‹ Essai historique sur l'école d'Alexandrie et coup d'oeil comparatif sur laChapitre 22 sur 25 · TOME SECOND · texte numérisé non relu

TOME SECOND

Page 21. Alexandre ne fut pas chanté d'une manière digne

de lui,

Voyes les réflexions d'Arrien à ce sujet, Exped. Alex. , /, p. a5 , Gron.

Page 39. CaUimaque développe les faits avec trop de

complaisance, etc.

C'est ce qui a fait dire h Lueieh : « Voyez Homère : qu'il <c est sobre dans ses descriptions! quoique poé'te> il passe « rapidement sur les sujets de Tantale et d'Ixion ; si Parie thénius , Enphotioù ou CaUimaque avaient en à parler^ « d'eux, combien ils auraient employé de Ters seulement M pour faire arriver l'eau jusqu'aux lèvres de Tantale I * (De hist. scribend, , vers la ûm \ cf. Propertii Carm. Il, / » 4^ î //, 34, 325///,/, I.)

Page 52. Théàcrite a étudié au musét le cantique de

Salonîon,

Valcknaei', dans les Fragmens de Gallimaque, p- 19, ayait déjk émis Phypolbése que Callimaque a pu lire la Tersion des Septante. Il la développa dans ses Selecta e scholiis L, C, Falcknaerii in libros N*T. {ad Luc, la, 5a), T,!, Amsterd.y 181 5.

Page 36. Jugement sur les poètes d'Alexandrie,

Le célèbre Heyne est poé'te lui-même dans son jugement sur les auteurs d^Alexandrie : Habent tamen, dit-il, serifhtores et in primis poetœ alexandrini , antiqui quidem illi, suam elegantiam , amœnitatem, et amabilem simplicitatem quandaniy non horridam illam et incuUam, sed mundam et politam, eoque magis notabilem, quo obscuriorem eos diligentiam in aUis rébus posuisse apparet, sed communem tamen cum omnis istins sœculi vitœ elegantia. Miramur adeo in iisy et laudamus orationem tersam, nitidam, puram et elegantem. Sed, primum, omnia fere ejus œiaiis ingénia argu^ mentum tenue et subtile sectari videas : nihil in iis celsum , generosum et sublime, nuUa audaoia^ divino illo impetu et furore abripi se non facile patiuntur . . . Légère tittus, radere humum pennis dixeris , non facile alto se committere, aut sublime ferri. (De genio sœe. Ptolem. Opuso. acad, , I, p. 80.)

Page 48. On accusa Aristarque d'açoir substitué, etc.

Depuis long -temps, même ayant Peustence de Pécole d^Alexandrie, on ajoutait des yers^'à ceux d'Homère. Le poète Pigrès avait joint k chaque vers d^Homère un autre, plus petit, de sa façon. (Voyage du jeune Ànacharsis, T. VIII > chap» 80.)

Page 5i« Ckusijicatiùn de* auteurs»

Voyez des renseignemens plus détaillés dans RubnlLen, Historia critiea orator. grœc, p, XCIV.

Page S8« Système fabuleux des historiens d'Alexandre, Voici de quelle manière Arrien peint ces «ateurt s jédeo

3oo

n0 ipsi (fuidem scriptores, quorum nuigna est fide* , quiqae tune temporis jilexandro aderant , de rébus manifestis , quœ^ que , quo pacto gestœ essent , eos nequaquam latehant , inter se consentiunt. Multa vero etiam alla alii de hisce rébus diversaque scripserunt. {Exped, jélex. IV ^ 171 > Gron,)

Page 63; note 1. Fécondité prodigieuse des historiens

de cette époque.

Déjà avSnt Torigine de Vécolt d^Alexandrie les Grèce araient composé un grand nombre d^histoires particolières. Cependant le savant Barthélémy parât t avoir oublié qn^Anacharsis voyageait an temps de Platon , lorsqu^il lui prête ces paroles : ^ Vous ne trouverez peut-être pas un peuple, une « ville , un temple célèbre qui n^aitson historien. * (Anach., T. VII, p. i4') Appliquée aux temps postérieurs à Alexandre , cette observation est de la plus exacte vérit^.

