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ir ur ls‘éblonie." + poux officiers du:gouvernement :, un. gouvergeurs où. 2.
, us auditeur d et. sssesseur du gouvernement, Us assesseur de l'in et ance un trésorier et un co!2. :r où
Ados de la trésorerie. PÜuvoirs des capitaines -omiaandant les différens posts!" Dép
Les prisonniers. détenus au fort Moro sogt relachés. Unsaga . est nommé gouverneur, Restrictions imposées au commercé ‘de la colonie. Ouragan tertible: ‘Hiver rigoureux. Les oran- “&ers périssent pour la troïéiélné fois. Bernard de Galvet est -nommé-ÿouverneur. Un: grand nombre de failles des Iles
Æuouries s'établiment à.le,Tprre-eux Bœufs, sur, la Rivière
Arite derrière Baton Fos t sur BayouLafourche. on- ‘dation de la me de Pt a ‘direction de St. Mâxent. Plükieürs familles de Po de Malaga icx-nt aux Attékapas Vétablissement de in Nouvelle Thérie. 1 fspagne déclare la
+ à l’Angleterre. .:Galwez prend d'assaut le fort Bute à Mänshac.
Baton Rouge capitule. L'ermée retourne à le:
Nouve e-Orléans. Poëme épiqre de Poydras. Conquête de et de lé Floride Occidentale par Galvez. Populs: Louisiäng en 1785. Mit est nommé gouverneür
|" Aigoënt Mort M te Je des le.
16 not | dé Réÿfiltor de la Lovisiane, CE
de O’Réilly. Le Roi lui défend de paraître à la-cour. Belle conduite du fils de Mazent.
Eure
160, SSAIUMISTORIQUE de: e. Son Bandode bren-Gobierno. : Population de la hent |et.basse Lbuisiane.et de;lp F1 Floride Occidentale en . 1788. M opst taux. pur le. Baron de. aropdeiot. ms + pis na Louisiant avétuinet que nous l dshei kb: u sur s0N front a a tn de ang; et elle Stait devénébrune aise Len AtVHÈGS"
province e | la France, ‘la: permis dé Veucotleurs, lex d’En-
taing, les De Nesle éf'lés' Mo LU détourné leurs regards loin d’un sol'où te 1y proscrit. Mais si'la Lbuisténe avait ceùné d’être | Française, du moins, la nétion à lanuelle elle était annexée, était encore au rang'dés premièfes buissances de la terr ! Cetté nation avait aussi ame illustration an et'ie sceptre qu’elle étendait sur sa nouvelle püssession, était décoré de plus d’une feuille de lauriers. On pouvait se faire gloire .
d’appartenir à un peuple qui disait avec orgueibet . .
vérité, que le soleil ne sevoüchait pas dans ses do. maines; Le nom Espagnol réveillait toutes- ces idées de gloire et dechevalerie qui plaisent tant:à l'imagination. Nosnouveaux concitoyens étaient les descendans des Péladge, dés Cid, des Cortes, des Pizarre st'les vainqueurs du Maure. On pouvait avoir dé la haine, mals:ün ‘né pouvait pas se défendre d’un’sentimeñt d’estimb et de respect pour des hommes qui, marchalent entourés daftant de glorieux souvenirs#tCette belle langue qui; par
ralation ntale en
À gloire .
l'harmonie et lgmagnificence deyses périodes, rappelle celle des omin- du monde etnesemble * faite que pour exprimer .sentimens, les, plus . élevés du.cméur humains Je teint brongé de l’His- .Panien, la fierté de sou maintien, 14 régularité
classique de ses traits, le enque «le ses gestes ete son costume, la: noblesse du loug manteau castillan que dépasse la bonne lème de Tolède : touteg;ces choses parlaient tellemené à lis
; tion.en faveur des acquéreurs de la Louisiane, que
les colons eunsent bientôt oublié uné anirabsité qui n'étaitique le fruit d’une exaltation pasragère, ei tout autre que 0’Reily leur avait été envoyé.— Mais la domination étrangère qu'ils craignaient, arrixa escortée de da perâdie et de la cruauté la plus froide. Ce n'était pes, par des mesures de rigueur que l’on pouvait gagner/fles cœurs aliénés.
Al fllait, au contraire, rèmenor la confiance daus des esprits prévenus, par une conduite pleine de candeur, de franchise et d'affection, Loin'de.cela, D'Reilly ne suivit même pas lea principes de la devise qu’il portait dans. ses armoiries et dont les mots étaient ; courage el prudence. Eu effat, il At preuve de Jacheté en immolant bassement des victimes qui me pouvaient pas se. défendre, et il man-
qua de prudence en commettant un forfait qui ne pouvait produire aucun résultat heureux pour Je prince qu’il prétendait-servir, Car, au licu de le présenter à ses nouveaux sujets comme un objet
162 ESSAI HISTORIQUE d'amour, il en filéait. uh démon de haine et de
F contenir dans lobéissance une cone er mettre sur piedique douze à quinze cents ,hommed de troupes, et qui s’était courbée/ayec devant lui, lorsqu’il expuvo ; D est des crimes que la poli-
‘ex “ahèns mais en commettre. un: grant. rm sutre ‘ghoso qu’un. accès. de
démence.
