‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 112 sur 170 · LIV« II. GHAF. IV · texte numérisé non relu

LIV« II. GHAF. IV

ATTAQUE, DÉFENSE

de ses chemins couverts y et même du fond de ses fossés secs , avec des obusiersy des mortiers et des pierriers,

QUATOftZikMB HUIT.

l.a brèche de la lunette dii centre On retire la plut grande parde «commence à se former, et l'épaule- de la garde de la lunette y dans ment du passage de son fosse à en son réduit de palissades y pour y atteindre le pied. On continue à y protéger la retraite du reste y qui tirer TÎvement, pour pouToir avant jusqu'au moment de l'assaut en^» la fin de la nuit y donner Tassaut, tretiendra le plus grand feu possi' et en faire le logement. On doit ble dans l'ouvrage y pour ne point aussi se tenir prêt pour le moment le laisser soupçonner d'être aban^ où cet assaut aura rëussi , à faire donné y ou faiblement gardé; ce une cinquième parallèle , allant de qui pourrait engager l'assiégeant la gorge de chacnne des deux lu- à en prémaiurer Vaisaut, ' nettes saillantes , vers les cfpaules de là lunette du centre. Il faudra également faire à cette parallèle , des communications arec le couronnement de rayant-chemin couvert, lesquelles descendront en face et le long des traverses de ses places d'armes , pour profiter de leur abri. Si , lorsque la brèche , parriendra à être praticable , il ne reste pas une assez longue durëe de nuit pour permettre d'exécuter tous ces travaux , on remettra l'assant à la nuit suivante.

QViHIlÈlU HVIt.

Aseaut de la lunette du centre , Comme la précédente^ ayec e'tablbsement du logement de son înU^rieur , ainsi que de la cinquième parallèle. *

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Il (aut convenir que ce résaltat , et la lenteur avec laquelle il est amené , sont dus bien pins à la disposition en ligne droite , on à pen près , de la portion de place sur laquelle est oonstmit ravant-chemin couvert qui nous a servi d'exemple, et à la forte saillie des demi-Iunes auxquelles il est parallèle à ses saillans , qu'à la valeur intrinsèque de cette sorte de moyen d'ajouter à la force des places. Car, si par Tabsence de Time ou de Fautre de ces deux conditions, les trois lunettes qui nous ont occupés, eussent pu être mises en brèche toutes les trois à la fols ( ^), on peut voir par le résultat de Tattaque des deux lunettes saillantes , qu'elles n'eussent retardé la prise de la place, ou en d'autres termes , augmenté la durée de sa résistance , que de 9 jours.

Mab ces 9 jours de résistance de plus , peut-être nous les contestera-t-on , et prétendra -t-on qu'on peut emporter de vive force , à la fois , et cet avant-chemin couvert , et les lunettes qui le soutiennent , en tournant et escaladant celles-ci par leur gorge ? Je répondrai que je ne vois rien de si difficile k emporter de vive force, qu'un chemin couvert qui a, pour ainsi dire , un terre-picîn de 4o ou 5o toises de large, où l'assiégé peut faire à couvert tels mouvemens et manœuvres qu'il juge à propos^ que je ne vois rien de si meurtrier, que l'entreprise de tourner et d'escalader nos lunettes , sous le feu du chemin couvert de la place » fait à une si petite distance , et avec le danger d'être troublé par quelque puissante sortie partant de ce même chemin couvert ; et qu'enfin je ne

(') Ce cas est prû pour exemple dan» le Mémorial pour laforifjkalion permanente , et la dyrSc de l'attaque est de 9 jounr. Ed.

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