Page 122. PUUonieiens de la première période»

On peut ajouter à ceux qui sont cités dans le texte le sophiste Philostrate, 'qui enseigna le platonisme k la reine Cléopâtre.

Page 124. Les cyrénaïciens , etc. y eurent peu de représentant,

en Egypte.

J^ignore sur quelle autorité s^appuie Buhle , en ayançant que la secte cjrénaïque, protégée parles PtolénTées, avait fixé son siège principal à Alexandrie. Le même auteur fait entendre qu^Annicéris a professé aussi ses principes en Egypte. (Buhle, Histoire de la philosophie, trad. de Jourdan, T.I9 p. 84.)

Page i56. ha poésie ne devait plus être le partage, etc.

Cest dans la situation morale seule qi»!! faut chercher les causes de la décadence du génie poétique j Pinflnence du climat n'en offre qu'une cause secondaire : le climat de rÉgypte, par exemple,' était très -doux, très -beau. Pline (Hist. nat., XIII, diap. 3 , sec t. 6) et Athénée (V, p. 196) en font des portraits enchanteurs. Mgyptus , dit ce dernier, oh circumfusi aeris temperiem et alitorum industriamy qum

Soi

parcius etiam tempore suo alibi proveniunt^ copiosissima gignit et perenni Jœcunditate , ut nuntjuam roses y violœ aliust^e quivis flos facile non suppetat.

Page 176. Cktnformité de style et d'opinion entre les écrits de la Judée chrétienne et de l'Egypte judaïque.

Cette question est encore peu éclaircie, et les élémebs qu'on a recueillis pour la résoudre , ainsi que les hjpothèsef qui ont été mises en avant, ont besoin d'une critique sage et impartiale. Brucker n^hesita point d'affirmer que S. Paul a souvent en vue la philosophie des Alexandrins : opinion qui n'a rien d'hétérodoxe , puisqu'il n'est pas dit par U que l'apôtre ait admis des doctrines étrangères, mais qui a dumoins besoin de preuves plus convaincantes qu'on n'en a donné jusqu'à présent.

Le seul fait évident, puisqu'il résulte de la simple comparaison des écrits , c'est que le langage de plusieurs auteur* sacrés est celui de l'école judaïque d'Alexandrie.

Le savant £ichhorn> qui a présenté sur les livres de l'ancien Testament une suite de vues originales, dont le mérite ne sera jamais méconnu, soutient, dans ion Introduc^ tion uux libres du nouveau Testament ^ p. 4ii (enallem.), que l'épttre aux Hébreux n'est pas de l'ap6tre Paul, mais d'un membre quelconque de l'école ( profane , judajfque ou chrétienne ? } d'Alexandrie. Le langage de l'épître est le fondement principal de son hypothèse » et M. Eichhorn n'est pas écrivain à se tromper sur cette matière \ mais la conformité du langage peut s'expliquer autrement que par la supposition que ce livre soit écrit en Egypte.

MM. Meyer et Storr , en combattant l'hypothèse de M. Sichhorn, ont fait valoir ces considérations, ainsi que 'plusieurs autres^ néanmoins on vient de renouveler la même opinion. M. Schatz, professeur en théologie k l'université de Breslau, vent encore attribuer l'épttre aux Hébreux \ un écrivain d'Alexandrie : il appuie son avis, 1.^ sur les différences que présente le langage de cette épttre et celui des autres écrits de S. Paul; a.** sur la différence des idées qu'elle développe j S.*' sur la ressemblance du langage allé-

3oa

gorique qu'on y remarque arec le style de Philon. Mais , si ces obserratioBS sont exactes , les conséquences qu'on en tire sont loin d'être rigoureuses ; rien ne proure encore que Tépttre ne soit pas de S. Paul: on peut émettre dans un écrit des idées dififérentés de celles qu'on a émises dans un autre ; le même écriTain peut traiter allégoriquement un sujet qn*il a traité ailleurs d'une manière directe. Sans doute , le langage de S. Paul ressemble à celui de Philon ; mais l'unique chose qui soit prouvée par cette conformité, c'est que S. Panl on ses mat très ont fait des études analogues à celles de Philon* La conformité du langage de S. Paul avec celui des auteurs juifs d'Alexandrie a déjà été démontrée par Carpsov (Exercîtat, sacras in S, PauU Epist. ad Hebr., ex PhiL jélex, 1750).

