‹ Essai historique sur l'école d'Alexandrie et coup d'oeil comparatif sur laChapitre 23 sur 25 · S. Athanase, d'Alexandrie, se distingue au concile · texte numérisé non relu

S. Athanase, d'Alexandrie, se distingue au concile

de Nicëe. Il fut, depuis, éleré k P^iscopat dans sa patrie, et publia un grand nombre d^ourrages.

395. — LWien George, qui ayait su usurper le patriarchat , persécute , sous Constantin , les philosopbes et les écriTains profanes d^Alexandrie, qui abandonnent cette Tille : on remarque parmi eux le médecin Zenon.

340. — Apollinaire , d^Alezandrie , professe les belles» lettres k Béryte et à Laodicée. (Il fut plus tard prêtre dans la dernière de ces villes;)

35o. — S. Grégoire de Nauanse fait sts études à Alexandrie. Il a laissé un grand nombre de traités, de lettres et de poèmes.

— Aétius, diacre à Alexandrie, cbef des Ariens. Il a laissé trois cents traités de théologie.

-r- Harpoeration , d^ Alexandrie , auteur* du Lexique des dix orateurs. (Vojes ci*dessus,T. I, p. 289.)

36 1 à 368. — L'empereur Julien rappelle les littérateurs bannis d'Alexandrie j son* médecin Oribase était élève de Zenon, le médecin, Fun des exilés. (Julia^. Epist.^ ifi.) A cette époque les études médicales florissaient encore en Egypte \ on s'attachait particulièrement aux théories de Galien. (Ammian. Marcell. XXII ^ i6;Fulgent. Mj-th. /, 16.)

378. — Paul , d'Alexandrie , publie une introduction à l'apotélesma tique'.

389. — Ammonius , d'Alexandrie , auteur du traité des sjnonirmes. (V. ci-dessus, T. I , p. 289.)

390. — Hesyohius, d'Alexandrie, l'auteur d'un Lexique. (Voyes xi-dessus , T. I, p. 289.) On croit aussi que ce célèbre critique s'occupait d'une receusion de la version des Septante.

391. — Le patriarche Théophile se détermine à faire détruire le sérapéum , qui était devenu Tasile de toutes les superstitions, et qui était l'un des monumens les plus fréquentés du paganisme égyptien. (Eunap. in JSdesio.) Les adorateurs de Sérapis, excités par le philosophe Olympius, prirent les armes, ae retranchèrent dans le temple et firent sur les chrétiens, qui les assiégeaient, des sorties meurtrières. Théophile fit cesser les hostilités, et s'adressa à l'empereur Théodose, qui donna l'ordre d'achever la ruine du sérapéum. Il est à

regretter qu^on n'ait pn sauver de la destruction , ni ce mo'* nument d'architecture gréco-égyptienne, ni la bibliothèque déposée au sérapéum par les derniers Lagides. (V. Orosius, Vl^ 1 5 \ Sozomen. , HUt. EccL , F'IIy 1 5 ^ Rufin. , lib. II* hist.y i3y 391.)

Les défenseurs de Sérapis s'enfuirent 'd'Alexandrie ; mais quelques sayans qui n'ayaient pas encore adopté la religion chrétienne , continuèrent à demeurer dans cette ville.

— Pappus, mathématicien distingué, publie ses Ummes , extraits d'un grand nombre d'ouvrages de mathématiques. On voit par ce recueil , qu'outre la grande composition de Pto» lémée , qui était le manuel le plus estimé des mliathématiciens d'Alexandrie, ils suivaient encore le fJUKfoç «r/ovo^or, ou le /Atufoc iTfoitwfjtnùç, recueil qui renfermait lés Sphéri^fues âe Théodore de Tripolis; les Donn^et, V Optique , la Catop^ trique et les Phénomènes d'Euclide ; le Traité des climats , de la nuit et du jour, de Théodose de Tripolis^ le Traité de la sphère , d'Antolycus 9 le Traité d'Aristarque , de la grandeur et de la distance du soleil et de la lune, VAnaphoricus d'Hyp» siclès et les Sphériques de Ménélas.

— Théon , d'Alexandrie , publie ses commentaires sur les ouvrages d'Euclide, d'Aratus et de Claude Ptolémée.

