LIV. II. CHAP. I. l
ATTAQUE. DÉFENSE
que l'oncroie sûre^ on attend Vassaut, et dans cette dernière supposition ,
DOrziBMB NCIT.
On dofuie l'assaut. On soutient l'assaut.
Telle est la durée de l'attaque de cette sente de retranchement, qu'on ne nous accusera pas.d'ayoir exagérée, si Ton a bien vouln nous suivre dans Texamen que nous avons fait de ses difficultés , en en détaillant les circonstances, ainsi que celles de sa défense. Ce moyen ajoutera donc une durée de la jours de tranchée ouverte ('*'), à la force dea places auxquelles on Fapplicpera , sans compter œ dont il augmentera cette force, par la faculté qu'il donnera d'y soutenir l'assaut aux bastions avec toute la sécurité imaginable (i).
(*) 10 jours smyant Gormontûngne , et 1 1 jours , en supposant la re'sistanee poussée jusqu'au dernier instant. {3ïémorial, tom. !<', p. 132.)
Edit.
(1) Ce dernier p<nnt n'est pas peu de chose, quoique notre méthode ne nous fournisse pas de données suffisantes pour éraluer la durée dont il pourra prolonger la défense , et que nous n'en puissions , par conséquent, faire toacheT au doigt et à l'oeil, la iraleur précise. Qu'il nous floH cependaDt pcnsU d'obsenrer que , si donner un assaut pasae pour renirepfftse la plus périWeuM , encore aujourd'hui qu'on eat déshabitué d'en soutenir, et qu'en conséquence rien n'est disposé pour oek dans les places, que deTtu^t-on penser de celui qui nous occi:qpe» oàla troupe qui le soutiendra , se présentera à l'assaillant sur on front double ou triple de celui que la largeur de la briche permet à celui-ci de prendre , et cela sans le masquer le moins du monde , au double étage de feu des faces du retranchement et des branles de leur chemin cou-
l6 ESSAI GÉNÉRAL DE FORTIFICATION.
Quand les bastions trop aigus (i) ne laissaient p&s entre leurs épaules une distance suffisante pour y déployer un firont de fortification d'un relief et d'une capacité con* Tcnables , Corxnontaingne préférait de donner à son retranchement, la forme d'un cavalier ; ce qui lui procurait de l'effet sur toutes les approches de l'ennemi^ depuis le commencement de l'attaque jusqu'à la fin du siège. n défendait les faces de ce cavalier, ainsi que leur fossé , par des coupures en retirades , dont la plus avancée coupait la face du bastion près de l'épaule , et l'autre était assez reculée pour qu'il n'y eût dans le fossé du cavalier aucune partie morte on privée de feu (^). Ce cavalier devait avoir 6 pieds de commandement sur le bastion , avec lequel , au contraire , les coupures étaient de niveau.
Cette sorte de retranchement, beaucoup plus propre que la première à seconder le bastion , dans ses effets sur la totalité de l'attaque, l'est beaucoup moins k défendre la brèche , ainsi que le terrain à parcourir entre elle et lui. n faut donc le compter pour beaucoup comme cavalier, et pour peu comme retranchement. En effet , par là même qu'il a autant de commandement sur le bastion , sea parapets , nullement garantis par ceux de cet ouvrage , seront labourés par les ricochets ^ écrètés par les
Tertf Ajontex à oda» kirctraite assurée dans la petite place d'anoe» rentrsDte et dans le {oaaé en arrière pour en ressortir aussi souvent qu'on le voudra, sur l'assaillant fatigue et rebuté dy feu efirojable qui le prend en tous sens ; puis essayes de pcner un terme à la perte d'hommes et de temps dont il faudra qu'il paye le succès d'un pareil assaut.
(1) Planch. 86» £g. 2 et 3.
(*) Ce tracé est tiré deV£xereicè de tEeole de Méùéres sur les fortifieationt ; il a été ajouté au Mémorial , t. f , p. 1 26. Ed.