En et, O'Reliy TR ses. fonctions aussi tranquillement qu’un gouverneur français l'aurait pu faire. Les colapsireçurent en gémissant le : coup dont il les frappa, mais la juste inidignation qu’ils en ressentirent, ne fut suivi d’aucune émeute populaire qu’il aurait été facile, d’ailleurs, de comprimer. Le gouvernéiñent espagnol s’établit paisiblement, et le premier acte de l’administration de O’Reilly, fut un recensement des habitans de la
. province. D'après ce rernsement. fait en-1769, il parait que la population 5e la Nouvelle-Orléans, était de 8100 ames.. Dans ce nombre, il:y avait 1902 personnes libres dont 81 étaient de sang africain pur, et 68, de sang mêlé ; 1225 esclaves et 60 Indiens, Les maisons étaient au nombre de 468. La porte de toute la province était ainsi que quit :
et de rerser 16 Couze À s'était il expoli- * graès: de
s aussi aurait
ant le :
La Nouvelle-Orléans. d...re,8400 Depuis la Balize jusqu'à fw'Nouvelle Orléans, 570 Le Bayou St, Jean'et Gentillg,.….#"à. “jee 807 Tchoupitoulas}...sssssssrssssssonsee ... 1 ..4193 St. Charles... soda 6 ee édis COCCEES 639 St. Jean Baptiste, esse snnpne se ect Lafourche,: .. BORNE SRE dr 267 Ibervilless...ssrocsoiventésieitetés oies dt de 876 Pointe Coupée,..s.sssssisresiesseenphetseses 783 Attakapañ,s.ssoosssrsccsdsesomestisescenessesssese) #00 Avoyelles, ébocosvengoibiee de sonne sde ae o s dès do 00 010 Sté Nabhésssisrocssooedosebnt sd sédatetse s sovoe dv j e11 Ripidétiisssdirersnstes ti TEE se lsunres ct 47 Natchitoches,.ssossssssssdessesesssssssnssneseoss 440 Arhansasiiirercsssstemisentonssionveeseccssote ete 88 St. Louis... seu es ous sa8ue v008 0000 00000 0 fn sf ao 0 v000s » 891
en ent
\ ToraL..13,588
Parmi les vexations qu'éprouve un peuple qui passe sous une domination étrangère, il n’en est pas de plus grande que cellé d’être obligé d’adopter, souvent par ur ordre subit du maître, des coutumes et des lois inconnues, non seulement comme règles dans toutes les:transactions civiles, mais
‘encore dans tous'les cas où la vie d'un citoyen est
mise dans la bulance. Aussi Guillaume le con-
* quérant trouva plus facile de faire la conquête de l’Angleterre, que d’y introduire les lüls de la Nor-
us dd cg = 3 ES CPS TE mt à
164 ESSAI HISTORIQUE mandie. Les Anglais,‘ ‘écrasés à la bataille de Has-
tings, S'étsient vas forcés de supporter pétien
ment le massacre de leurs amis et do leurs proches, ledéjiuillement de leurs propriétés, et leur eme t sous le joug Téodal des fiers Nor-
aiwilfejetèrent avec une persévérance dont rien | rep t triômpher, les, lois ‘civiles que leurs vainqueurs’ voulurent leur faire adopter au lieu des principes barbares et gothiques defleur jurisprudence saxonne.
Tel fut le triste sort des colons de la Louisiane. C'était en vain que Louis XV, dans la lettre "qu’il avait adressée à d'Abadic, avait manifesté lé désir que la Louisiane conservât encore pour quelque tems, les luis ct les usages auxquels elle était accoumée. O’Reilly, nonobstant cette manifestation du souhait royal de Sa Majesté Très Chrétienne, annonça aux Louisianais, par une proclamation, datée le 1er. Novembre 1769; que, vu la trahison dont le conseil supérieur s'était dernièrement rendu. coupable, il jugeait convenable d’ubolir ce tribunal, et d'établir la formo de gouverne. ment et le mode d'administration qui avaient toujours maintenu la tranquillité-et la subordination dâns les domaines americaine de Sa Majesté Catholique et qui spé avait ausuré une er étre durable.
