LIV. I. CHÀP. XI. 3o
ATTAQUE. DÉFENSE
quoiqu'il n'ait point encore été fait ereiuè en avami dé imuts travettsêt^ usage do mortîen plus gros que et en jpmiongeimemt à psw frée^tUs ceux de 8 ponces , montés de cette faou dû teun pioôêi d'armes » de» manière (*), tant par la crainte que fœai» d'en^riron 3 ioisee de iargew^ les affûts de canons ne résistent pas s^ d'auiantdê frofimdeur qu'il eêta à leur recul , que par la diffieolté pMttéle dû <#iir 0» donHer dans de les charger de leurs bombes dans i'eau , «y fimd deequûle en metira cette situation ,ce ne peut être une dee hereee de M» ei de fety on tant raison de n'en pas faire nsage dans a/vâre ohtUieie dn m^me sente > fui le cas qui nous occupe. Car il est empêche Caesiés^emit de Ist tfavet' des mojens bien faciles de surmon- eer, eane tee eaméUrm Lee Utree du ter la dernière difficulté ; et quant détiai de eee fotsie, jetées en réà la première, on conviendra qu'elle foâsrssiemsnt eofsire ie tàius des. n'est pas de nature à arrêter, quand traversée , ie» fréseirveront d*itre on sera prévenu que,poiir tirer plus ruinées aussi prompUmeni qu'eiies, d'effet de leurs bombes, on devra ^ seraient smns eeia, ne charger les gros mortiers qu'au cinquième on au quart, au plus, de leurs charges A chambre pleine.
Ce sera le moyen que tes bombes ne s'enfoncent pas trop , produisent en éclatant des entonnoirs plus évasés, et en jettent plus, au loin les ' terres. Aussi faudra-t-il diminuer considérablement la charge des petits mortiers, et surtout des obusiertt qu'on emploiera au môme usage , quoique cette diminution ne soit nullement nécessaire au ménagement de leurs aff&ts.
De cette manière (i) , chaque volée d'une batterie de gros mortiers tirée contre un ouvrage en terre en emportant une épaisseur de 4 ou 5 pieds, et chaque volée
(*) On n'a jamais fait luage de mortiars de 8 pouces montas de ettte manière, que dans des expërienoes. An reste, l'on a aajonrdlini des obuiiers de 8 pouces/ Edit.
(1) Plancfa. 3o.
3lO KSSAI GÉNÉRAL DE FORT IFJCATION.
ATTAQUE. DÉFENSE
d'obuaterr on d6 morlien de 8 poa> CM en enlevant une épaiMeor d'en> ▼iroo 5 pieds, on pourrail presque calculer en combicfi de volées un ouvrage en terre d*nbe épsisMOr donnée « ser* rasé y si, d'une (Mrt , ks tefres qui retonbent dans cbsque entonner, ne diminuaient le fosement op^6 par le coup subséquent, et si , de rautre,€c raseaient n'èlait augmeoié par la meurtris^ sure causée aux terres par les explosions précédentes -, deux causes qui Agissant, eomme on voit, en sens contraires, et Tune et l'aotr»
d'une manière paiement difficilo ^ à apprécier, ne permettent guère d'évaluer exactement leur résultat combiné, qu'en attendant on serait tenté de regarder comme égal à ïéro.
Avertissons encore qnc, pour diminuer cette reehute des terresdans les entonnoirs, et en réduire l'effet à peu près à rien, on doit Uire en sorte de tirer toujours se»
bombes assez bas pour que leur ligne dfi moindre résUiancei ou direction suivant laquelle se détermine l'effet de la poudre , ne soit iamais ? erticale, mais bien la plus- Uorixontale possible , aûn que le»
entonnoirs déblayé» dans celle direction ne se remblaient que des terres qui s'écrouleront du baut de U brècbe, ce qui est inévitable, et que, par les coups qui suivront immédiatement, ces terres paissent être aussitôt déblayées dansla même direction que les preinières , et conséqucmmenl dans le sens le plu# favorable au rasemcnt ultérieur.
