‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 87 sur 170 · LIV. II. S · texte numérisé non relu

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efforts qu^on aurait faits pour lui présenter la place plus forte par toutes ses autres faces.

On s*ëtonnera peut-être de ce que nous ne comprenons pas les casemates (i) au nombre des moyens d*ajouter à la force des places. Voici nos motifs. Comme souterrains à répreuve de la bombe, les casemates sont d^une utilité incontestable dans les places assiégées , pour tenir en sûreté les hommes» et surtout les munitions. Je dis , surtout tes munitioTiS, parce qu'il est rare que le séjour qu'y font les hommes , ne leur soit pas à peu près aussi pernicieux que celui qu'ils feraient en plein air, e^cposés «ux bombes de l'ennemi. Comme moyens conservateurs, les casemates sont donc quelque chose , moins cependant qu'on ne le croît communément. Comme moyens de force , elles ne sont rien , peut-être moins que rien. Car, d'une part , on n'a jusqu'à présent pu les préserver d'une fumée suffocante , et , de l'autre , ou leurs embrasures excessivement larges, percées dans un mur fort épais, ont été trop ouvertes aux boulets de l'assiégeant , ou , pour réduire la grandeur de ces embrasures , on les a percées au travers de murs trop minces , pour n'être pas facilement détruits par rartiUerie ennemie. Nous ne pouvons donc accorder aux casemates , telles qu'on les connaît maintenant (***) ,

(t) Par casemates , les ingdnieurs entendent des souterrains perces ^ d'embrasures , descjuelles on paisse faire feu sur l'ennemi. Le reste du militaire entend par U des souterrains routés a TëpreuTe , où la garnison et les munitions de guerre et de bouche puissent trouver un refuge contre les bombes et les boulets rouges.

(*) On a, dans ces derniers temps, construit, dans plusieurs places de France, des casemates qui paraissent exemptes des défauts dont parle M. de Bousmard. Ed.

6 B6SAI GànkhJLL DE POBTIFICATIOH.

d*ètre un moyen de force. Elles n'en seront un, que lors» que parfaitement exemptes de fumée , elles auront leurs embrasures percées au travers d'un parapet de terre : deux clioses qui ne sont pas plus impossibles Tune que Tautre, comme nous parviendrons peut-ètrç a le faire voir en tempft et lieu.

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