Cette prochtesttion annonçait que le conseil supérieur serait remplacé par un Cabildo, composé
. SURLA)LOUJSIANE 16:
desix Régidorsinemovibles, de deux Alcades'orût-
La place de mo of cas de greffer devaient être, pour là première fois, vendües À Ptcan, et’ l'acquéreur devait avoir le pouvoir, :moyèunant certaines conditions qui: Jui étaient imposées, «de transférer son emploi à eat a
*counue:etcapable de le replir: -
Bari les régidors inamoviblen Fe Vois tribeés:irà emplois de Aiferez Realyou porte étendard royal ; du principal Alcalde de la provinée ; de J’Alguaril mayor, oughérif ; du nr néral des dépôts et:des amendes. : *
+ Res Aléndes ordinaires et l'avocat. Pt ape syndic devaient être choisis par le Cabildô, au commencement de chaque année, et ils he valent être rééles qu'après un intervalle de de ans Cependant ils pouvaient éêtfe continuellefeent réélus, ‘sis: ubtenaient la voix unanime üu Cabildo, Wstore VO C
Chaque Alcate ‘ordinaire. ‘était revêtu des pouvoirs de: jageet avait jaridiction dans toutes les affaises oiviles et: criminelles qui pr: :..ient sr sanoe#*da:.; l'enceinte d$ la ville, que le défehideur.n’avait.pas le privilège. 4 4 jugé par ‘un tribnn»l militaire ou ecclésiastique. Ces Alcades pronmçaient somma:rement sur tuutes
De
16 RABARAISTORIQUE F7
les causés qui étaient portées: perdeuant éux, lors- :
que da. leur de: lokjetientitise. v'eucédait-pas vingt bu. 4ù Quand lasotnme était plus iorte, on jo “pret de des Liv au Cabiido.dgnst À
‘be Cabilde W'axsmin «it pas luinéwer “es: juge: mogs ninsi rendus, .muis chaisiasaît. deus- Rép
dors qui, conjoit: icment-avec l'Alcade qui ävait:
remlu le jugement; prononçaitisi l'appei 1était
fondé 3. ot le jugement était coufirinés vix'A1-°
cadey-après: M'avoiriferisé, réfusritde :: sévoyuer ou-de l'amender, et si’ le Dee lui rat
juint, epprouvaitla sentence.
Le Cabildo siégenit tgus les Wendrodis, ape gouverneur avait droit de le cmvyoquer quand'il le. jugenit convenable, et lorsqu'il ne présidait pas cette assemblée, deux Régidors se rendaient, après l’ajourifen.ent, à ‘sa mamie et are | ce qui's’était passés: TAN
: La place, de Alferez Real: ‘était: at dons. rifique, car cet officier n'avait pas d'autre fonction que celle de porter Béteridard royal dans les'éérémonies pubtiques.« L/Alnade principal de la-province prenait.connaissance de tous les délits compo hors de le ville y et l'Alguasil Mayor exécu-
t, oupar ser députés, lehrdres db, tribunaux | I Recevéur. günéval Duo Pr + l'argent et de tous les effèts dont In loi ordonnait let seyuestre, et les
dait pas 18 ivrte, jens au
s juge RER À avai
SUR LA LOUISIANE. 167 amendes: 6t let” taxes: étaient mmpianiitt Res
mains. L'avocat procureur syndic, ‘lvin d’être |
un oflicier:desla. courénne chargé de. poursuivre les délinquensy ainsi-que son tite semble le rter, devait pra les rare mpmuple et: défendre.ses droites “sMosiétatontsdéeg principe rouge de ce mouveau gouvernement colonial.
Conformément à un-cvbte ds Don: végisent
Les dsisdx péovince, sous le nom. de Régiment
la Leuisiane,-et Don J. Katechéria en fut. nom- |
mé ‘colonel.
| habitans accéptèrent les bfevêts d'officiers qui leur furent,oferte. ! Nés .
avec’ de fortes dispositions militaires, les Lovisia-
nais: ceignirent avec joie l’épée du commandement
‘et'revètirent l’habit-dont l’éclat les séduisnit, Après le milituire, l’en.s’occ@pa du.judiciaire ;°
| eut. ut décrété que les lois-de: ln. Castille:et des
Indes: CREER vx. Heureu- Jai
qu’elles ne été mmiates pros code romain,
se trouvaient avoir une grande similitude dans les prinripes sur lesquels elles étaient banées. Cette circonstance-diminua les inconvéniensqu’aurait pu occasionner ce.changemept subit. dans la \égialstion de la colonie. + r
Outre le gouvernèur et Len oflciers qui ont été nommés, \ y evait un intendant à qui était con-
Willis et a 5 rar < 0 dans les ’éffoires: civiles et militaires ; un asspsneur ‘de l'in-
‘trimes qui était oh A de: #8
* aies: ne les .oGciers. nee le varterne À D" trois cons rap sara + rl
ntm entend ê mandant civil et militaire, Cet officier était chergé À Re cp vin ponte tram r
* ressort ‘tous les” procès dont-lp'montait n'était par au deseus de ving-pinsres plus: mportantes, il rece- P | it wetlaréponse, ‘prouuitpars ét À n | a nenvoyaifouvcés a do a sir les: soumetiait aux vi \': tribunaux:compétens. «Ai avai, i-poevoir d'infii. C | | ger ‘auxresctaves:lés châtimens lue, dans sa sa- p | gosse, il jugéait co ‘aimai que celui d’ar- P pa 4 toute personne libre accusée | g ° a Mais il était -de- sen de- "di 1 voir d’en-donner avis au gouverner r qui pronon- | L | 4 çait sub le sort du. ss -Le capitiine comman- qu
dant agissait aussi comme notaire et faisait les inventaires de suècession ainsi que toutes les ventes qui devaient avoir lieu dans sa paroisse.