LIT. 1. CBAP. XI. 5 1 I
ATTAQUE, DÉPENSE
QTJATOBZIBIIV RVIT.
Oo coDtioue à travailler ans Mêmêi femao fue ia nuit frieà. batteries du cooroDoement des sail- d^tnle (P , rxaU iienduf d tout itê lans , dont on étèvejci plates-for— nùuvMttm pointt de travaii tU i'ût" mes à peu près au niveau de la crête fUgeant, du chemin couvert , tant pour être moins dominé, que pour mieux plonger soi-même, par-dessus les bases des ouTrages qu'on se propose de raser, comme nous venons de l'expliquer. En même temps , on prolonge le couronnement le long des branches du chemin couvert*
Au jour, on perfectionne ce coaronnement, et l'on commence à travailler à des bistteries dans celai des branches du chemin couvert de la demi-lune du front d'attaque, et dans celnî des branches dn chemin couvert en avant des fsces de con- Ire-gardes, qui sont éxiérienws à ce front. L'obfet de ces dernières sera , après avoir rasé les faces de '
contre-gardt's , extérieures au front d'attaque , de contre - battre les flancs de ce front, et de raser de même l'extrémité de la face basse , aussi extérieure au front d'attaque, de chacun des deux bastions de ce même front , pour, après ce second rasement fait , détruire l'orillon en face do cette brèche, en le battant au pied droit de la voftte de sa grande casemate.
L'on no fera aucane batterie dans
(t) PUach. 19.
3l2 £SiAI QkukR/LL D£ FOBTIPICATIQN.
ATTAQUE. DÉFENSE
le couroonement de§ branches du
chemio roaveit det contre*f;ardei ,
au front d'attaque, et l'on n'avra garde d'entamer ce» ouvrages au droit def fossés des fronts coUatérauz, du feu desquels ils garantissent complètement l'asBiégeant.
QUIRZIBIIV IVIT.
On acbèf e le couronnement des Biimet fmue «pu ia rmii9 frécébranches du chemin couvert. dente*.
On continue le travail des batte- Jvant U J«mr , et aup^ramni ries commencées le jour précédent, 9M iet batUHêt n'aiienljovè , l'on et l'on amène pièces et munitions fera hien de retirer Ut irauffeê du ans batteiies des saillans , commen- fiaeee^ d'armes rentrantes et de cées le treiaième jour. iêtsrs réduits ; car i'attérage dee
An jour, ces dernières batteries éateoMeo destimis A retirer eesttvur tirent, h^e premiers coupi de leurs pes étant vu de toutes ftarts far cet mortiem horiaontauz s'adressent hatteries , dis qu'une fais eUes s». aux traverses du chemin couvert, ront en activité, U n'y aura ptus qui rasées en peu de temps laissent de retrait» ni de eofnmunieatùm d voir et ruiner le bout des faces , et etfférer fOur ees troupes, oHigées^ les gorges en entier 4e» réduits de ou <^ furoposer de se rendre , ou maçonnerie des places d'armes ren- d'attendre qu'on vienne ies ètforg^r. trantcs ; en sorte que si ces places d'arme» et ces réduits ne soi^t pas évacués auparavant, on puisse les insulter la nuit suivante.
