‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 164 sur 170 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Des Hmv^um de ta définie.

NoQi venons de voir, en traitant de la manière de faire usage de Fartillerie dans la défense d'une place assiégée, qu'il se lie une portion assez considérable de travaux défensifs au service de cette arme principale de la défimse. Ceux dont il nous reste maintenant â traiter âoni ceux que Tatuque d'une place » au moment ou elle se décide, nécessite potu* communiquer d'une manière, également solide et sûre aux ouvrages extérieurs attaqués , #t y faire parvenir facilement et à propos les agens et les moyens nécessaires de leur défense, et ceux encore que cette attaque indiqué de faire soit dans l'intérieur de ces ouvrages , pour y opposer des obstacles à leur attaque de vive force et à leur prise d'emblée , soit k leur extérieur pour prendre sur les travaux des attaques des avantages qui en gênent et en retardent la marche, ou obligent l'assiégeant â en ftire l'anaque préalablement à celle des ouvrages de la place , dont ils rendent «insi la prise plus meurtrière et plus tardive. Ces travaux, dont nous allons actuellement nous occu-

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per, concernent donc les ponts et escaliers de oommn* nication aux demi-lunes et anx chemins couyerls ; les retranchemens , soit dans rintërieur des bastions et de la demi-lune de Tattaque , soit dan^ leur chemin con-vert; et enfin les flèches sur les capitales de ce chemin coorert , ou arêtes de son glacis , et les contre-approches en avant de celui des flancs de l'attaque. Nous allons parcourir successivement ces différons travaux , déj^r-' miner les forces respectives par lesquelles dbacun d^eux s'exécute, ainsi que la manière dont on emploie csa forces i leur exécution.

n est bien une autre sorte de travaux défeQsifs , mais qui n'appartenant pas proprement A l'action de la défense, et seulovent k ses préparatifs, ne doivent pas trouver place ici. Ce sont la recoupe des parapets , le palissadement des chemins couverts, et la confection des gabions, fascines, saucissons, piquets et autres maté* riaux plus ou moins bruts de la défense qui doit les mettre en oeuvre. Tout cela doit avoir été fait et raa-k semblé d'avance , et dés Tinstant qu'il a été possible de prévoir que la place était menacée d'un siège ^ ou , au moins , il n'en doit rester à faire et à rassembler que ce qui peut être fait et rassemblé , sans difficulté , entre le moment de l'investissement et celui de Touverture de la tranchée , supposés rapprochés le plus possible l'un de l'autre. Nous y reviendrons au chapitre des Appr^ftêian" nêmcns.

Les ponts de communication aux ouvrages extérieurs sont absolument nécessaires pour peu qu'il 7 ait d'eau dans les fossés de la place , ou pour, peu qu'ils soient sujets à en recevoir par reflet des crues qui arrivent dans la saison où l'on fait les sièges. Dans de telles

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places , il fautfaire de ces ponts , depuis lea poternes de» courtines, en traversant les tenailles, jusqu'à la goige des demi4unes , et de celles-ci aux rentrans des contiescirpes. Il faudra donc dans toute place à fossé plein d*eau, aussitôt qu^elle sera menacée d'un siège f aroir à tous ses fronts les palées de semblables ponts mises en place , et le reste de leurs bois en magasins. Si la place n*0sc susceptible que d'une seule attaque , il siAra de s'approvisionner de ces derniers bois pour trois fronts seulement ; savoir : le front d'attaque et ses deux collatéraux. Si la place est exposée à deux attaques , il &i faut le^uble. •

- Dès Tinstant donc que Touvertare de la tranchée devant une semblable place, aura fait «onnaitre à qud front s'adresse Tattaque, le premier soin de l'assiégé «era de couvrir de Umgergnê et de madriers les palées des ponts de ce fi^nt et de ses deux collatéraux, et de s'en servir à faire passer dans les ouvrages extériem^s de ces fronts , Fartillerie , les munitions et ies maLténaax et moyens en tout genre deleiu* défense pour tout le 'temps du . siège \ car il est évident que le canon en-' nemi'du couronnement du chemin couvert détruirait ces ponts , s'ils subsistaient encore k cette époque. On a donc soin qu'ils aient rendu , pour oe moment, tout le service pour lequel on les a construits. Puis » quand l'ennemi oit à portée de couronner le chemin cou* vert, on les démonte , et l'on ne communique plus attx ouvrages extérieurs qu'au moyen de bateaux on radeaux qui ne passent que de nuit , et de petites troupes à I« ibis , lesquelles s'embarquent derrière la tenaille, et arrivent à leitt destination au moyen d'an cordagetendudela goige de lademi^lune è cette teuaille.

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