Telle était une partie des pouvoirs énormes de ces petits pachas coloniaux qui, dans les postes éloignés où ils étaient quelquefois placés, pouvaient impunément et à leur aise, jouer le rôle odieux de tyrans subalternes.
Le 8 Février 1770, O’Reilly publia un grand nombre de régiemens relatifs aux concessions des terres, ainsi que plusieurs ordonnances tendant à empêcher les étrangers de venir s’étabiir dans la province. Cependant, elle avait grand besoin d’un accroissement de population, car Pémigration était si forte que le gouvernement espagnol finit par refuser des passeports à ceux qui voulaient sortir de la colonie,
La Louisiane languissai: dans un état de torpeur et d’abattement, lorsqu'elle déchira ses vêtemens de deuil et conçut l’espérance d’un meilleur avenir, à la nouvelle que O’Reilly qui venait de visiter les postes de la Côté des Allemands, de la Côte des Acadiens, d'Iberville et de la Pointe Coupée, où il avait été reçu avec cette résignation de Popprimé qui ne peut que maudire et non se venger, était enfin parti pour l’Europe, afin de aolliciter sans doute la récompense due à ses expi: 2. La satisfaction des Louisianais fut redoublée, loré-
qu’ils furent informés que le Roi d’Espagne avait vol. I 0
ordonné à O’Reilly qui débarqua à Cadiz, de ne pas se présenter à la cour. Comme il dut rugir le tivre, lorsqu’il vit s’échapper cette faveur qui text {objet de son culte et de toutes ses aspirations! C’était dans l'espoir de la mériter davantage en prouvant l’excès de son dévouement, qu’il avait commis un crime horrible. Le malheureux ! pour gagner les ber--* grâces d’un despote, il s'était chargé du poids dévorant des remords, et cependant, la main royale de son maître ne chercha seulement pas à effacer la tache de sang qu’il portait sur le front.
Charles HI, en désapprouvant la: conduite de son lieutenant, excita la plus vive reconnaissance chez les Louistanais, et il y mit le comble, en ordonnantique les prisonniers qui étaient détenus au fort Moro fussent relachés. Ce pardon fut du à la piété filiale dufils de Mazent qu: alla se jeter aux pieds du Roi, et qui offrit de prendre la place à son père, si toutefois le gouvernement exigeait une victime. Ses supplications furent: soutenues par l'ambassadeur de France et obtinrent le sucvès désiré’ Rendues à la liberté, les victimes d’O°reilly ne retourmèventepas à la Louisiane, mais s’établirent au Cap Français.
La cour de Francé avait feint de blamer la conduite des Français à ia Louisiane et avait mis Foucault à la Bastille, mais i} avait été bientôt relarhé et no'riné commissaire général et ordonnateur, : l’Ile Bourbon.
iz, de ne lut rugir aveur qui s aspiraavantage u’il avait x ! pour il s'était >t cepen- + chercha qu’il por-
iduite de naissance le, en orétenus au
la conait mis bientôt t ordon-
- Unzaga qui était venu avec O’Reilly et qui devait agir comme gouverneur-après le départ de ce dernier, commença alors ses fonctions. Un décrêt de la cour d’Espagne ayant attaché la Louisiane au gouvernement de l’Ile de Cuba dont on
en:fit ainsi une dépendance, Don Antonio Bucca-
relli, qui était capitaine général de l’Ile de Cuba, devint par ce moyen, capitaine général de la province de la Louisiane.
