‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 111 sur 170 · SIXIÈME HUIT · texte numérisé non relu

SIXIÈME HUIT

On delkoucbe de la qu atrième pa- Feu de mousqueterie des places

ralléle, sur la capitale de la lunette d^armes renlrantes de Vavant-che-

du centre , en sape double et de- ^>Vx couvert^ ainsi que des bran.'-

bout. On travaille dans les loge- ^f^^ ^ celui des lunettes ren-

mens de la nuit précédente , à des Crantes ^ et surtout des saillantes

4M>ntre-batteries contre les ouvra- collatérales. Feu d'artiUerie de

ges de la place; et les lunettes ren- toutes ces lunettes sur les loge-

trantes; et l'on prolonge le loge- meus de la crête de Vavant-che-

ment du terre-plein de Tavant-cbe- ^'^"- couvert^ et du corps de la

min couvert, jusqu'à la seconde tra- plase sur ceux de l'intérieur de

▼erse de celui -ci , intérieurement <^i^t avantrchemin couvert.

au front d'attaqae A,pour y établir '^"' i^^^> direction mieux assu-

contre cbacnne d^ deux lunettes rée et accord mieux réglé de tous

saillantes , une batterie de brècbe. ^^^ j*iux.

Au jour , on commence à travailler à ces batteries de brècbe.

semkaiB nnix.

On descend dans le fosse des deux Com me la pt^ccdente. lunettes , en se coulant le long des

58 BSSAl GÉNÉRAL DE FORTIFICATION.

ATTAQUE. DÉFENSE

seocindes traverses de leur chemin couvert, et l'on commence les e'paiilemens du passage d&ce fosse.

On fint marcher aussi , mais avec lenteur et précaution , la sape en capitale de la lunette du centre.

On continue le travail des batteries de brèche. On achève les contre-batteries, et l'on y amène pièces et munitions.

Au jour y elles tirent , et les autres travaux se poursuivent a la faveur de leur feu.

BVITIEME NVIT.

On achève les batteries de brè- Comme la précédente» che contre les deux lunettes , elles tirent à mesure qu'elles sont prêtes. On continué le travail du passage de fossé de ces lunettes , ainsi que la sape en capitale de la lunette du centre.

Au jour , tout cela se poursuit.

NEllVlkiAE VOIT.

Toutes les batteries des saillans On retire la plus grande partir

de l'avant^hcmîn couvert des deux de la garde de chacune des deux

lunettes continuent à tirer. Les brè- LuneUeSy dans le réduit de paUs-

ches de ces deux lunettes commen- ^^es qui enveloppe l'entrée de sa

cent  se former. On leur donne commum^^of^ souterraine. Le

assautavantlafindelanuit,enles resU de cette'^rde entretient sur

alarmant par une fausse attaque à /« bords de la brèche, le plus

leur gorge. On se loge dans l'inté- grand feu possible, jusqu^ au mo^

rieurdeceslunettes, parallèlement '^^ déliassant, ou il fait aussi

ù leur gorge, de l'un à l'autre de diligemment ' sa retraite dansj

^ n \ 1 * réduit de palissades^ d'on, après

leurs flancs , desquels on se trouve , '^ ,^ . i- #^«# c^

cpaulc une ou deux décharges , U tout se

^ ' retirefinalement par la communi-

cation souterraine.

Llir. II. CHAP. IT. 59

attaque/ défense.

DIXlkVB HtlT.

