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ott ligne de moindre résistance des entonnoirs qu'ils feront; tant pour renverser les communications en sape double et debout sur les capitales en avant de la troisième parallèle, que les cavaliers de tranchée, le couronnement du diemin couvert et les ballei-ies de brèche- et cela par tel nombre d'explosions successives qu'on voudra recomblant successivement les entonnoir les unes des autres , et même par deux ou plusieurs étages de fourneaux dont les derniers feront d'autant plus d'effet qu'ils pourront ne jouer que très long-trmps api es les premiers, et que lorsque l'assiégeant croira n'avoir à cet égard plus rien à crainare (t).
D ne suffira pas , pour être sur de leffet de ces caisses, qne leurs augets se rendent derrière la banquette du chemin couvert , mais il faudra qu'ils pencirent au travers de la contrescarpe pour recevoir leur feu du fond du fossé ; autrement rennemi pourrait en découvrir et arracher tous les saucissons , dans une attaque de vive force du chemin couvert, ou seulement établi sur sa crête, empéi her l'assiégé d'y venir mettre le feu ; inconvénient dont la crainte pourrai^ obliger l'assiégé n faire joner à la fois tous ses feux souterrains d'une manière intempcêtiv€ y et au plus tard dans le moment de Taitaque , de peur de n'être pas ensuite à temps d'y revenir.
De pareilles caisses pourront être enterrées dans les fiossés secs , tant des dehoi^ que du corps de la place , aux eudit>its où Von prévoit qu'il sera ouvert des brèches , et
(I) J*ai oublie de dire que rioyeQtioii de tout ceci est encore due i Bélidor qui a fdrt bien nomme cet encbâîneroent de fougasses , chaîne étfemaie,'
l6o £S8A1 cilCÊmAL DU POETIFICATIOR.
les saucissoDS être condaits dans leurs augeU , jusque derrière la gorge de ces dehors^ ou derrière la tenaille ^ dans un lieu, en un mot, où le feu puisse y être mis en sûreté au moment du besoin. H en sera de même de celles qu*on placera soit au revers des brèches, soit dans le terre-plein des ouvrages , dont semblablement les saucis* sons doivent se rendre dans Tintérieur des retranchemens ou réduits* Dans tous les cas, ces saucissons doivent être numérotés du même numéro dont la caisse , à laquelle ils doivent porter le feu , Test sur le plan qu on doit avoir soin de faire de chacune de ces dispositions souterraines à mesure qu'on les exécute, afin de ne produire qu*â propos, et suivant les circonstances , TefTet précis <{u on s*est proposé d'en obtenir.
Ce moyen est encore excellent , et même , s'il est per^mis de le dire » en quelque sorte spécifique , pour faire sauter quelque flèche , réduit , retranchement » coupure , traverse, ou tout autre ouvrage de circonstances, qui après avoir jusqu à la prise rendu de bons services , pcnit en rendre de mauvais lorsqu'il est tombé au pouvoir de l'ennemi. C'est à quoi pourvoit l'assiégé prévoyant dès la construaîon d'un tel ouvrage, en y enterrant des 'caisses ou barils de poudre , dont les saucissons, conduits jusqu'en lieu sûr encore après la prise de l'ouvrage, en opéreront la subversion au moment où Tennemi croyant en tirer avantage, n'y rencontrera que ruine et que destruction des hommes et des moyens d'attaque par lesquels il l'aura occupé.
Je m'attends que quelques lecteurs i séduits par la facilité économique de ce moyen , vont le préférer aux contre-mines, qui demandant plus de temps et de dépenses pour êire préparées , ne produisent cependant en
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dernier résultat que le même effet de renverser» quand et comme on le vent , les travaux de l'assiégeant , et de r écraser sous leurs débris. Mais je les prie de considérer que si ce moyen est infaillible contre un ennemi auquel il serait interdit de se servir, de son côté i de T art des mines ^ il devient insufGsant et même tout-i-fait nul contre un assiégeant qui en fait usage. En effet , celui-ci s'arrètant au dehors de la cbalne meurtrière de vos caisses^ poussera de là y sans le moindre risque, des galeries ou rameaux aussi longs qu'il les lui faudra pour établir & leur extrémité des mines chargées suivant l'effet qu'il veut produire , et qui, en même temps qu'elles feront sauter , soit l'escarpe , soit la contrescarpe attaquée , on enlèveront vos caisses ou couperont vos saucissons, et ne vous laisseront que le désespoir de ne pouvoir vous venger de votre ennemi par le mëme^pioyen qu'il emploie si victorieusement à vous réduire. Il n'y a donc que des contremines bien entendues qui soient un moyen assuré de résister h un assiégeant qui fait tisage des mines , et de lui faire acheter la prise d'une place par un véritable surcroît de longueurs , de périls et de pertes.
' Je suis loin cependant de vouloir bannir de la défense des places ce moyen des caisses ou barils de poudre enterrés. Je ne puis, aii contraire , qu'en conseiller l'usage et le mélange à celui des contre-mines. Fait avec quelque dextérité , cet alliage pourra induire l'assiégeant en erreur, être attribué par lui tout entier aux contre-mines, et l'engager contre celles-ci à des précautions retardatrices ou à des attaques prématurées , dont les moindres incouvéniens pour lui seront d'être des peines inutiles, et de la poudre et du temps perdus.
Mais où le mérite de ce moyen , pour la défense . reste 9* 11
S6t ESSAI QiFÈhAL 0iC FOmTIVICATIOH.
dans son înlégrilé» c'est partout où il n*a poÎQt à cniodre» parlanaturedel'attaque, d'ètredéjooé par lamine; c est partout oà Tattaquant arrivant de loin pour emporter subitement un ouvrage , n*aura qu'i éprouver la furie des volcans artificids enterrés sous ses pas , sans avoir la possibilité d*en rendre vain Yetkl en en préparant d*aulros qui les détruisent. Ce cas peut quelquefois se rencontrer k la défense des places ; mais il existe constamment k 1a défçnse de tout retranchement de campagne* Nos caisses y lieraient d'auunt meilleur effet, qm!il serait fln$ facile aux troupes retranchées de profiter de la terreur et du désordre que jetterait leur explosion parmi les assaillans, et, en tombant sur eux, de tailler en pièces ceux que son effet aurait épai^és. On peut encore augmentor le ravage que ces caisses sont destinées k faire parmi la foule des assaillans en remhlayant en pierres et en cailloux Texcavation faite pour loger chacune d*elles* Ce moyen se pratique à Malte pour s*opposer aux descentes des Turcs, et sy appelle fimgaste de caillùwc.