Le commerce de la colonie fut sur le point de périr sous le.poids des restrictions qui lui furent imposées ; car la Louisiane qui, maintenant, fait un commerce si étendu avec toutes les parties du globe, ne pouvait alors avoir de relations commerciales qu’avec les ports de Séville, Alicante, Carthagène, Malaga, Barcelone et Coruna, et ses denrées ne pouvaient être transpurtées que dans des navires espagnols. Heureusement, les Anglais entretenaient avec les colons une contrebande active que le gouverneur Unzaga feignit de ne pas apercevoir. Ns introduisirent, de cette manière illicite, un nombre considérable ‘de nègres qui furent vendus à vil prix. Ce qui fit la fortune des habitans. Telle était alors: latriste situation de la Louisiane,qu’elle ne pouvait prospérer qu’en violant les lois oppressives dont on laccabiait. T'andis qu'au moment où j'écris, la loi est Pamie du citoyen dont elle accompagne partout les pas et qu'elle
entoure de sa protection. Elle le prend en quelque
sorte pat.la main et Igondut aux sources ditboiheur et des richesses: p"
Mais enfin, d’après les représentations c qui furent faites au gouvernement espagnol, la sévérité de ces restrictions commerciales fut un peu adoucie, et la Louisiane cotfimençaits à respirer sous lad. ministration douce et bienfaisante de Unzaga, lorsqu’un ouragan affreux vint la désoler en 1772.— Il. commença le 30 Août et continua jusqu’au.8 de Septembre. Les ravages causés par ce fléau‘au quel le climat de la Louisiane était alors plus sujet qu’à présent,-furent immenses. Les cultivateurs perdirent leurs récoltes, et, pour comble d’infortune, l'hiver qui suivit fut si rigoureux, qu’en Janvier 1773, les orangers périrent pour la troisième fois.
Depuis cette époque, rien d’important ne se passa dans la province, jusqu’en 1776, que Bernard de Galvez qui avait succédé.à Estéchéria, comme colonel.du régiment de la Louisiane, fut nommé, provisoirement, gouverneur à la place de ‘Unzaga qui fut.promu. à l’emploi de capitaineigénéral de Caraccas. Galvez entra en fonction le 4er. Janvier 1777. :L’année suivante, la province reçut un accroissement de populatiompar l’arrivée d’un grand nombre de familles qui furent transportées des Iles Canaries, aux frais du gouvernement. Urne partie de.ces colons s’établirent à la Terre-aux-Bœufs, audessous de la ville, sous les
lu*bon-
i furent rité de doucie, 15 Pad.
a, lors- 77 2.— au.3 de léau‘au us sujet vateurs d’inforen Janoisième
ne se ue Berchéria, ne, fut ace de ineigétion le pvince arrivée transvernent à la
ordres de Marigny de Mandeville. D’autres se rendirent sur la Rivière SAmite, derrière Baton Rouge, sous les ordres de St. Maxent et fondèrent la ville de Galvezton. Le reste s’établit sur Île Bayou Lafourche, à un endroit qui fut An ot Vénézuela.
En 1779, l’Ile de Malaga füt aussi mise à contribution, pour augmenter la population de la Louisiane, et fournit un grand nombre de familles qui s’établirent sur le Bayou Tèche, dans le district des Attakapas, sous les ordres de Bouligny, et lenom de Nouvelle Ibérie fut donné à cet établissement.
Cette même année, Galvez qui avait jusqu’alors exercé les fonctions de gouverneur pro tempore, reçut son brevêt de gouverneur, et la nouvelle que l'Espagne avait déclaré la guerre à l’Angleterre.
Aussitôt, il convoqua un conseil de guerre pour déli-
bérer sur une attaque qu’il méditait sur les possessions anglaises les plus voisines. Le conseil jugea qu’il serait prudent de différer cette entreprise jusqu’à l’arrivée des renforts que l’on attendait de la Havane,et de se: tenir, dans cet intervalle, sur la défensive. Galvez n’en persista pas moins dans son intention, et résolut de se charger de toute la responsabilité à laquelle il s’expasait, en agissant contre l’avis des autres officiers de la colonie. Il parvint à réunir une petite armée de quatorze cents hommes, composée de troupes de
ligue, de miliciens et de gens de couleur, et se ren-
dit par marches forcées au Bayou Manshac, où il prit d'assaut le fort Bute, le 7 Septembre. De là, l’armée se porta avec rapidité sur Baton
qui était. défendu par le colonel. Dicksan et uné garnison de quatre cents hommes de troupes réglées et de centumiliciens. Le fort tombait en ruines, mais il étaif bien pourvu en armes, ammunitions et provisions de toute espèce. Galvez ñt de suite investir le fort et établir des batteries de grosse artillerie. Après deux heures et demie d’une canonnade terrible, le colonel Dickson demanda à capituler, le 21 Septembre. La capitulation fut accceptée, à condition que le fort Panpure, aux Natchez, et deux autres petites fortifications, sur la Rivière Amite, et sur le Creek de Thompson, seraiont aussi remis aux Espagnols. Les honneurs de la guerre étaient accordés à la garnison qui se rendait prisonnière. Le commandement de Baton Rouge fut confié à Don Carlos de Grand-Pré qui devait avoir aussi sous ses ordres les deuxofficiers envoyés au fort Pannure et au fort Bute. Après ces exploits, la petite armée louisianaise retourna à la Nouvelle-Orléans où elle fut reçue avec enthousiasme.
