‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 96 sur 170 · LIV. il. CBAP. t · texte numérisé non relu

LIV. il. CBAP. t

coups de plein fouet, et n'auront plus, lorsqu ils de^ vront agir comme retranchement , cette fraîcheur de défense qu auroDt conservée les premiers. Laissant d'ailleurs trop peu d'espace entre eux et le bastion , pour avoir un chemin couvert , les défenseurs de la brèche du bastion manqueront de terrain pour manœuvrer, n'aii-^ ront pas de retraite sûre , et conséquemment ne pourront ni animer ni opiniàtrer leur résistance. De plus, le peu de terrain compris entre la contrescarpe du cavalier et la brèche pourra être ouvert et traversé par les fourneaux de Tennemi, qui en jetteront les débris dans le fossé du cavalier, lequel alors pourra être battu en brèche de la même batterie qui aura ouvert celle du bastion ; ce qui épargnera à l'assiégeant , et beaucoup d'embarras , et beaucoup de temps. Nous pensons donc que, si celte sorte de retranchement a plus que le premier évidemment la propriété de contribuer à rendre le siège meurtrier dès son commencement, le premier aura bien plus que celui-ci la propriété plus essentielle de rendre le sîége plus long , et sa fin plus meurtrière. Il ne faut pas , au reste , que j'omette de dire que ce cavalier permet de placer sous la masse de ses terres des ca (mates excellentes , ce qui, dans quelques cas , peut lui f.ire donner une préférence bien fondée sur Tautre sorte de retranchement, qui, d'ailleurs, ne peut être adaptée avec succès à des bastions de peu de capacité, ou dont les épaules seraient trop rapprochées l'une de l'autre.

Voici , au reste , le journal de l'attaque de ces eava^ lUrs-rciranchcmcnê , dans les deux cas très distincts , où il y aurait en avant du cavalier assez de terrain dans le bastion pour y établir des batteries , et où ce terrain trop étroit forcerait de recourir à la voie de la mine, sinon

iS ESSAI céniBAL 0B fOBTiPICATIOlf.

poor faire brèche au retrancbemenl , du moiat pour eu-* vrir au travers du bastion , une trouée qui permit à la batterie qui aurait fait la brècbe de ce dernier, de faire encore celle du retrancbement. Nous plaçons en regard Tun de Tautre, ces deux journaux d'attaque , pour qu'on puisse d'auunt mieux juger laquelle des deux sortes de cavaliers a quelque avantage sur Tautre, et mérite la préférence.

ATTAQUE DU CAVALIER. J^TAQUE DU CArAUBR,

Dmis le Cas oi Ton pcot placer des Dans le cas où Von ne peut placer batteries aar le baalîao* de batteries sur le bastian.

PSBHIEBB BfitV.

Après l'assaut donné à la brèche ^pràs l'assaut donné à la hréànhMÛ<m{i),\'taàéf^emteacon' che du bastion y l'assiégeant en nnne le aonuDet par wa lof^ement, couronne le sommet jmr un lûge^ qu'il prol<mge dans Tintéicar de »««»*♦ qu'U prolonge dans l'ûué' l'angle flanqué de ce bastion , où a '^«'' ^ l'angle flanqué de cet outraTaUleimmédiatement à l'établis- *'«'««'» ^« ajrant attention de se sèment de batteries de perrien et '««•• P^^^*f^rs de la portée de mortiers léger, à grenades, des- la grenade du retranchement. queUcsapuissemcommoder sur4e- -^^jour^ U perfectionne ce la-

champ l'intérieur du caTalier. ^T^*' ^/ ^"^ ^ ^"'^ ^

. . .1 ^j. .• I mineurs» d'oà d puisse pousser

▲v lomr , u petCsctiomie ec lo- . ' j «^ i -

' ' ^^ ., . des rameaux derrière la contres^

g«nentetcesbattenes, qnrilmet ^^Ou retranchement, et la faire en état de tirer pour la nmt sm- „^ter , ainsi que ce qid reste dm '^*"^* terre-plein du bastion , en arrière

de la brèche y dans le fossé de ce

retranckemmtt.

(i) Flaacb. S6. Bf.sctS.

UV. II. CDAP. If. lA

Page 1