Page 210* Science des nombres.

On sait que cette science joue .un grand rôle dans les doctrines mystiques du moyeu âge et des temps modernes. C'est un héritage des premiers siècles.

S. Epiphane nous a laissé un traité De mysteriii numerorum, qui renferme des rapprochemens carieux.

Page 257» État d'hostilité entre Us docteurs chrétiens

et les philosophes greou

Lorsque M. Onwaroff (Sur les mystères d'Eleusis, p. 61} soutient que l'éclecticî^me fut l'un des principaux ressorts d'un système conçu avec habileté, embrassé avec ardeur, transmis de secte en secte , de génération en génération ^ que sur le trône du monde Marc-Aurèle fut le héros et Julien le martyr de ce Sjrstème ^ que , dans les écoles des philosophes , ses principaux appais furent Apollonius de Tyane, Ammonios Sakkas, Jamblique, Gelse, Porphyre et surtout Plotin : lorsque, dis-je, un auteur estimable avance cette hypothèse, il confond Vécleçticisme arec le sjrncrétisme , et l'état des choses an second siècle avec celui du quatrième et du cinquième^. On nous entretient souvent en termes généraux d'une conspiration imaginée avec astuce et suivie pendant des siècles , mais dont il serait dijffidle de prouver l'existence. ' .

II est vrai qu^Hiéroclès , philosophe d^Alezandrie de la fia du quatrième siècle, publia la yie d^ Apollonius de T/ane, pour comparer ses miracles avec ceux de Jésus- Christ ; que d^autres philosophes grecs , peu dignes de ce titre , ont com<pai'é Apollonius et Apu|.ée au divin fils de Marie (August. £pist. V) : mais ces faits ne prouvent ni conspiration, ni ét^ d^hostilitë , datant de la fin du second siècle , ou de ToWeine de ia philosophie ammonio-plotinienne, quVn a voulu désigner sous le noih dVclecticisme.

La controverse la plus ancienne qui nous soit connue est celle de Gelse et d^Origène; mais si , au temps de S. Clément d^ Alexandrie et d^Ammonius, il avait existé des haines réciproques entre les chrétiens et les philosophes , les premiers n''auraient pas fréquenté les écoles des seconds , ni ceux-ci celles des chrétiens.

On ne peut assez insister sur des faits • qui prouvent la loyauté la plus philosophique dans un institut où Ton a cherché quelquefois des haines et des complots calculés pour la durée de quelques sièdes.

Page 257. Philosophie ammonio'plotinienjiem Je ne puis regarder que comme des hjrpothèses PorJgine et le principe que le docte Mosheim assigne à ce système, lorsqu^il dit : Basin totius ammonianœ philosophiœ illam esse , quant Mgjrptiorum sacerdotes profitebantur et ah Hermete sibi traditam esse gloriahantur , disciplinam ; cutn multa doceat alia^ tum Aoc luculenter ostendit, quod idem illud dogma^ cui tota innititur Mgyptiorum sapientia, soholœetiam ejus primum est y unde m€Uiant reliqua omnia, prinoipium: omnia ex Deo sunt ; Deus et mnndus unum quoddam totum Gonstiinunt y nec idcirco, nisi cogitando, separari posse. Sciunt, qui res veteres nBgjrptiacas scrutati sunt, hoc dogmate universam contineri gentis hujus arcanam sapientiam. (Voy. Res Christ, ànte Constant,, p. ^87. Conf. Hermetis Trismeg, sermo de natura deorum, <n Apuieio.)

Il est vrai que les Egyptiens ont «eu une théologie purement cosmologique, quHls ont confondu le monde avec l'intelligence \ mais ce n'est pas là le principe d'Ammonius. Il est fort douteux que ce philosophe , né chrétien , ait

emprunté ses idées principales aux dépositaires de la sciance d'Hermès ^ mais il est érideni que les livres d'Hermès , s'H en a*jamais écrit, n'existaient plus au temps de Jamblique; et ceux qui lui furent attribués ajant été composés par les syncrétistes-, qu'on appelle nouveaux platoniciens^ on n'explique rien en y recourant comme à des sources. (Conf. Mém. de l'Acad. des inscript. , roi. XXXI, p. 2i36. ) ^

La doctrine d'Ammonius ne s'explique que par le fhristianisme et le platonisme de son temps.