Tandis que les mortiers de ces batteries détruisent ainsi les traverses, puis attaquent de même les faces basses d'ouvrages qu'ils ont eu face , par l'ouvert des fossés qui y aboutissent, les obusicrs et les canoni de a4 de ces batteries contre-battent de plein fouet,et à pleine charge ) l'artillerie placée sur les faces eapitalcaM|e ces mêmes ouvrages, jusquIRe que le rasement de leurs faces basM^ permette de
UT. !• CDAP. XI. 3l5
ATTAQOE. DÉFENSE.
battre cet bces capitales en brèche. «
Les trois pièces que l'on voit de part et d'aatre da couroDoement , â ses extrémités, doiveni» après avoir roioé la traverse qu'elles OBt en tête , tirera la face basse du baation qai est vis-à*vis d'elles, an plas près possible de son angle flanqué, afin d'y faire noe trouée, par laquelle elles puissent voir l'intérieur du fossé sec au front d'attaque , et y ruiner la galerie adossée â la face basse , en avant de ce fossé seo.
On entame de nouvelles batteries, à l'extrémité do couronnement des branches du chemin couvert.
Ou perfectionne en même temps le travail des autres batteries commencées.
SIIZlkMt NITIT.
On prolonge le couronnement On faU^ du eatUr4'$ardôt et des
du chemin couvert sor la crête des faces ^astei dû demûlwue , Ipwl le
places d'armes rentrantes , et l'on f»u de mousquelerie qu'U est encore
dirige sur leurs capitales des com- foitihle d*y faire; dee fossés secs
munications en sape double et de- des demi-iunes , on fait ftar flanr-
bout , de la quatrième parallèle, à gée , ffor-destus iéuire fora/pets , un
ce nouveau couronnement. On des- feu d'oéusiûrs^ de mortiers hori-
cend dans le chemin couvert dn eontauso , et même de eanon à rieo-
front d'attaque, vis-è-vis les fa- ohet, four en filer eé frendreàre-
ces ( I } de la demi -lune et des con tre- vers le couronnement des branches
(t ) Je saîs qu'on poarrait m contenter d'une teole deiceirto et d'nn seul paestge de foeeé à la demMune ; je ne croie pae cependant qn'on déiapproore Jee raÎMDs qui m'en ont ici fait faire deoz: i* Denx paMagee ne demandent , pour êire laits , pas plus de temps qu'an seul, et ne eaosent conséqnenuoent ancon retard; a^ Voulant épargner le travail et la difficolté d'un logenient dans la demi-lune basse , et emporter la demi-
3] 4 KSSAI cfeKÉRAL DE FORTIFICATION.
ATTAQUE. DÉFENSE
gardes , par des descenles bliodéc», du éh^min couveH : et , puÈrê U /«* pour faire ensuite le passage du d'aHiilerie <Ui demirlunes capUachem:n couvert, par des épaule- ie$ si dcâ factê dé» éustwnt cayi-* mens de gabions , (asciocs et terres tauao , anjfevi imtarû, dé dêuœ em^ rapportées du couronnement en braturtt\4>iQÛu ^ fereieê dans is arrière. On amène pièces et muni- f(W*ap0( dé eha^v» oriUon, tirer tions aux batteries commencées le a«#e avanUi^t mr U «ourotUMsnefU quatonième jours^et l'on achève de dm chemin ooiMKrt dê$ j4ép$s d\ former les batteries commencées wu» nMroMUt* dans le reste du couronnement du chemin couvert de la demi lune, et de celui des faces de contregardes cxtérieurei au front d'attaque.
Au jour, on perfectionne le couronnement des places d'armes rentrantes, et l'on j travaille à des batteries. Celles qui viennent de recevoir leur artillerie,, tirent et concourent avec celles déjà mises en action , à raser les faces basses qu'elles ont en tête , et à contrebattre les faces hautes. Elles kt hfttcnt aussi d'ouvrir une trouée au droit des banquettes, tant de la demi-lnne inférieure du front d'attaque, que des faces de contregardes intérieures i ce front , pour enfiler promptement ces banquettes , et y interdire tout feu de mousqueterie,et même toute apparition à l'assiégé. Dès l'instant où cette opération est faite, on travaille aux épaulemens des passages du chemin couvert , et ensuite aux passa-
Itsne banta (aa cat.cpie l'auiégj ose la défendre) par les deux broches faites aax ex-> trëmiléft de »et faces , deax passages de fossé m'ont para nécessaires , poar contenir et conduire sans confusion à ces deux assauts simoltanés , le nombre de troapes qu'ils exigent.