Ces succès glorieux échauffèrent la verve épique de Mr. Julien Poydras qui chanta les hauts fuits de Gulvez et de ses braves compagnons d’armes. Mais le poëme est tombé dans le fleuve de l'oubli et l’auteur est plus connu par les richesses im-
dl
EE mm On ns et Le y ES
, où il , De Baton cksan "OU pes ait en immuvez üt ries de demie jon tlecapitut Panes forreek de \gnols.
s à la mman- Carlos us ses annure ite arrléans
épique \ fuits armes.
l'oubli
8 im-
menses qu'il a acquises et par le noble usage dont ilen a fait, que par ce trayail littéraire dont il ne reste pas le plus léger vestige.
Le Roi d'Espagne accorda pour récompense à
Galvez le grade de brigadier général. Stimulé par cette faveur, Galvez ne s'endormit pa'aur ses lauriers et résolut de s’emparer du fort Charlotte sur la rivière de la Mobile. Ayant reçu de la Huvane plusieurs renforts assez considérables, il partit de la Nouvelle-Orléans, au commencement de Janvier 1780, et, après avoir essuyé dans le golfe, un orage affreux qui lui fit courir.le plus grand danger, il débaryua heureusement au lieu de sa dest:nation, et établit six batteries qui ouvrirent en peu de jours une large brèche dans les murs du fort, L’ennemi capitula le 14 de Mars. Ce succès valut à Gulvez le grade de vie de camp.
De retour à la Nouvelle-Orléans, Gaives que tourmentait une ambition dévorante, et dont l’activité était égale à l’ambition, résolut de s'emparer de Pensacoia, et partit pour: la Havane afin d°y préparer l'expédition projetée, Il obtint du capi. taine général de l’Ilo de Cuba, ua vaisseau di ligne, deux frégates, plusicurs batimens de transport sur lesquels étaient embarqués quatorze ren cinquante hommes, et il fut aussi amplement pourvu d'artillerie et d’ammunitions de toute espèce. — Galvez partit de la Havane pow: Peusacola, le 28
Février 1781, et débarqua ses troupes le 9 Mars sur l’Ile de Ste. Rose, .où il fit construire un fort pour protéger su flotte, lorsqu'elle franchirait la barre qui se trouve à l’entrée du port. Le 17, Don Estevan Miro arriva avec les troupes de la Louisidne et prit position sur la rive orientale de Ric Perdido. Le 19; la flotte réussit à entrer dans la baie, sans avoir souffert de grands dommages par le feu de l’ennen:i. Le 1er. Avril, l’armée de terre et celle de mer attaquèrent la ville avec vigueur, mais elles furent repoussées, Le siège traîna jusqu'au 9 de Mai, où le général Campbel qui commandait Pensacola, demanda à capituler. La garnison composée de huit cents hommes se rendit prisonnière, et il fut convenu qu’on la transporterait avec armes et bagages dans quelque possession de Sa Majesté Britannique, à condition cependant, qu'elle ne servirait pas contre l'Espagne, tant qu’elle ne serait pas échangée.— Par un article de la capitulation, il était aussi arrêté que toute la Floride Occidentale serait remise au pouvoir des Espagnols.
Cette conquète de Galvez lui valut le grade de lieutenant général des armées du Roi, la croix de chevalier de l’ordre royal de Charles BI et le titre de capitaine général de la province de la Louisiane et de la Floride.
En 1783, un traité de paix fut conclu entre la Grande Bretagne et l'Espagne. Par ce traité, la
) Mars un fort irait la Le 17, y de la tale de entrer s dom- Avril, rent la ées, Le jénéral anda à t cents onvenu es dans ique, à contre gée.— ssi arremise
ade de croix let le de la
tre la té, la
Grande Bretagne renonçait à tous ses droits sur la Floride Occidentale, enfaveur de l'Espagne, et lui cédait aussi la Floride Orientale. Dix-huit muis étaient accordés au sujet de Sa Majeuté/Bpi: taunique pour vendre leurs propriétés med hors de la sphère de la domination espagnole.
