‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 75 sur 170 · LIT. I. CHAP. XIII · texte numérisé non relu

LIT. I. CHAP. XIII

tionnées prennent sur eux un commandement de a piedi, et leur parapet de maçonnerie étant tenu à 6 pieds de hauteur seulement , tandis que le parapet en terre des contre-gardes et du corps de place en a 8 , c'est réellement un commandement de 4 pî^s que le terre-plein des tours a sur celui de ces ouvrages. La tenaille , tenue très-basse , n a aucun commandement sur le chemin couvert.

Le parapet des tours n*est que de maçonnerie , pour qu'il puisse être réduit à 8 pieds d'épaisseur^ et leur conserver assez de capacité intérieure pour recevoir du canon et Yj servinavec facilité. Le corps de cette maçonnerie,.au feste, est de briques, afin que le boulet y fasse moins d'éclats, mais il est percé d'embrasures dont les angles en pierre de taille en peuvent donner de fort dangereux. Chaque tour est fermée à sa gorge par un mur de 4 pieds d'épaisseur, dont la plongée porte vers l'intérieur de la place , en sorte ^'elle fait FeiTet d'un réduit ou redoute, dans l'intérieur 4e l'enceinte : une porte de 8 pieds de largeur est percée au travers de ce mur de gorge.

Sous les tours se trouvent de grands souterrains , dans lesquels on descend par un escalier, dont l'entrée placée au milieu de leur gorge se dirige en capitale, et se distribuant ensuite à droite et à gauche, arrive le long de leurs flancs à 6 pieds au-dessus du fond du fossé. De ces souterrains on descend dans le fossé par des poternes qui débouchei\t de la courtine joignant l'angle de flanc de la'

fiices tant àes demi-limes que des contre-gardes ont trois pieds de défilement da saillant aux angles dVpanle. Les tours ont deux pieds de eommandement sur les courtines. Bdit.

^5o ESSAI oilfiBAL BB FO&TJIPICATION.

tcAir, et condui^aat par de petits ponts sux escaliers placé# à rarrondissemeiit de la gorge des contre-gardes , lesquels prennent naissance à un palier âevé de lo pieds au*-de8sus du fond du fossé. Le centre de la toor est occupé par UB autre souterrain destiné à être le magasin h poudre de ses batteries basses. Bans le troisième système, il y a aussi sous les flancs des petits bastions des souter. rains â Tépreuve , servant k placer en batterie un canon sous chaque flanc.

Yoipi conunent.se font les communications aux ouvrages extérieurs : on descend dans le fossé par de grandes poternes percées sous le milieu des courtines ; de là on monte par des rampes sur le terre-pleib des tenailles de droite et de gauche , duquel on passe par des ponla aux contre-gardes ^ et l'on monte dans leur intérieur par des poternes en rampe. Cette communication nécessaire pour le canon , ne Test pas pour les honunes qui , des poternes des tours, peuvent passer directemen*! dans les contre-gardes , par les escaliers qu elles ont ji Tarrondissèment de leur goi^e.

Au Neuf-Brisach , qui est la seule plaoe construite suivant le troisième système , oii a tenu le revêtement des contre-gardes et autres dehors à hauteur de la contrescarpe » et élevé le surplus du relief de ces ouvrages en terre , après avoif laissé sur le sommet dse leur retèitement une berme de to pieds de largeur, sur Uqudle tm a planté une haie vive. On peut douter que ee demirevètcment et cette berme qui a permis d'en diminuer répaisseur, soient parties intégrantes du système. Il est plus probable qu'ils doivent leur existence uniquement au désir qu'on a eu d'économiser sur les frais de la construction de cette place.

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