‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 40 sur 170 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

De Caitaquect de la défknse d'une place fortifiée êulvanl

le système de Fauban,

Notre projet n'est pas de répéter ici , à l'occasion de ce système , les détails des travaux de l'attaque et de la défense que nous avons déjà traités ^ec étendue , relativement aux -places de la fortification moderne en général. Nous ne voulons les présenter maintenant que sous le rapport de l'espace de temps nécessaire à l'exécution successive de chacun de ces travaux en particulier, et conséqtiemment à la durée totale du siège en général . Nous nous proposons d'en user de même, dans l'examen que nous comptons faire de l'attaque et défense des places fortifiées suivant les au très principaux systèmes; en sorte que , par là , le lecteur sera mis à même de comparer les

(I) Planch. 21, fig. 2.

928 ESSAI GâlfÂRAL DS FORTIFICATION.

forces respedives de ces diverses places , et, par conséquent de juger, en connaissance de cause , du mérite relatif Jes divers systèmes auxquels ces places appartiennent. Nous allons mettre en regard les unes avec les autres , sous la forme d*un journal k deux ooicmnes , les opéra* lions de Tattaque et celles de la défense : ^

ATTAQUE. DÉFENSE

Le corps chargé de rinTcstisse- La gannson (i), aiuo fntmiûrg

mcDt «rrWe devant la place, dé- uvUtUCapproehedei'eirmeinit^ùe-

poste el enveloppe, a'ii se peut, les &vpe de $tntitmr $€$ poitêê wmtieiê ,

corps «v«DC4$s que la garnison peut dsTtnforouf^ et mainUnir eeum tfui

avoir posIé^daDs ses environs, et peuvent ^éneri'investiêimnent, ou^

sur ses principales avenues. Il éta- au moine ^ d'astvrer itfur retraite ;

blit le plus promptement possible et, ei rien de totU eeia n'ett foui-

une doublé chaîne de postes, les M, de Ut retirer , et de les faire

uns forts et faisant face au dehors , rentrer dans (a ptaee, avant que

pour s'opposer A l'arrivée des se- i'enntmine toit à portée de iet at-

cours, les autrea faibles et faisant teindre*

face à la place, pour être averti de L'atsiégé qui a tes tMtréettet gnr'

tout ce qui tenterait d'en sortir, et nies de eanons, t'en tert pour em-

empêcher que qui que ce soit ne pécher que i'inœttittement et iee

•s'en échappe, qui puisse donner reconnaittaneee ne te fattent de

avis de m situation. *»«? V^ » •"«** »*«•* /«»* P« wage

de manière à en faire connaître

toute la portée y afin^ t'iiettpot-

li'investisseinent ainsi formé, on tiide, que l'ennemi trempé tur la

.procède é la reconnaissance du ter- ditianee où U est de ia place, en

rain pour l'assiette du camp el des approche trop ton camp et set lignes ^

lignes de cîrconvallaiion el de coq- «* r^'on le force ensuite à (os reeu-

trevalltftîon ; et l'on tâche de re- ier^ en let battant du pUis gros canan

connaître la place elle-même asset , do la place,

pour pouvoir s^ décider sur le En même temps , de petits dètacboix du point de l'attaque^ afin ehemens sont tenus , pendant le jour, de placer, en conséquence , à por- d 4 , 5 ou 6oo toises de (a place, afin

(i)'riamb. 3.

UT. I. CUAP. y. ssg

ATTAQUE. DÉFENSE

tée, aut«int qu^l est posai ble, le d'ênmicvm em pécher encore iarteon' parc d^artil lene. naUuinùe. La ntâU iis se rapproehetU

« , . . „. deiafflaoe,fngispatatêt999uitnepat

Peu de lourf apreu l'iAYntiiae- ^„^., .▼ ^ a^ j

^ , - ^ ,, , .. , 9(mi%nuer d en empêcher U reeon^

ment formé 9 i armée ftf>iiéffeante ^ . . .,. . , ,

arn?e, prend autour de la place le . ^ . .

camp ^pcuprèa circulaire qui a été r .. ^ 7 ,

/ > .,, \ ^' tnoHtere de ia place jettent

reconnu (i), et y iraTaille de auite ^ ..., . m .^ ^ »^,

éde.l.gne.,.oi de ctrconTallation ^^ pendaniieipremiéreehe^,

a de comreTallalion, .o,t de cir- ^ ^^ ^„^^^^ ^ paie d feu,

couTallatioo uniquement, ou .eu- a 5 .m 4oo taise, tout a^iaur de ia

lement à quelque, retranchemen. ^^, ^^ dèecuvHr i'cevertur^

parixeb. Elle se fait aider dans ces rf, ia irancHie, afin que, quand

icataui, par Je. IraTailleur. du eiiese fera, on ne perde pas uimo-

pajrs. Si elle fait de. lignes, tette meni d faire dessus U fe^ ie plus,

besogne pourra l'occuper l'espace vif tfu'ii se pourra.

