‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 89 sur 170 · LIV. II. GHAP. I · texte numérisé non relu

LIV. II. GHAP. I

de pertes dans ces trayaux du couronnement du chemin couvert, du passage du fossé» et du logement de la brèche ^ si rapprochés de Fassiégé, et si pleins de monde et de mouvement! Ce sont ces considérations qui sans doute avaient inspiré i Cormontaingne Tofûnion que le meilleur moyen peut*^tre d^ajouter à la force des places , était de faire à ceux de ses bastions qui étaient susceptibles d'attaque , des retranchemens intérieurs avec escarpe et contrescarpe en maçonnerie. U en proposa de différentes formes , suivant celles des bastions.

Quand les bastions, fort obtus (i), laissaient entré leurs épaules une distance considérable, la forme qu il eût préféré de donner à ces retranchemens , eût été celle d'un front de fortification, allant d'une épaule à l'autre ('*')^ afin de conserver la totalité des flancs » et de leur action sur les (osséa et chemins couverts des bastions coUatélaux (d). Un retranchement de ceue sorte , avec fossé de 6 toises de largeur, traversé par une caponuière couverte et crénelée, bordé d'un chemin couvert de 3 toises

(1) Pknch. 36,% 1.

(*) M^orial pour la fortification permanente, pag. 125. Mémorial pour la àéSeme, pag. l&S, pi. 10, fig. 74. Ed«

(2] Des camarades , à l'amidë et aux lumières desquels j*ai une ëgale confiance , m'ont ayerti d'un danger qui menace ce retranchement; c'est d'être enfile et pris à reyers du même canon qui contre-bat et ruine les flancs du bastion. Ils préféreraient en cons^uence, que le retranchement partit des angles de flanc de ce bastion , et allât d'une courtine a l'autre. On a yu par quel motif je dësire conserrer jusqu'à la fin , l'usage des flancs du bastion retranche ; les tenailles doivent empé-* cher que ces flancs ne soient ruinés par leiu- revêtement , et rien ne s'oppose à ce qu'on en répaisnsse les parapets par derrière , A mesure que les contre-batteries les amincissent par devant. Malgré tout cela, »

seulement de largeur, mais avec place d'armes rentrante au centre , et dont la crête lui serait soumise de 3 pieds à 3 pieds et demi prendrait certainement de très grands avantages sur Tattaque , si surtout^ ce qui est facile, on lui donnait sur les faces des bastions un commandement de deux ou trois pieds, i"* Il permettrait de soutenir Tas-* saut à la brèche du bastion , avec vigueur et opiniâtreté ; avec vigueur, puisqu'on aurait un espace considérable pour le rassemblement et les manœuvres de la troupe qui le soutiendrait ; avec opiniâtreté , puisque cette même troupe aurait sa retraite assurée dans le chemin couvert du retranchement. 2" Le terrain en avant de ce retranchement se resserrant , à mesure qu'il s'en éloigne , jus<> qu'à finir à rien , à l'angle flanqué du bastion . dont le retranchement , au contraire , occupe la plus grande largeur , l'assiégeant y serait toujours débordé , et battu d'un feu supérieur, dans ses approches , de la brèche du bastion , à la contrescarpe du retranchement ^ ce qui serait le contraire de ce qui lui arrive dans le cours du reste du siège. S"" Il faudrait que l'assiégeant fit de nouveau, et couronnement de chemin couvert , et descente de fossé , et brèche 5 puisque l'escarpe et la contrescarpe du retranchement sont supposées revêtues l'une et l'autre en maçonnerie. S'il prétend y faire brèche parle canon^ nous avons déjà exposé les difficultés et l'embarras qu'il y rencontrera. S'il préfère la voie delà mine, il peut en UX)uver

j'avais à recommeocer, je pourrais bien reculer mon retranchement jusqu'à hk naissance des courtines. Au reste , le lecteur^ quia cette discusàoD gagne d*aToir deux manières de faire ce retranchement, au lieu d'une, pourra se décider sur le choix.

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