LIT. I. CHAP. XI
ATTAQUE. DÉFENSE
manoeuvre d'eao n'apporte à ce S'U a guettes moymt de produire
trat aîl des dlflBcuilëtf» et ne requiert» dans ton fossé un courant d'tau^ ie
pour son exëcation des précautions momtni est venu if en faire usa^o,
extraordinaires. Au surplus , ce tra- Plus tôt , ia iarqeur qui resterait
▼ail se fait sous la protection d'aises encore au courant , en réduirait
de feux, pour pouvoir Ctre poussé l'effet dpeu de ehoee; fdus tardy les
sans interruption, tant de jour (quoi passages enracinés sur ie iaius des
qu'avec plus de précaulioo, et con. iréehes seraient ptus diffioiiis à
Béquemment moins de vivacité) emporter, que de nuit.
TlKGT-tltlBHE KtlT.
On pousse ie travail des passages L'assiégé qui voit approeder son
de fossé avec d'autant plus de viva- hetsre fatale, doit inen se consul-
cité , qu'ils sont plus près d'altcîn- «er, et voir s'il a dans tes rttran:
dre i leur b«C. S'ils y parviennent , ehemens qu*U peut avoir faits dans
comme il est vraisemblable, avant ses bastions eapitaum^ et dans les
la fin delà nuit, on fera reconnaître moyens d'interdire à l'assiégeant
l'état des brèches des bastions capi- l'accès aux érécites de ses flancs
taux , si et comment eiles sont re- itauês et des brisures de ses nourti-
tranchées. On enverra également nés ^ de quoi se rassurer sur l'évé-
reconnaître s'il j a moyen de passer nement de l'assaut,
au travers des ruines des orillons. Quant au» retranehemens^ quoi-
pour parvenir aux brèches des flancs que nous nous soyoTis , sn quelque
baulB et des brisures de la courtine façon^ interdit dans ce premier H»
du front d'attaque. Oo tient sur les vre l'eœamen de œ moj^cn d^ajouter %
passages du fossé , et dans les tra- à la fbrce des places , réservé pour
▼aux le plus à portée en arrière, les le livre suivant ^ et qu'en oonsé»
troupes prêtes pour l'assaut. Quel- quenee nous n'ayons jusqu'ici ap-
ques-uncs sont monies d'échelles préeié dans aucun cas , ia durée de
qui , attendu le peu de hauteur des résistance qu'il peut ajouter à celle
revôtemens, peuvent être portées des différentes places dont nous
et placées avec f-icilité, et aider par avons éaianeé l'attaque etia dé-
l'escalade des mur^ encore debout, fense, nous ne pouxons nous em^
au succès de l'assaut donné à la fois pécher d'observer que, par lept^l
i toutes les brèches praticables. de haaieur des revétemêne, et par
Au jour, ou mieux encore va la faoUitc qu'il tf a de parvenir
instant avant qu'il paraisse, assaut, auts flancs et A la courtine , en
mime tetnps qu'aux faces des hat'
* I. '-il
39 2 KSSAI GÉKiRAL DE rORTIFICATIOH.
ATTAQUE. DÉFENSE
nutU U moins froprû ds imu à fmirêMsag^dëeêmoym^de dàfenté, jÉMsHt êmm nous y arrêter daymm- Ukge^ lÊOm» diêom fu*muJour Var^ Hé^ iaUra ia ekmnmdê^ am fu'ii urm wmfùfii é^mêêâmâ.
On ne croit pas qu*il poisse rester dans Fesprit du lecteur le moindre doute sur les progrès et Tissue de Vattaque que nous venons de détailler, à moins que ce doate ne porte sur la possibilité de raser des ouvrages en terre, par des bombes horizontales. Outre ce que nous en avons déjà dit, nous espérons en donner une démonstration, qu'on touchera, pour ainsi dire, au doigt et à Kœil, dans la planche trentième , où les efièts de chaque bombe sont successivement représentés avec une vérité que personne^ ayant tant soit peu de connaissance de la manière dont la poudre agit dans les mines , ne pourra contester. Au surplus , quand même on s'obstinerait à ne point admettre ce moyen ('^), il en resterait d'autres , moins prompts à la vérité » mais non moins sûrs , de s'ouvrir l'entrée de la place \ car les contre-gardes ayant 9 toises d'épaisseur au
(*) Jusqu'à ce que des expériences aient é\Â faites, qui constatent TefE cacité du moyen que l'auteur propose pour raser les parapets en terre , on ne peut pas l'introduire dans une attaque qui doit être mise e» parallèle avec une autre où l'on n'a supposé que l'usage de moyens éprouves. Les projectiles creux peuvent sans doute , par les dégrada^ tious qu'ils causent dans les masses couvrantes en terre, y préparer ou rendre plus facile le logement du sapeur, mais il y a loin de cet elTet au rasement de cet maises , lorsqu'elles sont en terres rassises. Ed.