Page 273. On supposait à Ammonius la connaissance des écrits attribués à Hermès Trismégiste et à Horus . Apollon , etc.

L'Iris toi re partioulière des pseadographies publiées par les juifs, les chrétiens et les philosophes grecs, est un chapitre important de l'histoire des opinions dans les derniers •iècles avant et dans les premiers après notre ère ; mais ce sujet n'est pas encore suffisamment éclairci.

Il est généralement connu ,

1.® Qu'un écrivain de l'école judaïque d'Alexandrie , Aristobule, a composé, sous les noms d'Orphée, de Linus, d'Homère, d'Hésiode, et même de Callimaqne, des vers qui renfermaient des idées judaïques , et qui tendaient à prouver , aux princes et aux savans d'Alexandrie , que les poètes grecs avaient emprunté ces idées au .code des Juifs. (V. Valcknaer, Diatribe de Aristobulo Judao»)

2/* Que les chrétiens se sont servis d'une voie analogue pour communiquer aux lecteurs profanes, dans des' livres généralement vénérés, quelques-unes de leurs opinions. C'est dans ces vues qu'ils publièrent des livres sibyllins, et, quelque ingénieuse que soit l'hypothèse de M. Thorlacius, qui vient de faire k' ce sujet de nouvelles recherches, et qui suppose que les chrétiens composèrent ces oracles afin de les chanter pour leur propre édification, elle ne saurait triompher de celle qu^ trouve dans ces livres le but de propager le christianisme.

3.° Que les philosophes ont fabriqué des ouvrages sons les noms d'Hermès Trismégiste ou Thoth , personnage

aUegori<£U« , et que Toii suppose avoir vécu quelques siècles avant la guerre de Troye ; qu^on en publia d^autres , sotis les noms d^Orphée, de Musée, de Mélampe, de Hbrus Apollon, de Zoroastre, etc.

La fabrication de cette dernière clajsse décrits est généralement attribuée aux nouveaux piatoniciens , 'qu'on a confondus avec les philosophes d*jéUxàndrie ,* mais , en recherchant la Téritabl« origine du nouveau platonisme , nous avons vu que ce n'est pas en Egypte qu'on la trouve , et si les ouvrages supposés renferment cette doctrine, on ne doit pas attribuer ces ouvrages au musée.

Nous ne croyons pas qu'on puisse trouver dans Técole d'Alexandrie, avant les temps d'Ammonius, un seul écri* vain qu'on pourrait soupçonner d'en être l'anfenr. Quant h Ammonîus , qui ne rédigeait pas ses pensées , on ne sera pas tenté de croire qu'il ait publié quelques-unes de ces productions pseudépigraphiques.

Page 2^^» Indifférence des savans d'Alexandrie pour Ut

science des Égyptiens,

Les reoseignemens les plus exacts sur les études des lÊgyp-^ tiens sont ceux que donnent Diodore de Sicile (I, 79 et suiT.« édit. de Wesseling) et le géographe Strabon (XYII, p. Il 35 et suiv. , édit. d'Amsterdam). Ils nous apprennent, à la vérité, que les prêtres de ce pays cultivaient les mathématiques et se transmettaient des principes de morale, de physique, de religion et de philosophie, d'âge en âge; mais on aurait tort de croire que, dans les derniers siècles avant notre ère ou les premiers qui la suivirent, les prêtres d'Egypte aient joui encore ^e la célébrité qui autrefois avait attiré les Grecs. Strabon nous apprend, d'une manière positive, qu'ils avaient abandonné leurs anciennes étndes. Cet écrivain vit,- parmi les ruines d'fléliopolis , des édifices considérables qu'on lui dit avoir été autrefois occupés par des prêtres qui s'appliquaient k la philosophie et k Tastronomie. Mais, à cette époque, les prêtres d'Héliopolis ne faisaient plus que des sacrifices, et ne savaient donner que des explications absurdes de leucs c^rémouies. Au reste , ils n'avaient pas encore

* ao

renoncé à la ranité de leurs prédécessenrs. On peat, sans injottice , étendre k tous' les prêtres d^Égypte , ce que Strabon nous rapporte de ceux d'HéliopoUs.

