CHAPITRE PREMIER, Des retranchemtns intérieurs
Par tout ce qui a précédé , on a pu se convaincre que les relranchemens intérieurs étaient essentiels à la défense des places. On a vu que toujours nous avons sup* posé que , pendant le courant des approches , l'assiégé ne manquai^ pas d'en faire dans les bastions du fi^nt d'atta* que. £t^ en effet, c'est le seul moyen de s'assurer que la garnison soutiendra*) 'assaut au corps de place, et ne se rendra pas dès l'instant qu'elle y verra une brèche. C'est donc aussi le seul moyen d'obliger l'assiégeant à faire un épaulement au passage du fossé , et à faire un logement au haut de la brèche. Or, de toutes les opérations de l'attaque , ce sont ces opérations extrêmes qui sont sans contredit les plus épineuses et les plus meurtrières. C'est bien pis, si le retranchement est assez solidement construit, pour obliger à y £ûre brèche par le canop ou par la mine. La difficulté de descendre du gros canon au fond du tossé, et de le remotiter au haut de la brèche , et tout cela sous le feu du flanc opposé -, cette difficulté , dis-je , portera naturellement l'assiégeant à préférer la voie de la mine. Et alors quelles longueurs ! Ek , pendant leur durée, que