Il est certain que Théon a vécu en Egypte vers la fin du quatrième siècle; il est également certain que sa fille, la doete Hypatie, s'est trouvée à Alexandrie après la ruine du sérapéum : j'en conclus que Théon ne quitta pas la capitale de l'Egypte. Suidas , en l'appelant '0 ut /utov^uau, nous apprend que le musée existait encore k cette époque ; ceux qui admettent qu'il fut ruiné avec le sérapéum, dont il faut le distinguer, appliquent probablement les paroles de Suidas aux années antérieures à la 391.*

391. — S. Macaire, l'ancien. Égyptien, meurt, après avoir vécu soixante ans dans le désert, laissant un grand nombre d'homélies et d'écrits ascétiques.

394* *- S. Macaire , le jeune , d'Alexandrie , meurt à If Urée , laissant une règle monastique.

396. — Didyme , d'Alexandrie , l'un des hommes les plus instruits de son temps, meurt à Alexandrie, après y avoir

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eie'rcé les fonctioos de catécliite pendant soixante ans. II est Tan des derniers écrivains de Fecole chrétienne d^A- Icxandrie.

4^^' Nonniu, de Panoplis en Egypte, antear d^un poème épiqae en hait lÎTres, intitulé Dionysiaque^ embrasse le christianisme , et publie ,«ne paraphrase en yers de réran- ^ilc de $. Jean.

4 16. — Hypatie, fille du mathématicien Théon, professant le platonisme, est déchirée., dans une émeute, parla populace. Elle avaî^ .commeqté plusieurs ouvrages de mathématiques.

407 k 4^3- — 01ympiodore,*de Thèbes en Egypte, probablement éléye d^Alei^andrie , publie une histoire générale de s^n temps , dont la perte est,k regretter. Il en existe des fragmens dans la bibliothèque de Photius.

433. — Sycianus, d^ Alexandrie , péripatéticien, instituteur de Proçlus, commentàfeur d^Aristote, enseigne à Athènes.

444- — Mort de S. Cjrille, Pan des plus illustres saTans de Pécole chrétienne d^Alexandrie , le dernier que nous rencontrons dans les annales de cet institut. (Micbaelis, Exerciu hist, de scholœ jilex* origine ^ etc., au 3.* toI. à^ Symbol, litter. Bremens,)

— Synésius, de Cyrène, disciple de Péloquente Hjrpatie, or/iteur et poète distingué) philosophe platonicieii , éyéque de Ptolémaïs en Cyrcânaïque, auteur d^un grand nombre d^hymnes, de lettre;^ ^% de qi^elques traités remarquables.

— Olympiodore , d'Alexandrie , péripatéticien , instituteur de Proclus.

4^^' — Proclus , né k Byzance , en ^i a » disciple de JS/rianns d'Alexan4i'ie, dont il avait reçu des leçons k Athènes, est instruit k Alexandrie par Olympiodore, et retourne en Grèce pour succéder k Syrianus. On a de lui des hymnes et un grand nombre de traités sur les écrits d^ Platon, d'ïluclide et de Claude Ptolémée, en partie inédits. (V. ci^iessiis, T. !.•', p. 3i2.)

Proclus avait aussi fréquenté k Alexandrie les écoles où Ton enseignait la jurisprudence romaine. (Mém. de PAcad. des inscrîpt., T. XXX, p. i4o.)

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4S0. Hiéroclès, contemporain de Prodas, professe le platonisme k Alexandrie , commente les vers dorés de Pythagore , et publie , sur la providence , le destin et le libre arbitre, des traités dont il nous r<este des fragmens dans la Bibliothèque de Pliotius.

— Héron, d^ Alexandrie , élève de Proclus et mathématicien d^un. méçile secondaire, enseigne les élémeus des mathématiques, publie un traité d^a ri tbmétique et de métrique*

Il s^est conservé, du second de ces traités, des fragmens dont M. Letro^ne s^est §ervi pour rétablir son système , dans un mémoire couroupé par TinsUt-ut. ( Cf. Biographie uniferselle. Héron. )

— Helladfus , grammairien d'Alexandrie , auteur d^un Lexique des mots et des phrases usités en prose, dont Suidas s'est servi, et de. quelques autres ouvrages.

Il faut le distinguer d'Helladius, d'Antinoé eu Egypte, qui flofiss^ijt Sioi^s Constantin le Grand, et qui publia une Chresto.|nathie en vers ïambiques,dont photius nous a conservé dc^ fragmens.

— Ammonius, disciple de Proclus, commente les écrits d'Ari&tote et professe le péripatétisme à Alexandrie.

D.amaseius, Simplicius et Jean Philoponns, ont été ses disciples. \

470. •— Severus, d'Alexandrie, auteur de quelques déclamations connues sous le nom à^Éthopées (peintures de situations et de i^^urs). (V. Allatii Excerpt.,yar. grœc. sophis" tqrum, etc.).

