‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 169 sur 170 · TRAVAILLEURS · texte numérisé non relu

TRAVAILLEURS

de jour.

TerraMÎers. 1 Oavrier».

Totaux.

ToTiiVxdes traTaiUeurs . . . «604 de four.

travailleubs de nuit.

TerraMMis.

Oufrien.

594 de nuit.

QUATfilEMP JOVB.

Les trois flèches sont achevées et ne demandent plus de travailleurs.

On achève les toits des cinq tambours avec cinq charpentiers et quinze travailleurs à chacun*

La double palissade est plantée et n'occupe plus de charpentiers. On y laisse pour continuer le travail des banquettes 4B travailleurs^ on les y relève même par pareil nombre de travailleurs de nuit, qui achèvent ces banquettes.

On continue le travail des retranchemens intérieurs, avec 4oo travailleurs de jour et 48 charpentiers , dont les uns continuent à battre les pilots des contrescarpes, et les autres commencent à poser les châssis des passages souterrains de ces retranchemens.

La nuit suivante, qui sera vraisemblablement celle de rétablissement de la seconde parallèle , lors duquel Tas*

364 EfSAl G^RJIRAL Dfi POKTinCATIOlf.

siégé peut déjà faire avec fruit feu de la mousqaeterie de 5on chemin couvert, le travail des retranchement ne sera relevé que par 200 travailleurs et 4B charpentiers. Voici le nombre et la distribution des travailleurs, tant de jour que de nuit , de ce quatrième Jour.

Ans tamboun*

A la double palissade

Adz retrancbemeus

intérienra

Totaux.

T]tAVAILLBUa.S

àt jour.

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Onrricn.

TRAVAILI.ai7lLl

de niût.-

TerrMsien.

aoo

OOTTÎ

Totaux des^travauleurs. . . 696 de jour.

ciirQuikiiB ^oua»

296 de nuit.

Il ne reste plus que les retranchemens intérieurs k achever, tous les autres travaux étant finis. On y emplojera. aoo terrassiers et ^a charpentiers , tant pour poser les chapeaux des pilots et le bordage de revêtement des contrescarpes , que pour continuer le travail de leins passages souterrains , et enfin fraiser ces retranchemens.

La nuit, ils y seront relevés par un pareil nombre de terrassiers et de charpentiers , qui avanceront fort ces ouvrages.

SIXIBKB JOVB.

Au sixième jour^ et de ]k jusqu à la fin du siège , on ne commandera plus que 100 travailleurs de jour et autant de nuit, soit terrassiers , soit ouvriers, qui doivent suffire à achever ce qu^il peut rester i faire aux retranchemens,.

UT. lY. CHAP. If. 36S

•ayflDt qu'on ne soit dans le cas d'en faire usage. Quand ces travaux seront achevés, ce qui ne peut tarder, au moins pour ceux du bastion i de la demi-lune 7, qui sont des ouvrages pleins, on occupera ce nombre de travailleurs aux réparations , aux répaississemeus de parapets , aux petits fossés de Tintérieur des tambours des places d'armes rentrantes , destinés à recevoir les grenades que l'assiégeant jetera sur le toit de ces tambours {voyez pi. 17, fig. i), enfin à mille autres choses utiles qui se présenteront à faire, et qui , si Ton en sait bien faire le choix, feront de ces 100 hommes ceux qui peut -être seront le mieux et le plus utilement employés à la défense de la place.

Tels sont les travaux de défense de notre hexagone • le moment et la manière de les exécuter, et le nombre d'hommes nécessaires poiu* cette exécution.

On voit que depuis le premier jour de tranchée ouverte jusqu'au quatrième inclusivement» il est employé jour et nuit environ 600 hommes à ces travaux ; ce qui k trois relais arrangés pour le travail et les bivouacs , comme nous Vavons expliqué pour le service et les travaux de l'artillerie, demaude 1800 hommes dans ce période du siège, pendant lequel la mousqueterie ne peut encore être d'aucun effet.

Dès la nuit de ce quatrième jour, qui est la cinquième de tranchée ouverte , il est rendu 3oo de ces travailleurs h la mousqueterie, qui commence à devenir utile le lendemain , sixième jour, quelques hommes de plus , et enfin , du sixième jour i^ là fin du siège, il en est rendu 5oo. Par conséquent ces travaux » quoique considérables , s'exécutent sans nuire à la mousqueterie, puisqu'ils sont à peu près finis avant que celle-ci soit devenue utile.

36t> ESSAI ckN^aAL D£ FORTtFICATIOK.

Si Fou m'objecuit que dans ce chapitre , je tombe dam une sorte de contradîctîoQ avec ime partie de ce que j'ai dit au chapitre III du livre I" de cet ouvrage; en supprimant ici les contre-approches , et en les transformant en de petites batteries légères, établies par la seule arliUerie qui y est plut^ masquée que couverte par quelques gabions à peine remplis ; en ne faisant point de fossé en avsAt de mes tambours en charpente; en renonçante faire dans mes places d*armes rentrantes, des retranchemeos en terre, plus solides que des tambours; en supprimant les coupures du retranchement de la demi-lune ; en renonçant dans mon bastion plein , à un retranchement à flancs et à angles ; et enfin » en dirigeant les re* tranchemens tant de ce bastion que de Tautre qui est vide, d'un des angles de flanc à Tangle d'épaule oppoaé, direction différente de toutes celles que j*avais alors indiquées* Que ai l'on m* objectait tout cela ; je répondrais qu ayant ici à défendre uu hexagone , une petite place , dont tous les moyens sost nécessairement faibles et exigus , j'ai dû embrasser tout ce qui tendait à simplifier, à abréger et k diminuer la besogne, et a n^ exiger que le moindre nombre d'hommes possible, tant pour la construction de ces travaux de défense que pour leur garde , quand ils sont exécutés. En conséquence* le genre léger de contre-approches y décrit au chapitre précédent , qui n'exige que peu de travail , et qui , passé les deux ou trois jours où l'on s'en sert, ne demande pas un homme de garde, m'a paru mieux convenir ici que les contre-approches du livre T'. Les fossés en avant des tambours étant peu utiles , et nuisant à la solidité de ces tambours qui est ici l'objet principal , tendant d'ailleurs à compliquer ou allonger la besogne , m* ont aussi semblé bons a

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