , de voisines de l^avant-chcmin coupart et d'autre , sur la crête de ces vcrt, suivant les circonstances. On places d'armes , des logemens per- tient à l'abri de la gor^e desdeux pendiculaires à leur capitale , et lunettes ^ des corps destinés à se dans leur terre plein (1) un autre portcrpar le fossé de ces ouvrages y logement, dans lequel on puisse à C appui des troupes qui dèfen* opposer des contre -batteries au ca- dent Us retranchemens de char" non du corps de place , qui déknù .V^'^^^y ^« moment où l'assiégeant

(f) C«ci «appose l'attaqoa de titc force de en deux saillans de rivent chemin con- Tert. et qu'on rcussÏMa à cbdMer l'assiégé des tambours de charpenle qQi|ft'y trouvent » ce qui est facile; Ir relief nul ou ÎD&anisanl de lacnntrescarpe, ou seuleineol son dèCaul dr rerèirnienl, rendant ces tainbaurs faciles à emporter par leur gorge.

Page 1