‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 16 sur 170 · ESSAI GÉNÉRAL DS FOUTIFIGATION · texte numérisé non relu

ESSAI GÉNÉRAL DS FOUTIFIGATION

assuré de voir subsister encore pendant des siècles la fortification actuelle. C'est cette considération qui jusqu*i présent sans doute a constamment engagé les ingénieu rs qui , soit dans des écrits , soit dans des écoles , ont enseigné la fortification , à développer et â perfectionner les systèmes en usage , préférablement à en inventer de nouveaux qui, eussent-ils qudiques avantages sur les anciens, ne seraient jamais pour les cpmmençans d'une utilité aussi grande et aussi usuelle. Bien connaître ce qui existe , et existera ceriainement long-temps , vaut mieOfx , sans contredit, que disserter savamment sur les propriétés de ce qu'on ne rencontrera vraisemblablement jamais. On pourrait croire que cette sagesse , qu'on serait tenté de traiter de^ routine, a. contrarié les progrès de l'art; mais j'en doute. Car les idées neuves , à la fois , et saines , ont dû se former de Tobservation des défauts de la fortification actuelle , dans des tètes capables d'en. inventer une meilleure , bien plus aisément qu'elles n'ont pu naître j^ntanément, en quelque sorte, dajis des fbrveauxqui, sans s'attacher à rien de réel et d'existant , se sont creusés en tout sens , pour donner du neuf et de r.extraordin^ire. Aussi ^ parmi le- nombre assez petit, des. ingénieurs qui ont travaillé à reculer les bornes Ile leur art , on trouve au moins un Cormontaingne qui a réussi en bien des points à perfectionner, la fortification de Vauban , et un Cpehorn qui a eu des succès, en s'écartant quelque peu des méthodes de ce grand homme, tandis que, parmi des milliers de spéculatifs qui ont enfanté des systèmes plus ou moins alambiqués^ il ne a'en est pas, jusqu'à présent, rencontré un seuliqui ait pu produire une idée capable de séduire, je ne dis pas les hommes du métier, mais seulement les hommes d'état ^ qui sont les or«-

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donnateiirs des grandes dépenses qu^enCraine la constnio» ûoik des forteresses.

levais donc, sans renoQcer pourtant à la recherche d'idées nonTelles qui puissent préparer quel<{ues progrès à Fart, commencer pu* dire comment se constnûseni, s'attaquent et se défendent les ]^aoes ackaelles. Le lecteur ne poiura du moins révoquer en doute FutÈlilé de cette partie de mon travail ; et , s'il croit en trouver quelqu'une à la partie, jusqu'Jk un certain point neuve et systématique, que )e hasarderai à la suite de la ]^rCmière(i), il n'aura nullement à me reprocher de ne l'avoir pas mis en garde contre mes propres erreurs, et de ne l'avoir point armé , contre moi-même , de toute la force des principes avoués et les mieux épurés par l'expérience de la fortîficati<tn actuelle.

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