LIT. IT. CMA». II
supprimer. Ayant surtout à ménager sur le temps et la main-d'œuvre que doivent me coûter mes travaux^ la suppression des réduits en terre dans les places d'armes rentrantes , et leur conversion en tambours de charpente étaient conformes au plan resserré de défense'de ma petite place. Par le même motif, et par celai de moins masquer aux feux du corps de place, rintérieur de ma demi^-lune et le sommet de sa brèche , j'ai cru également bien faire de sapprimer les coupures de son retranchement. Quant aux retrancheraens des bastions, j'ai déjà loncbé ailleurs les raisons qui pouvaient faire soupçonner des inconvéniens à ceux que j'ai proposés au livre I", et même à ceux du livre II ; et ici , à l'hexagone , ces inconvéniens étaient plus frappans qu'à tout autre polygone d'un plus grand nombre de côtés. Je suis parvenu à les éviter d'une manière infiniment sîmjde, et qui n'allonge nullement la besogne* Â toutes ces réponses de détail , j'en joindrai une générale^ c'est qu'il serait difficile de faire plus, sinon mieux , dans une place de cette espèce , et que la première règle , en pareil cas ^cst de n entreprendre que ce qu^on peut faire avec les moyens qxCon a^ et que ce qui s adapte à la circonstance où l*on se trouve. Ne savoir quune chose, ne faire en toute occasion que cette chose, et ne rien faire du tout si les moyens manquent de faire précisément cette chose ^ c'est n*ètre qu* ingénieur de collège, professeur même de fortification si vous voulez. Varier ses travaux suivant les circonstances où l'on se trouve, et les moyens qu'on a , c'est être ingé^ nieur de guette; ce qui peut être infiniment moins savant , mais GSl k coup sûr beaucoup plus utile.
Fi:i BV TOMK SCCONIX.