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niveau de Veau , c'est plus d'espace qu il n'en faut pour y élablir les contre-batteries des bastions , et cet établissement n'éprouverait d^ailleurs aucun autre obstacle* La seule difficulté de Tattaque qui aurait adopté cette marche, ne couiiîsterait qu'à s'établir sur les enveloppes de terre des ouvrages capitaux , en dépit des obstacles de tout genre qu'y opposeraient le fossé sec en arrière , et les ^ chicanes d'une guerre souterraine que donneraient moyen de faire les galeries adossées à la contrescarpe de ce fossé, cpie cependant leur peu de solidité expose à être ruinées par l'assiégeant ayant d'en avoir éprouvé Tefiet. Nous ne nous étendrons pas là-dessus davantage *, ce que nous en dirions ne serait maintenant que difficilement entendu du lecteur, qui y suppléera facilement de lui-même lorsqu'il aura lu notre chapitre deê CorUre^mines»
Peut- être nous fera-t^n le reproche , en apparence fondé, d'avoir accumulé contre ce système une profusion de moyens dont n'approche point ce que nous en avons empioyé contre les autres , et coDséquemment d'avoir al* téré à son désavantage les élémens de la comparaison que nous faisons de sa force à celle de ces systèmes. On s'étonnera qne dans notre attaque le nombre des bouches à feu. des batteries du couronnement du chemin couvert ne s'élëvepas à moins de i4o. On prétendra que la tnultiplicité et la complication des objets assignés à ces batteries , l'adresse et la .sorte mêmç de subtilité avec laqudle elles enâlent les moindres trouées par où il est possible de prendre quelque avantage sur l'assiégé , sont autant de causes dans les effets desquelles il y a à la guerre et sur le terrain , d'autant plus de déchet à craindre , qu'ils sem*blent eu admettre moins en spéculation et sur le papier, et l'on en conclura qu'il n'en reste pas moins à ccsysièmr
524 JiSSAI G&VtjikL DK FOBTIPICATION.
une supériorité d'autant mieux acquise ^ que nous avons mis plus d'efforts à la lui ravir.
Notre réponse sera, que ce système opposant une grande multiplicité de chicanes à Tassiégeant , celui-ci est bien forcé d'employer contre toutes celles qui «peuvent lui nuire, des moyens de destruction qui en conséquence ne peuvent être que très multipliés. Ce n'est donc point par choix, mais par nécessité, que dans notre attaque nous déployons cette profusion de moyens, qui, bien loin d'être au désavantage de ce système , en démontre éminemment le mérite et la force » lesquels se composent autant , sans doute , de la grandeur des moyens de réduction qu'il exige , que de celle des moyens de résistance qu'il fournit.
Quant à la quantité de bouches à feu employées dans les batteries de brèches et les contre-batteries , nouS nous somntes crus d'autant plus en droit de n'y n'en épargner, que l'auteur s'est évidemment exagéré l'avantage qu'il a cherché k se procurer à cet égard sur l'assiégeant , par les trois étages et la longueur de ses flancs, auxquels il a supputé, ta toisô à la main, qu'il serait impossible à celuici d'opposer un feu égal ; c'est parce qu'en effet cela est réellement impossible de front , que nous avons cherché tant de moyens d'y parvenir d'enfilade et de revers. C'est parce que le boulet n'eût fait que peu d'effet contre les ouvrages en terre , que nous lui avons substitué les bombes horizontales , et que nous Tavons réservé pour contre-battre de plein fouet les batteries, et pour détruire les maçonneries. Au reste , quoique notre artillerie de brèche se compose de toutes sortes de bouches à fca , canons , mortiers et obusiers , et en soit d'autant plus facile à compléter, nous nhésitorions pas à y faire au be-
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ftoîn nue réduction semblable à celle que nous avons faite à nos batteries à ricochet ; car, potirvu que les nftmes objets soient battus 4ans le sens que nous avons î|»diqué , ils B*en seront pas moins atteints ^ et notre but u*en sera pas , à la longue , finalement moins rempli par un nombre modéré de pièces, que par celui que nous y avons assigné, et c'est ici le lieu d'insister sur un principe fécond en conséquences , dont nous aurons souvent lieu de faire usage : a Ce n'est pas par la supériorité du nombre que <« Tartillerie assiégeante triomphe presque constamment « de Fartillerie assiégée , mais par sa Bonne disposition « et par la faculté que lui donne sa position environnante (( de choisir ses emplacemens ; si aux avantages de cette « position favorable se joint encore celui du nombre , il (( lui sert à la vérité à abréger sa tâche et hâter ses suc- (( ces » mais il ne lui est nidlement nécessaire pour les <(. assurer. » ^
Noq^ ne prétendons point cependant qu'à la guerre et sur le terrain > il ne se rencontre souvent des diiScultés , et qu'on u*éprouve quelquefois des accidens impossibles à prévoir en spéculation, et desquels on ne peut conséquemment tenir compte sur le papier ; mais outre que l'assiégé n'est pas plus que l'assiégeant à l'abri de ces accidens, et que ce qui nuit au premier profite nécessairement au second \ . n'est-il pas également possible que des hasards heureux, des directions bien prises , une adresse et un tact que donne seule la présence des objets , ne procurent à quelques-uns des nombreux ijioyens de destruction de l'assiégeant, une intensité plus grande et des effets plus prompts qu'il n'est possible et surtout sage de les présumer en spéculation ? Nous persistons donc â ne tenir aucqi) compte de ces causes accidentelles , qui , im-r
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possibles à évaluer, n*en devraient pas moins , quand elle^QHrraîent I^ètre avec la dernière justesse, encore être nepîgées, à cause de l'incertitude du sens favorable ou défavorable dans lequel elles doivent agir, et nous nous en tenons à admettre comme prouvé ce qui est évident sur le papier, sans nous laisser détourner de cette évidence par Tavcugle crainte ou la menace téméraire d'obstacles vagues et indéterminés, que la guerre et la réalité des objets doivent , dit-on , amener sur le terrain, tandis que la représentation la plus fidèle de ces objets , et le calcul approfondi de tous les événemens tant soit peu possibles à prévoir, n'en font découvrir aucun.