Reconnaissant des services qui lui avaient été rendus par Galvez, le Roi d’Espagne le nomma, en 1785, Vice-Roi du Mexique, et lui permftsde conserver le titre.et les.pouvoirs de capitaine général de la Louisianset des Florides. Avant de partir pour son nouveaÿü: suvernement, Gulvez fit faire un recensement des provinces de Îa Louisiane et* de la Floride Occidentale, et le résultat fut ainsi que suit :
La Nouvelle-Orléans,...ssssssssseeseese 4960 De la Balize à la VIH O oo coossséoococosésoosus ee 2100
La T'erre-aux-Bœufs,......... ose sisossosoncoe TO Le Bayou St, Jean et Gentilly. 678 T'choupitoulas,......ssssssssssss, senssssssssssse TOX6 Paroisse St. Charles. ssssssssessssssssses 1008 St. Jean Baptiste... sensssssssseses 1300 St, JACQUES es msssneness sons ssésssvesnssss 1882 LMoOUrChe, ss sossssssossssose coosssosc dd été s 646 Ditto. Intérieure... dééssnsisodéseitéteos DUR or ville, css ssscsosssscsséédogosonsocossssosos … 673
Transporté en l'autre partss.isssssssssss
Montant de l'autre part... 21566 Pointe /Coupée, ss se sobétessoscsosoevsones 1521 OpeloUAAs, ss svossosscsossssosononsoneose 1214 AUTRRADAS, +..rrnrssesssensorosossoosssonses 1070 Nouvelle. Ebério, ssosocontessoosssoveoosonessose 185 Waghitas...ssssssssssssmssssseeessesesses 207 Rapides, sssssssssssssssososossoosssorndécessesnee 88 AO nnrrrrrsrmmrntnmsigenies 287
Spoosonoossoooos DELLELELE LECCECEEE CPC 756
NM : < : td 196 Ste. GéneviÈve, ssssesssosedée cod Miss 594 St: Dhs ee 0» 000 0 000 0 00 ge 0 0 DUREE 60 6 oo oo 897 D ST esse 242 Baton Rouge,.sss.sssssisssmessessnnvens 270 LD 'RLO
Mobile, 000000000000 000000000000. 746 ( Pensacola,s.ssssscssososscossoosoesesmsoonnusee 5a3 !
ToTALe....32114
. De cette somme totale de la population des deux | provinces, la Basse Louisiane réeluinait à elle | seule, 27,048 ames,
D'après un relevé des dépenses du gouvernement de la Louisiane, qui fut fait à la même époque, il parait qu’elles se montaient annuellement à 449,389 piastres ; ainsi chaque habitant de la Louisiane coutait à l'Espagne environ une somme de seize piastres et demie pur an.
4 jf fé ut
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Estevan Miro qui avait succédé à Galvez, comme gouverneur civiliéts militaire de la Louisiane, publia en 1786, soñbando de buen gobierno, ainsi que l'usage le voulait. Un bandode buen gobierno est une proclamation par laquelle chaque nouveau gouverneur dune. colonie espagnole fait connaitre ses réglemens de police et les principes sur lesquels il rimpte baser son administration. C'était, ainsb qu’on le voit, une espèce de charte accordée au péünle,:mais qui, ainsi qué toutes les chartes, était souvent violée par le caprice ou l’intérèt at force. |
, Dans ce docutient, il annonçait aux colû Ja religion Catholique étanthun. dés fonde | principaux sur lesquels reposait la législation espagnôle, il confirmait et ferait exécuter l’édit que le vicaire général de la province avait publié dernièrement, relativement au respect et à la ponctualité avec lesquels il fallait assister à la célébration des mystères saints, et que les délinquans subiraient les peines portées par l’édit.— Entr’autres réglemens à ce sujet, il était expressément défendu de travailler le Dimenche et lee jours de fête.
Le gouverneur déclarait aussi qu’il punirait avec la plus grande sévérité toute personne vivant dans le concubinage, et qu'il ne tolérerait pas le libertinage des femmes de couleur à qui il recommandait de renoncer à leur genre de vie et de se livrer
à des travaux honnêtes, sous peine ‘d’être transportées hors de la colanié.’ Il leur annonçait qu’il considérerait toute recherche ou luxe dans leurs vétemens, comme une preuvé de mauvaise conduite, et qu’il leur était défendu de porter des bijoux et de se coiffer avec des plumes,
Il défendait aussi toute réunion nocturne de gens de couleur, st il ordonnait aux femmes de cette classe de porter un mouchoir noué autour de la tête.
Il annonçait qu’il exécuterait avec.rigueur toutes les lois contre le duel, et lé jeu, et contre la coutume barbare de porter des armes cachées ; que
ihäbitans de ta ville he pourraient en sortir sans port.et que ceux qui voudraient s’absenter de la province, seraient tenus de fournir une caution qui répondrait du paiement de leurs dettes, *
Les personnes qui arrivaient dans la colonie par iner et par terre devaient se présenter à la zaaison du gouvernement,
Les assemblées nombreuses étaient défendues, à moins qu'elles ne, fussent autorisées spécialement par le gouverneur.