Page 282. Alexandrie après Ammonius Sdkkas,

Nos recherches ont dà* se terminer an commencement da troisième siècle, avec la vie d^Ammonius, philosophe, qai est regardé comme le fondateur de la doctrine dont nous avions à montrer Torigine.

Après les temps d^Ammonins, Técole d^Alexandrie cessa d^étre la capitale de la littérature grecque : ses sayans se dispersèrent ; Plotin s^éublit en Iulie » et la plupart des nonyeanx platoniciens se fixèrent en Grèce. Le christianisme 9 qui s'éleva sur le tr^ne.de Tempire romaia an commencement du quatrième siècle , établit aussi un nouyel ordre de choses en Egypte.

Cependant la célèbre école d'Alexandrie ne s^éteignit pas entièrement; on continua à cultiver , soit daùs les mnsées, soit auprès de leurs ruiues, quelques-unes des sciences qui avaient fleuri autrefois dans ces instituts. L«s études grammaticales» celles de la médecine et des mathématiques, se •onservèreDft k Alexandrie, et nous trouvons dans les annales de cette ville quelques sayans qui veillent au feu sacré jusqu'à Finvasion des Arabes et des Turcs.

Nous joignons ici un coup d'ail chronologique sur leurs travaux.

Annaies Uttiraires^ d* Alexandrie depuis la mort d* Ammonius jus^u^à la conquête de FÉ^pte par le calife Omar.

Année 2i3o après J. Ck. — Mort d'Ammonius Sakkas.

a4B. — Denys, surnommé le Grand, disciple d'Origène , est nommé évéque d'Alexandrie. Il ne nous reste que deux lettres de ce savant prélat; la dernière porte le titre de Canones,

aSo. — Ammonius d'Alexandrie, écrivain chrétien, auteur

cTane Harmonie évangélique. (V. ci- dessus T. I.*', p. 3o8j Cf. Hieron. Cat, script, eccles.^ c. 56.)

357. — Alexandrie tliéâtre d^ane révolte, qui éclate sous Temperetir Galien, continue pendant douze ans^ et qui fait abairdonner le musée et le sérapéum. (Ammian. Marcel!., aa, 16, Euseb,, ff. K, VJI , ai.)

267. — Achilles Taiîas , d^'Alexandrie , auteur des Amours de Clitophon et de Leucippe , enabrasse le christianisme , et est élevé à Fépiscopat. Cet auteur a laissé sur la sphère un traité dont nous possédons un fragnfent sons le titre dVntroduction aux Phénomènes étjératus,

269. — Anatolius , chrétien , qu^il faut distinguer d^Anafolios auteur d^un traité des Sympathies el des Antipathies y professe le péripatétisme à Alexandrie, et essaie d^j rétablir cette doctrine. (Euseb., Hist, JEccles, , VII 9 3a.) Il fut élevé à Pévéché de Laodicée Pan 373.. '

374» -^ Alexandrie, théâtre d^une guerre civile sous Aurélien. Firmus , qui avait pris la pourpre dans cette ville , est vaincu par Pempereur. A cette époque , les Alek.andrrDS (Égyptiens) avaient encore lear ancienne réputation. Viri ventosi, furihundi, jactantes , injuriosi, atque adeo vani , liheri , novarum rerum ustfue ad cantilenas puhlicas cu~ pientes ; vbksificatobes , EPioBAMMjTAtiif , matbematici ,

ARVSPlCESf MEDICI. (V. VopisCUS , FlRlCtfS Ct SaTURNIIT.}

Dans la vie de ce dernier César se trouve la lettre curieuse d^Adrien sur les adorateurs de Sérapis, que ce printe regardait comme des chrétiens.

a84* — Les chrétiens d'Alexandrie sont persécutés sou$ Dioctétien^ Pécole chrétienne de cette ville. est dispersée. Hiéroclès, gouverneiir d'Alexandrie, qui comparait les miracles d'^ApoUonius à ceux de Jésus - Obrist , tsi regardé comme Fauteur de cette persécution.

3oo. — S. Pierre , patriarche d'Alexandrie , auteVr de quelques ouvrages d'ascétique.

333. — Alexandre, patriarche d'Alexandrie, célèbre par ses disputes avec Arius , et auteur de deux lettres qui s'/ rapportent.

Page 1