5oo. .:r~ Colttthns, de Lyçopolis, auteur d'une imitation d'Homère co.hnue sojus le Ujlpe dî*Enléyemen^ d*Hélène,

Quelques-nns reg^tplent Trypbiodore (voyez ci-dessu^ , T. Jy p. 334} comme contemporain de Coluthus.

55p. -7 Aé^ius, d^Amida en Mésopotamie, étudie la médecine à Alexandrie, se rend à la cour de Constantinople et y publie des extraits des n^eilleurs ouvrages de médecine.

— l^o^t 4e Cosmas , Indopleuste , géographe égyptien. (V. ci-dessus , X. I.*', p. 124.)

56o. — ; Qlympîodore , d'Alexandrie « différent du maitire de Proclus» coimpaeotateur d'Arîstote.

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&6o. — EttsUthe, ^g;yptien, auteur du roman ^Isméniag et A^Iêmène,

S90. — Jean , cl^Alexandrie y célèbre médecin , commentatenr d^Hippocrate.

— Paul, d*Égine, auteur d'un abrégé de la médecine, étudie cette science à Alexandrie.

600. — Héron , d^AIexandrie , le troisième de ce nom , auteur dVn traité sur la défense des places et les machines de guerre,

— Jean Pbiloponus , grammairien, d^Alexandrie , cbef d'aune hérésie connue sous le nom de tritkéisme,

— Etienne , d^AIexandrie , selon d'autres , d^Athènes , auteur d'un ouyrage sur Van de faire Cor y commentateur de Galien.

— PaUade , d^Alexandrîe , commentateur d'Hippoerate.

639. — Omar , second successeur de Mahomet , après avoir vaincu les Perses et les Grecs, et envahi la Syrie et la Palestine, fait assiéger Alexandrie par Amrou, son général.

640. — Prise d'Alexandrie par Amrou, après un siège de treise mois.

— Jean Philopouus entre en négociation avec Amrota ponr sauver la bibliothèque d'Alexandrie; mais les Arabes s*en servent pour chauffer quatre mille bains pendant six mots. (Abulfarag. , Ilist. dyn.^ lib, IX ^ p. 178.)

Ce fait est révoqué en doute par Gibbon , d'Ansse de Villoison, Heyne, Charles Heinbard, etc. (Voyes ci^dessus, T. I.*', p. 4^0 En effet, ce sout des auteurs arabes- postérieurs à cette époque qui le rapportent ; le patriarche Eutycbin's n'en dit rien dans son récit de la prise d'Alexandrie; les commentateurs d^Aristote, en rapportant que certains livres de ce philosophe s'étaient trouvés dans Tancienne bibliothèque des Lagides, semblent indiquer que cette bibliothèque n'existait plus, et Orose dit positivement qu^il en a vu les armoires vides. Mais on ne saurait accuser Abulfarage d'un mensonge gratuit; s'il y a dans son récit quelque exagération orientale, du moinii doit-on croire qu'il n'a pas tout inventé. Il ne prétend pas, d'ailleurs, qu'on ait brûlé la bibliothèque des Ptolémées, et Ton peut admettre

que, depuis les incendies qui ayaieot déroré ces antiques trésors , il avait été fait une nouvelle collection ^de livres. (Cf. Assemanni.)

Les savans ne quittèrent pas tous la ville d^Alexandrie ; Jean Pliiloponus , qui n'avait pu fléchir AmroUj essaya de renouveler la gloire de la ville d'Alexandrie et y continua ses travaux.

845. — Le 'calife Motawackel établit de nouveau une bibliothèque et une académie k Alexandrie.

^868. — Les Turcs s^emparent d'Alexandrie et ravagent de nouveau cette cité, sous le Sultan Achmet.

1160.--* Benjamin, deTudèie enNavarre, rabbin, devenu fameux par ses voyages , dont il publia la relation , rapporte qull a vu près d'Alexandrie un collège magnifique , où il y^ avait plus de vingt écoles différentes, et où Ton Ydyait arri* Ter , de toutes les parties de l'univers , ceux qui voulaient se perfectionner dans la philosophie d'Aristote. ( Cf. Abulféda, Pescript. de i^Égypte.)

La ville d'Alexandrie doit paroître indestructible \ aucune cité de la terre n'a été si souvent ruinée , aucune n'a été aussi long-temps qu'elle le foyer des lumières. Ravagée sous Ptolémée Physcon , César , Cfiracalla , Sévère , Aurélien, Théodose, Omar et Achmet, elle allait devenir, à Paurore du vingtième siècle y le théâtre d^une gloire nouvelle.

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