Les places d*annes rentrantes de L'assiégé , de qui les places

l'ayant- chemin courert du front d'armes rentrantes voisines des

d'attaque, n'e'tant plus tenables, ni deux lunettes prises la nuitprécé-

même leurs réduits, depuis la prise dente y sont entièrement vues et

des deux lunettes saillantes, on plongées de ces lunettes, ainsi que

couronnera sans difficulté ces places ^ communication au reste de l'a-

d'armes et le reste de l'avant-che- vant-chcmin couvert du front d'at-

min couvert de ce front , en se ^^^^* aura vraisemblablement

portanta la sape surlacréte decet ^^^ocué cet avant-chemin couvert

avant-chemin couvert , tant de ^'^^^^0 P^t* après la prise des lu-

l'extrémité de la communication ^^^^^"En revanche , il pourra dl-

dirigée en capitale de la lunette du '^S^'' •''"' '" ^^^^ ^^ ^^* avants

centre, que des extrémités des bat- chemin couvert abandonné, tout

leries de brèche des deux lunettes ^f^^ ^c la mousqueterie du chc-

saillantes. En même temps, on tra- ''"'* couvert du corps de la place,

vaille à établir des batteries contre ^* ^^ ^^^^ ^^^ lurtettedu centre,

les ouvrages de la place, dans les 9"hJ^i^ desiprès, devra êtreex-

logemcns de l'intérieur des deux lu- ^rémement meurtrier.

nettes , d'où ces premiers ouvrages -^"^ Z'^"''' ^f^'* ^ l'art§kne de

se découvrent mieux que de par- ^^ P^^^ ^* '^^ saillans de ses de-

tout ailleurs. mi lunes détruit les têtes et les

Au jour , on perfectionne le tra- P"""'^^^ ''^ ^""^^^ ^^^ "^^^ ^•'''«-

vailde la nuit. , ^^^ ^. ^^^^^ V^^ Passiégeant a

entreprises La nuit.

OKZIEUB NTIT.

On achève les batteries de Tin- Comme la précédente, térieur des deux lunettes. On termine et forme le couronnement de l'avant-chemin couvert de la lunette du centre , et l'on commence dans celui de sa place d'armes saillante , des contre-batteries aux demi-lunes qui défendent le fossé de cette lunette.

Au jour , on continue le travail de ces contre-batteries , et Ton

6o ESSAI G&NiEAL DB F0BTinCAT105.

ATTAQUE. DÉFENSE

perfecdonne celui de la nuit. Oo commence à tirer des batteries de rintâieor des lunettes.

90irzifa» irciT.

On commence des contre-batte- On oppose à tous ces travaua: ries aux ouTrages delà place , dans de PassUgeant, Us mêmes feucc le couronnement des deux places que la nuit précédente. On y d'armes rentrantes de l'aTant-che- joint celui des grenades à main , min courert , ainsi qu'une batterie contre la descente dan» le chemin de brèche contre l'une des faces de couvert^ dès qu'on's'aper^oitde ce la luQette du centre , dans celui de travail. la branche d'aTant-chemin couvert de cette fiace, A l'extrëmite' de cette batterie, on descend dans l'a- Tant-chemin courert , en face de la trayerse de la place d'armes rentrante , et de là dans le fosse , à l'abri de cette trarerse , que l'on fait loi^er a la descente. On achève les contre-batteries aux demi-lunes , et l'on y transporte pièces et munitions.

Au jour, elles tirent.

TBEUIÈUB VTJIT.

On commence le passage du fosse V assiégé , à m emre q ue les batde la lunette du centre. On adiève terles et corUre -batteries de l'asla batterie de brèche contre cet siégeant ouvrent leur feu .doit déouvrage, et les contre-batteries aux rober son artillerie à leur furiCy et ouvrages de la place . établies dans ^«t chercher des cmplacemens^ le couronnement des places d'ar • «^'^^ «'^ P*"'"^ égaUment lui mes rentrantes. «'*''« • ■»«'" ^^ *""* ^^i^"

Au jour , ces nouvelles batteries ^^^- ^'*^ '»'*» P^"^ P*»"** ^~«*'"' commencent à tirer. "^ ^^^^' ^'^«^ i^i»"'""* **«'• àe plein

fouet y il se borne à tirer par plongée! et à petites charges, de derrière ses parapets, de V intérieur

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