^* • • • • - XBDr JODIS.

Pendant ces neuf jours, l'assié- L'assiégé met ee mime temps 4, gcant met tout en ordre dans son profit pour meUre en ordre tout ee parc d'artiJJerie, à mesure que ce qui pourrait enatre manquer d su qui Je compose arrive , afin d'avoir parapets , banquettes. et palissades, tout sous la main, et d'en faire V^vr dispoter tous ie* matériau» l'emploi sans retard et sans confu- de ses laiteries en telte sorte, queie sien, au moment du besoin. En ^***'*'*^^ de tes faire arrivant , eiies même temps, il ftit faire et dépo- Prissent être promptement eœéoU" ser en des lieux convenables , tous '^' et , si (es fossés eont pieins. les saucisson), fascines, gabions et ^'«''*» r*'*" f^orer les éds de*. piquiels nécessaires pour Kexécu- V"^* de rampe et eemmuniealion à tîon de tous les travaux de Tat- '^•^** *'** ouvrages extérieurs qui taque. seraient awdeld de ses fossés, de

Lorsqu'il ne lui manque plus rien ^^^*^^ ^^' quarui on connaîtra des approvision nemew nécessaires, """^ ''^ *'*' inivrages qui auront af. tant aux travaui qu'aux feux des ^^^ ^ i'attaque , leurs communiattaques, il ouvre la IrancWe. ''"^^^ puùsent être tur-ie^amp

étaélies.

L'assiégé, qui n'a rien négligé pour être instruit du lieu et du moment de Couverture de ia tranchée ,

(t) PlaB«h. 4.

s3o ftSSAI 0à?ljkBAL DS FORTIFICATION.

ATTAQUE. DÉFENSE

• ê€ê fttiU dêlaehemenë^ ou éUaitè

far ses foU à feu. Aussitôt qu'ii s'en aperçoit, n'importe ée ^ueiU maniàre.

FAraiEAB HUIT

Il oreaM à Soo tokci (i) ou eo- H fait , de toutes les harhetiesqui

viroa de la crête def chenias oou- peunent tirer sur cette ouoeriure ds

verts, la pfemiire parallèle toute tranchée ^ et de tous Us mortierequi

eoftière , et les bojau de comiDu- peuvent y porter, te ptus grand feu

flkatioo de cette place d'armes aai pesHéie. H augmente ce feu de tout

dépôts. Au Jour seirant, les troupea «<^ ^^ canon léger et des obusîers

qui ont protégé ce travail se met- 9^'iij^à^instanimémetranspor'

tent A couvert dans la parallèle, ^ ArUfroni d'attaque, et faire iù

que perfectioDDent les IraTailleon ^ ^^^^^^^^^ihomp, sans ptateê- formée

de jour, qui soot veous relcTer ceux "* ^"^^naewes , par projeetUms et à

de nuit. On détermine sur cette ricoohet, pae dessus les perapets. Il

parallèle les proloogemens des ou- P^^'^ ^'^de faire de peUtee

. , , ^ , . serl»«f ête cmwmene tigére , poimr

Trages contre lesquels on veut éta- . . ,,. j^ » r-

* ^ ohasser tes tremailteurs.

blir des batteries à ricochet.

Au jour, i' assiégé fait les pont»

deeommum ieatiom à oouos de ses ou»

«rages extérieurs eniourés d'eau, <fu% auront €Mtion sur Cattague maintenatn^ connue. U trawniUe aussi d mettre sur oesMWfrages , et sur O0IHD du eorpe de piaee, son eo^nononitaUerie, et eotnmenoe des traverses pour parer du ricochet toutes ies faces dtfuvrages qu'Uvoit embrassées par ta paraUéte.

S^U croit devoir faire des travaux extérieurs, tels que flèches et contre-approches, Une doit pas perdre de temps à iee oommeneer. H doit également commencer les réduits ou taméours en charpente, dans les

(i) PlsBch. *t.

