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i^esi de cette manièiti qu'on relève , partie par partie p la garde des dehors , ce qui , soit dît en passant , peut faire voir Tin commodité de cette sorte de fossés; car, ayant supposé secs ceux de notre hexagone, nous pouvions nous dispenser d'entrer dans ce détail , qui ce» pendant nous a paru utile pour compléter Tinstruotion du lecteur. « .
Maïs il n'est pas rare qu'il ft^lle une autre sorte de ponts de communication dans les pbe^ même à fessés secs. Cest dans le cas tè il manque d'escalier à la gorge de quelque ouvrage , ou au renorant de quelque contrescarpe, ou bien encore à quelques'-uns des arrondissemens de ceile*-ci , où l'on se propose de faire des tambours en charpente, lesquels ont évidemment besoin d'escalier pour la retraite de ceux qui les occupent. Alors on y pratique de légers ponts de rampe unique^ ment à l'usage des troupes ; l'artillerie> amenée par le fossé sec , étant guindée sur lee ouvrages à l'aide de machines. Ces ponts, qu*on fait de bois blanc ôa de sapin , ont tme toise de largeur ; et rie longueur cinq fois la hauteur du ressaut à monter, d'où l'on voit qu'il n'e^ possible de les employer que pour des hauteurs médiocres , telles que lo à la pieds. Pour des hauteurs plus grandes , où ces ponts auraient trop de longueiv, on emploie, des eaeaKers en bois de obène , diMit la rampe est inclinée à l'horizon .suivant l'angle^ de 45 degrés, et dont les marches , de 4 pi«ds de longuem* entre les limens , ont 8 ponces de- monté»* H &ut avoir des échelles pour suppléer k ces escaliers et â ces ponts , au cas que par le f<m de l'etiuemi îl leur arrive des accidens auxquels ou se fNmseremédier- à^ «smps. Nous ne supposops pas''qi|ie noire hexagone soit àémié'd'es^
55ft EUÂM GÈnimAL bk fortification.
caliefs à nul endroit ou ib sont nécessaires ; ahosî noos n'avons aucun détail i donner sur le nombre d^hommes et le temps qu il faut pour établir ces ponts de rampe et ces escaliers. Nous observerons seulemeot qae, dans le cas où il en serait besoin , on ferait fort bien , si Ja bauteur des contrescarpes et des goi^ies d'ouvrages était uniforme , d'en préparer d'avance ce qu'il en faudrait pour ime attaque y afin de n'avoir plus qu'à les transporter^ et4{u'à les poser aux ouvrages attaqués aussitôt que ceux-ci seraient connus. Ce serait alors Tafiàire de quelques beures poiur une ^buaaine de charpentiers, aidés d'autant de manoeuvres qu'il leur en fitudrait pour transporter les bois à pied d'oeuvre , et pour en faire avee eux le (eiMigd.
Nous n'avons donc a nous occuper ici que du tra- Vttl qu'il &udra faire pour élei^er des flèches en avant du chemin couvert , et pratiquer des reuranchemens dans son intérieur» ainsi que pour former, dans l'intérieur des bastions et de la dani4une de l'attaque, des re^ trancfaemens qui .permettent de défendre ces ouvrages jusqu'à l'extrémité, c'est-* à -dire d'y soutemr Tassant. Nous n'avons plus rien à dire des contre-approches , puis<]^ nous les avons» au chapitre jMécédent, fiiit exécuter» par l'artillerie , en lui faisant construire , k la ^ene des glacis les plus écartés sur dmque flanc de l'attaque^ de petites batteries à occuper le jour, et a aban-* donner la nuit, lesquelles remplissent i moindres frais le même objet que les confire-approches représentées pL i4i liv. i,chap. 3«
Maintenant, si nous notis supposons arrivés au jour qui stiit l'ouverture de la tranchée » nous aurons atteint le momeni oà l'assiégé oonnait et peut entreprendre tous