Liv. I. cuAP. xr. .3i5
ATTAQ13E. DÉFENSE.
ges de» fossés. Les ballerics eo face des conlrc-gardes s'occupeot aussi â les raser le plus bas possible, pour commencer aussitôt après à cootrebattre les flancs du front d'attaque. •
DlX-SBPTlkllV VV1T.
Les batteries du reste du couron- L'assiégé qui n'a plus de feux de nemeot des brancbea du cbcmin mousqtuUrit à faire^ du moins au . couvert sont achevées, on y amène front d'attaque, fait j<mr et nuit pièces et munitions. On continue è les mêmes feux d'arliiUriû qv^ travailler aux batteries du couron- tutus avons mentionnés. H doit Dément des places d'armes ren- aussi travaiiier d ripaisHr tes r^ trantes , et aux passages de fossés, rajtets ou épaulcmens des éatleries Au jour, les batteries nouvelle- de ses faces capitales, ainH que ment armées commencent à tirer, ceux des flancs du front d'attaqué. Celles qui l'ont été précédemment, ayant tiré jour et wiit, ont totalement rasé les faces basses des bastions et dç la demi-lune do ffOBl d'attaque , au droit des fossés pleins d'eau de la demi-lune et des contregardes, et commencent à battre en brèche les faces capitales en arrière de ces trouées. Cea faces capitales, d'aiUeurs , violemment contre*battucs, ainsi que celles des demîlunes colUtérales, ne rendent, non plus que ces dernières, que très-peu de feu d'artillerie. Les f,*ces extérieures des contre-gardes du front d'attaque , qui commencent aussi à être rasées , découvrent à l'assiégeant les flancs hauts du front d'attaque à contre- battre. Pour contrebattre également les flancs moyens, et même les flancs bas, il continue à raser les contre-gardes le plus bas possible , tant de ses anciennes bat -
3l6 ESSAI «iNi&BAL DJf FORTIFICATION.
AITAQUE. DÉFEHSR.
terics que de collet armées la ouit précédcDie» dont celles en face de la demi -lune du front d'aUaque travaillent i en raser les becs basses , au droit des fossés secs en arrière» pour en«!étniîre les caponnîères, coffres et galeries , et faire brèche i l'angle flanqué de la demi* lune capitale.
DIZ-aVlTlfaiB lUIlT^
On achève les batteries du cou- Vatnégi^ oirfrs eairliUerU (fu*U ronpfement des places d*arme« ren- emploie déjà , peut cppoter à ces tuantes» et Tonj amené pièces et nouveUes éaiUrieê encore ^ueiques munitions. fiéee» tirant par det emfnvsuret
Ao four, elles tirent. Elles ont hiaiset , percées dans ie$ courtines, pour objet commun de raseï la por- hautes, tion revêtue des faces basses des bastions du frout d'attaque, de détruire, tant la galerie qui y est adossée , que les ponts sur le petit fossé de l'orillon , et les murs qui flanquent ce petit fossé, de faire brèche à la brisure de la courtine haute, joignant T^pgle du flanc »
en détruisant la casemate à canon qui s'y trouve, et enfin de détruire la sortie de l'aqueduc do petit havre qui se trouve devant chacun des flancs moyens. Celles du front d'attaque ont poarobjet'particuliec de raser les faces de la tenaille ou coorlioe basse, pour en voir d'enfilade les flancs bas. Celles extérieures au front d'attaque, ont celui de ruiner les orillons eittérieurs au front d*attaque en battant les pieds-droits de Icursoasemates.Une aptre partie des canons de ces dernières batte- TÏot, après avoir écrèté le parapet de Textrémité de« contre-gardes, et