‹ Essai historique sur l'école d'Alexandrie et coup d'oeil comparatif sur laChapitre 1 sur 25 · PLAN DE LA SECONDE PARTIE · texte numérisé non relu

PLAN DE LA SECONDE PARTIE

J^ÀNS la première partie de ces recherches nous aTons présenté le tableau des savans de l'école d'Alexandrie et celui de leurs ouvrages , ainsi que les événemens qui ont fait naître y qui ont favorisé ou suspendu ces travaux 9 nous passons à une partie

moins pétiiMe et plus importante de notre tacbei n nous reste à exposer les progrès que récole d'Alexandrie a fait faire aux sciences et aux lettres ; il nous reste à résoudre la question , comment ces progrès ont iimené la philosophie du second et du troisième siècle. Quoique cette question ne se présente qu'à la fin de l'histoire du musée , sa solution en est , pour ainsi dire , et le hut et le résultat* Aussi nous oblige- 1- elle à parcourir toute la littérature grecque de la période dont nous étudions l'esprit; car, pour savoir si l'école d'Alexandrie a fait naître ou si elle n'a fait qu'adopter le nouveau platonisme , nous devons connaître les études de tous les philosophes contemporains de ceux du musée«

S'il ne s'agissait que de résoudre le problème dti renouvell^menrdu platonisme , il suffirait de comparer les études, philosophiques des Grecs hors d'Alexandrie ; mais les tijavaux critiques, littéraires, historiques, mathématiques et physiques , de l'école des Lagides , doivent également subir la comparaison avec les travaux analogues de la Grèce. Ce parallèle seul pourra faire apprécier au juste le plus célèbre et le plus calomnié de tous les instituts . littéraires de Fanti-

quité.

Naguère on doutait encore que les travaux du musée eussent été avantageux aux lettres i on accusait ses savans d'avoir plutôt arrêté la marche de» lumières^ On leur reprochait d'avoir avili la science. à la cour des Lagides,; d'avoir surchargé les écrit* des. anciens de commentaires absurdes .ou inutîlçss ; de n'avoir

publié que des conrpilsttions ; d'aVoiîr t^ leur géiïie dans dei^ leotiirefs immei^ses ; d^ s'êlr é aitoses à des jeux d'eisprit, et d'à voii'pït)féssé, après plusleu¥s ëiècles de recherches , la doctrine la plus incabéreftte , là plus supefstîtîèuse.

Ces jugemens, que ne partagent plUà lés bons écrivains de notre siècle, doivent' s^évanouir au seul aspect des travaux dé Técole d'Alexandrie. Exposer

Fensemble de ces travaux, c'est en faire l^apologie la* plus complète. En les comparant avec ceux des autres Grecs, nous serons étonnés de la prodigieuse fécondité des écrivains d'Alexandrie ; nous serons étonnés surtout de voir les plus belles découvertes dans les sciences exactes sortir du sein du musée.

Si nous devions rencontrer dans ses annales des époques de stérilité, le^ événemens qui pesèrent sur cette école suffiraient pour expliquer ces lacunes; on se souviendrait aussi des malheurs qui anéantirent une grande partie de ses écrits. Ce qui doit au reste faire porter sur la littérature des Alexandrins le jugement le plus favorable , c'est qu'ils ont cultivé plusieurs sciences entièrement négligées par les autres Grecs , telles que l'anatomie , l'astronomie et quelques branches des sciences naturelles.

Ea comparant les productions littéraires des uns et des autres , nous distinguerons deux grandes périodejs , d'après la catastrophe que les lettres éprouvèrent en Egypte par l'invasion de César.

Cette époque, particulière au musée, est également remarquable dans l'histoire générale de ^hi littérature

grecque* Depuis les temps de César et d^Auguste^ Rome derient l'asfle des savans grecs , et, avec cette migration ) la littérature prend une direction nouvelle. Dans le tableau comparatif que nous tracerons des progrès que les lettres firent à l'école d'Alexandrie et dans les autres pays grecs , nous donnerons la prierite, tantôt à la Grèce, tantôt à l'Egypte, selon que nous le jugerons plus avantageux à l'ordre et à l'intelligence du sujet.

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