‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 76 sur 170 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Attaqué €lt déf^nsfi inné placp dç(un4M iUum demien

sy^VMs 4c Vayihan.

Je croîs Vavoir déjà dil -, tout àj^r^ V^QfLque des places de ces àenx systèmes se passe jusipi'à la prise des contre* gardes y comme dam Tattaqui^ des places feriifiees k Tordinaire. En effet , ces contre^^ardes lieonent exactement li.eu de bastions ) elles oat en avant et dans rintervaUe <jui les sépare , leur demi-flune et leur tenaille , dans les mêmes positions où Tune et Tatttre seraient par rapport à de véritables bastions , et le corps de place qnî est en arriére ne fait sur les approches qoerçfiEet qu'y ferait ime coqrtine ordinaîrer Rien donc d*étonnant que ce qui ar<rive à la première moitié au moins de IV^taque d'nzie place du premier système de Yauban » arrive au com* mencement de Tattaque d'une place des deux derniers, et que la différence des résistances que font Ftme et Vautre places , se trouve toute entière dans ce qui se passe è la défense de la dernière , pendant et après la prise de ses contre^gardès.

Il serait plus juste c^endant > è consîâéner ces deux systèmes en général, et sans en restreindre Tapplicatioa à des polygones d'un petit npmbre de oètés , tels que ceux qVils ont servi à fortifier, lesquels ne s'élèvent point au-dessus de l'octogone \ il serait , di$-je » plus juste de les comparer, quant à leur attaqua et défense jusqu'à l'époque de la prise des contre-gardes , au système de G>rmontaingne , qu'au premier système de leur illustre auteur ; car leurs demi-lunes , de ^5 et de 55 toises de

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capitale, alignées à lo et â i5 toises des angles d'épaule des contre-gardes , ont évidemment serri de moçlèles à celles de Cormontaingne , et ont , de même que ces dernières» la propriété de prendre à revers le couronnement du chemin couvert du bastion ou de la contregarde qui en tient lieu , et par conséquent d*empècher la prise de oe chemin couvert jusqu à ce qu'elles-mêmes soient prises : propriété bien plus sensible et bien plus indisputable à la ligne droite et aux polygones d'un grand nombre de côtés , qu'à rhexagone et à F octogone où elle n'est cependant pas sans influence. Mais , comme ce n'est ni d'un hexagone ni d'un octogone que nous avons à examiner l'attaque et la défense , mais en général d'une place construite suivant l'un des deux derniers systèmes de Vauban , nous devons suivre une marche qui convienne à l'attaque de ces systèmes , k quelques polygones qu'ils puissent être appliqués, et cette marche sera la même que celle que nous avons suivie à l'attaque d'une place de la construction de Cormontaingne : attaque que nous avons dirigée contre un seul bastion et les deux demilunes collatérales , et que aemblablement nous conduirons ici contre une contre-garde et les deux dedii-lunes collatérales.

La marche de la défense sera également la même : l'assiégé fera dans la contre-garde de l'attaque des retranchemens comme il en eût fait dans le bastion. Si la contre-garde était pleine et à plein revêtement , la meilleure forme à donner à ces retranchemens serait celle de coupures (i), partant de chacun de ses flancs^ les

(I) Planch. 35, fig. 2 , A.

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