‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 64 sur 170 · I.IV. I. CHA.P. XI · texte numérisé non relu

I.IV. I. CHA.P. XI

ATTAQOE. DÉFEiySE.

rorillon , et entraUier la chute do parapet qui repose sur »a voète , et aaesî pour prendre à rever« les flancs

moyens du front d'a'taque, par les Si Vastiigé n'a point prévu ce

trouécB de 4 toîaes , qui se Irou vent dernier effet , e< n'a pas fait à temps

entre les bastions capitaux et leur* dans cette trouée , derrière ies sim-

orillons. ^«* »»**'•« T«** ^ ferment , une forte

Tous ces feux , une fois que leur traverse en terre, ii ne pourra tirer

direction est fixée « agisteot sans aucun parti de ses flânes moyens\

interruption, de nuit comme de wà moment où iU iui deviennent te

^our. pif 9 intéressans.

DIX-VECTlkllE VVll.

L*e0et des batteries mises en L'assiégé , dont ies défenses sont action le jour précédent, joint à prises en tous sens par i'artiiierie celui de toutes les anciennes, per- de V assiégeant ,n*en peut faire que met aux passages du grand fossé très peu de feu, et s'il n'a pas de d'avancer directement vr.rs leur reirOnchemens dans sss bastions , but. L'épaulement qui conduit à doit être extrêmement attentif au Tangle flanqué de la demi-lune ca- progrès du travail du passage de pitalc étant fait , on établit sans ses fossés. Car, s*ii risquait d'ai" dîfBcuité un logement au revers de tendre que ce travail atteignit son la brèche de cet ouvrage^ l'assiégé enceinte iasse , ii courrait risque qui s'y opposerait, pouvant être d'être emporté d'assaut immédiate' tourné par les deux brèches des ment.

extrémités de ces faces. L'assié- Quand même ii aurait fait des géant qui, jusqu'ici, a ménagé les retrancHemens dans ses bastions coffres du fossé sec, afin de s'en capitaux, ils pourraient éien ne servir au besoin comme d'épaule- p€u retarder sa perte, àmoins qu'il mens pour parvenir à ces brèches , n'e^t réussi à maintenir ies brisumaintenant les rase entièrement , res de sa courtine en assez hon état , pour mieux aeooarrir et mieux pour empêcher par (eur feu que battre la partie revêtue de la face l'assiégeant ne parvint pardessus basse de chacun des deux bastions, tes ruines des casemates des otiiions ainsi que les mun et les ponts eu dans les fossés secs entre les flânes arriére. moyens et hauts , et n'emportât ta

Toutes les batteries de l'assié- place par les Irrêohes qui se trouvent géant sont en pleine activité contre tant aux flancs hauts qu'aux anles différeos objets qui leur ont été g(e$ qu'ils forment avec les {frisures préoéderamoot assignés, et détrui- de la courtine, et mime encore en

5S0 hêSAl GÉN^BAL BS FOBTIFICATIOH.

ATTAQOE. DÉfENSE.

sent tontes les défenses et moyens fraihehUiOÊU cet Prieures à Uur de rissîégtf , ao point qoe celnî-ei Janaio% avec iê$ fmrupas deêJUmcM n'est plus défendu que ptr U lar- maymu. Ce dernier danger est si genr des fossés de son corps de peu eMmèngve^ qu'il a été prévu pUoe, et par le temps considéra- peur l'auteur lui-même , qui y a ble qu'ils denundent à l'assiégeant* peurvu , eu avertiesani de dtsùontipour en faire le comblement et le «mist eee parapeit à la distance de passage* Car, une Ibis que celui-ci ^ou^ toises de la courtine eapitaie. les aura trarersés , et aura atteint Mais^ outre qus par là on se priveles faces basses du liront d'attaqœ» rail d^un feu prédeua pour la diet le fiossé sec en arrière , il y sera fenu du fossé , on déùouvriraii mis i l'abri de tout feu des flancs , d'anAoeU le flâne lunU qui par eeUe parla masse de l'orillon qui, dénué Irouée seraii faeUomeni mis en de sa casemate et du parapet qu'elle ^éehe* supporte , non seulement ne flan* que plus ce fossé , mais même empêche que quoi que ce soit ne le flanque. Il n'anVa également aucune sortie è y craindre; les ponta sur le foisé de roriUon extérieur au front d'attaque , de chaque bastion de ce Iront , étant ruinés , aussi bien que la galerie adossée à la face basse, qui était l'autre communication de cetorillon au fossé sec du bastion. li ne reste donc éridemment , à l'assiégé , aucun moyen de .rentrer dans les fossés secs des bastions du front d'attaque.

▼.R^TIBHB RVit.

Les passages de fossés commen- L'assiégé rèmmii^Umê les feuœ cent k s'approcher de l'enceinte d'oHiittrie ei de mousqueterie qui basse ; et« comme le fossé n'a que luiresienl^ sur le tra/vaU de» pas- 6 pieds de profondeur d'eau, il doit, sas^ de fossés» peur en eontrarier^ malgré sa largeur, n'être pas eztrê- retarder et rendre eeûieuoi les promement long i combler, au moyen grés» Malgré l'état de ses défenses , de fascines, gabions et daics char- lee feuœ de prqfseii&n,^omées, frétées de terres prises au revers des nades^ pierres et euHeut f^uœ d'orcontre-gardes , à moins q ue quelque Ufiee, ne peuven^ui être interdits .

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