LIV. IV. CHAP. î
Lesquels suflSiront à tous Jes besoins de ce serrîce , y compris les transports et déplaeemens de pièces, et les réparations des batteries , parce qtie la diminution du nombre des pièces en état de continuer à servir, qui aura lieu graduellement, donnera graduellement aussi des hommes disponibks pour toutes les autres branchft du service de TartîUerie. *'
tl faut maintenant que )*explique de quelle manière y par quel nombre d'hommes , et au moyen de quelle con^ sommation de munitions , ce service non interrompu , tantôt modéré j tantôt vif, et toujours réglé d'après les véritables besoins de la défense^ pourra être fait jour et nuit dans notr« hexagone.
JTentends que jamais ce service ne soit fait plus de douz^ heures de suite ^ par les mêmes hommes ; afin qu'il soit constamment soutenu avec la même attention et avec la vigueur requise aux diiTérens cas qui peuvent se présenter, ce qui ne peut arriver si les mêmes hommes ont vingt-quatre heures de service suivi à faire. Car il semble que ce soit une loi de la nature , qui nous donne autant de nuit que de jour, que nous prenions à peu près douze heures de repos , après nous être livrés à un travail de douze heures ; et Fusage contraire de ne relever les gardes et les différens services, que toutes les vingt-quatr^ heures , parait être né plutôt de la commodité de ceux ' qui le commandent , et ne veulent faire cette besogne qu'une fois le jour, que du bien«être de ceux qui le font, et du bien de ce service en lui-même. Quoi qu'il en soit, nous supposons que ce service est relevé toutes les douze heures , et qu'il est exécuté par trois refais d'hommes , qui n'y reviennent qu'après en avoir été éloignés pendant vingtHjuatre heures \ ce qui en m^e tesops , aura
5^4 B6SAI G&NÉBAL D£ FOHTIFIGATIOlf.
TavanUge de donner k chaque homme deux nuits bonnes contre une mauvaise. J'entends encore, gu'au lieu de mettre de l;>r?ouac , la toulité des homtnea qui viennent de finir leur faction, c'est-à-dire de les tenir prêts à marcher pendant toute la durée de la faction suivante; il n'y#n ait que la moitié tenus de bivouac pendant h moi*- 'ti#de cette durée , et Tautre moitié pendant l'autre ; en sorte que chaque homme, après douze heures de service, ait alternativement dans les douze heures suivantes, âx heures de bivouac , et six heures de repos parfait , ou six heures de repos parfait et six heures de bivouac , puis les dpuze heures entières qui suivent de repos parfait*
Mais voyons d'après toutes ces suppositions , qud sera le nombre de canonniers et dliommes pris sur toute la garnison pour en former des servans , qu'il nous &udra dans notre hexagone , pour suffire à ce service.
Nous avons vu que depuis le moment de l'investissement jusqu'à celui de l'ouverture de la tranchée , il y avait consumment de service aux batteries â barbettes , j 6 canonniers et 60 servans , et de plus toutes les nuits , la bombardiers et 56 servans. Supposons que ces derniers » ou un pareil nombre d'bommes , sont employés le jour à
des travaux d'artillerie, cela
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fera par relais ** bomb. ^^"'
En tout 1*4 hdtnmes.
Et pour les trois relais. . . 84 j^^^^t^ * ^^8 serv.
Eu tout 37a hommes,
qui suffiront pendant les dix jours que peut, suivant nos suppositions, durer cet investissement, Jusqu'à l'on-