LIT. I. CKÀP. V. 301

fiacêi d'wrmeisaiUoMUadu chemin •tmvtri du ftonâ d'attétpâù, a y gnindéiF dêi oéusiêtê ou de jÊelita tnoHien mmUéi «ur affùUdeomnan^ ffouret^Hreré ricochet, ieiongdee oofitaUe. H doit égaioment hisser du eanon de tfuoire dons ies ptoees d'ormes saiUonios coUoiéroUs ou firotU d'oitOf^ue,

SBCOn^B HUIT.

Oa entame à U fait le* battcriei On achève ies hatÉoriee , sons. à Pinochet, et les boyftaz de com- cesser de faire ^ des eonons à ^ormonication en ayant de Ja pfemièro ^^^ » des morfiors et dei'mrêiiierie parallèle. iégère tirant far-dessus ia crête des

Au jour» on cotttiDtie à IvaTailIer V**rapets , te mime feu que ia nuit auz boyaux de la nut «t aux bat- ^^i<>^ff'*f'édens^eti'onfaitquei' teriet à rkochei. ^9^^ fetites soHiet. On continue d.

travaiiier ause traverses et auxeonire-approches.

Au jour ^ ia plupart de» hattories do siètje finies iui pormottont de rodouéior son fou sur te travmUdes hatteries ie i'as»iè$oooU.

TBOISifa» KVIT.

On prolonge et Ton poi«ie ea L'assièsé continue d tirer des riavant les boyailx de la nuit précé- eoehets muitipliês ie iong de ses ca^ dente. On eontinae le travail des piiates , t^r de trouver Idiestra^ batteries^ auxquelles on amène» à vaiUours de i'assiégeoni. et que ies In faveur de l'ebsoiiritê, In canon et houlets qui manqueront ie premier les poudres. xigiag , pourront toméor dans quei^

Au four, on achève et l'on per- que attire, ou dans ia paraiUie en fectionne celles de ces batteries qui arriére, où encore dans ies hoyaux ponrraieot encore être arriérées , et qui , des dépôts , conduisent d cette l'on attend qu'elles soient toutes en piaee d'armes. Grand feu de ses état, avant d'en faire tirer aucune; ^ttories de eanon et surtout do enfin on les démasque , on les bit fnortiors sur ios éaUories assiégean' tirer toutes è la fois, et l'on fait en ^* auœqueUet i'onnêtm amène sorte de régler avant la nuit, la ^tf^tomMoMomontdans comomosiA

109 KSSAI C^KÉRAL 0£ VORTIFICATIOR,

ATTAQUE. DÉFENSE

cbat'ge et le degré 4'élévalioo qui «omm el jtoudres. Vatiiéqè a fini 'rooTÎennenl à cbacuoe d'elles , ain~ êes traverses , et fart avancé le ira- §i que d'assurer leur direct'on ; afin vaii de se» flèches, JlpetU commenque leur feu ait, de nuit, la mêaie ^^ à iravaiiier aux retranchemen» joftcsseipeuprès que dcjoup. ^^ piac€$ d'armes rentrantes du

front d'attague, ainsi qu'aux retrandi émeus inUrieurs de ses deux tastions et de sa demi-Ume»

Aujour^ mêmes objets à atteindre^ même conduite à temr f même feu à faire , mêmes travaxix à exécuter,

QCATfilkMB 19UIT.

Celte Duît peut dtre la plut Faf o- L'astiégé s*attad\e à fàireun ftu,

rable pour rétabliHseoiCDt de la tant de m4)usgueterte de ses chemins

deox'èmc paiallèlc. L'asHiégé est couverts q-acd* artillerie à carkmehas

dan? l'étonnement des premiers ef- de ses ouvrages, assez vif pour em*

fet< du ricochet, el s'occupe des pàçher l'ennemi de faire, eeiienwitf

moyens de s'en garantir, plus que **» seconde faralWe, ou pour (ui

de toute autre chose ; boo feu. de *•* rendre le travail meurtrier. H

mousquctcrie surtout doit en être ««<«»« inexécution de ce feu par de

consïdérablcracnt distrait et dëran- nomireuses et fréquentes baltes ar-

gë. Si cependant celui 4e son ar- dénies , afin denete faire qu'autant

tillerie est enlier, vif et à cartou- quel'ennenntravaUU.etdenepas rhes , on doit attendre que le ricochet y ait fait quelque ravage, avant

d'entreprendre la deuxième parai- '^

lêlc. J e suppose que c'est ce dernier -'^ >''«•'' f^ ordinaire de cmum

ca. qui a lieu, et qu'on remet 1» ^ 7^"" fouet, sur ies éaiteries de

... é'assiéqeamt , et d ricochet sur ses

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