‹ Essai historique sur l'abbaye de Saint-Martin d'Autun de l'ordre de Saint-Benoît; (volume 2)Chapitre 19 sur 62 · INTRODUCTION XXXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXIX

lique et jeta les fondements d'une abbaye , dignes toutes deux de saint Symphorien. Lui-même élut le lieu de son repos près de celui du martyr. On voyait encore son tombeau au XVIII' siècle, à côté de la erypte où avaient été déposés les restes de la famille de Symphorien. Il était de marbre blanc , en forme de coffre , avec le monogramme du Christ entouré de deux roses et de deux palmes surmontées de deux colombes, symboles de TEsprît-Saint ou de Fâme s^envolant au ciel.

Environ quatre-vingts ans après cette fondation , un disciple de Laurens, abbé de Saint-Symphorien, saint lAuthein , né sur le territoire d'Autun , d'une noble famille gallo-romaine, choisissait dans les rochers et les forêts primitives du Jura, en un lieu déshonoré par les superstitions païennes, remplacement d'un monastère. C'était celui qui prit son nom à Siest ou Silèce près de Poligny. Soixante-dix religieux l'occupèrent dès Fjorigine. Leur nombre s'étant augmenté, il en conduisit une partie à Baume- les-Moines, où il eut bientôt quarante disciples.

En 542, Nectarius, évéque d'Autun, étant allé à Milan vénérer les restes de saint Nazaire , y rencontra un pèlerin de Cappadoce , Emanus qui , après avoir résidé sept ans à Rome et en Italie, se dirigeait vers Autun , attiré par une vision au tombeau miraculeux de Symphorien. L'évêque l'emmena et le garda avec lui plusieurs années. Emanus évangélisa ensuite le pays druidique des Karnutes; mais sa vénération pour Symphorien le ramena à Autun au moment de la fête de ce saint. Il attira la foule par ses miracles et reçut des mains de Nectaire les ordres sacrés. Une vision nouvelle

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