Personne. ne devait sortir la nuit dans les rues sans nécessité urgente, et même dans ce cas, on devait porter une lanterne,
Tels étaient les articles les nlus remarquables de cette proclamation qui nous donne, em peu de mots, une idée de l'esclavage pénible dans lequel nos ancètres étaient plongés. Cependant ils s’y
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soumirent sans . murmure, parce qu’ils étaient accoutumés aux vexations du despotisme. Mais quel est celui d'entre nous qui, s’il était menacé d’un pareil asservissement, ng sentirait pas tout son sang bouillonner dans ses veines, comme la lave d’un volcan. L'air de la liberté donne à l’homme une telle vigueur de corps et d'ame, qu’il marche le front levé vers le ciel et qu'il ne peut plus le courber vers la terre, sous le joug de l’oppression, Puissions-nous ne jamais oublier les leçons du passé ! Jetons un regard en arrière, et comparons les hommes d'autrefois avec ceux d’aujourd’hui. Nos pères étaient amollis par de Jongues habitudes monarchiques et languissaient’ sur
le sol de la Louisiane. auquel ils dédaignaient de donner le nom de patrie. En cela, peut-être avaient-ils raison, Car enfin, qu'est-ce que c'est qu’une colonie ? c’est un vaste champ où sont parsemés quelques hommes qui travaillent au gré et pour le von plaisir de la nation à laquelle ils appartiennent, Jamais leurs intérêts ne sont consultés qu'autant qu’ils s'accordent avec ceux de leurs seigneurs et maitres. Puis, de tems à autre, un inconnu, portant un titre féodal et uhe décoration honorifique à la boutonnière, .vient prescrire aux colons les opérations du corps et de l'esprit qui leur sont permises, Tel est le tableau qu'offrait le gouvernement colonial de la Louisiane et
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182 ESSAI 7{ISTORIQUE
bien différent est celai que gpeentent nos institutions modernes.
Le caractère drux et conciliant de Miro le rendit extrêmement populaire dans la province. Il avait, en faisaat de fortes concessions de terres aux étrangers, attiré un grand nombre d'émigrans des Eiats-Uris dont il facilitait le commerce avec la colonie. La Louisiane n'avait jamais été dans un état aussi florissant, lorsqu’en 1788, la Nouvelle-Orléans fut presque détruite par un incendie affreux qui commença le Vendredi Saint à trois heures de l'après-midi, dans une chapelle espagnole située dans la rue de Chartres, et consuma
en peu d'heures neuf cents maisons et d’autres propriétés d’une valeur immense.
Un recensement de la population de la province qui
fut fait cette même année, donna le résultat suivant :
La ville de la Nouvelle-Orléans ses 5338 De la Balize à lu ville... ssssesssoseenscoosss 2378 La Terre-aux-BŒnfss ss ecsnseeseesersese 661 Le bayou St. Jean et Gentilly... 772 BURN ss soronosencoscossocooocesosesssrooisee ÉD T'ehounitoulass esse 7589 Paroisse St, Charles, sosssssscsssssspssosesssess 2384 St, Jean Baptiste, sosssossssssemnenssses 1368 St. Jacques, sesssssssssenmrsmsssnessssssssees 1550 Lafourche,. scores sensssessssssnssee 1164
Transporté en l’autre parts. 23,250
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le rence. Il
terres igr'ans re avec té dans à Nouicendie à trois } espa- )usuina es pro-
nce qui tivant :
Montant de l’autre part, ss Lafourche Intérieulessessssssssessossosonoeseee Eberville, : suroscosoosioscssonsossoossesosossoneberess Pointe Coupée,..sessosssosoroonesosonesnenessee Opeloussas, ...ssossosossoseseeosssessese
: Attukapas, 0000000000000000000000000000000000000000
Nouvelle Ibéries.., sesssosssosemosoosoosoooe ee Washitas, sccoooooocoosoonmossoonsonseseeose see Rapides, sessccposssonosnessosssosmposssnosese Avayelles, s..sssssesssosersosoosoossoneseoseoseee Natbhitoche, s..sssoooooocscmnsencsssnsssse ATEN nsrdliassnssdirscrianessesdi Ste. Géneviè Ve, sessoomsoeosossssssosoesoosee Bt. Louis, ssscmonsorsmenissonmsensoreressesses MAnA Ci oersedessitessssnesmranésss Galventon, sssssoossoosoososssoneosensésssssese Batori Rouge, ...s.ssssoserssonsssees. one Fellclandsssdasiisscssnonscgeessssiesestis Natchem, souriihtbérensossooocooconosossssossese
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PensacolA, se ssssscssovsosocoo se» 0000000000 0000000000
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Ainsi depuis 1785, la population s’étar ac rue, en troisans, de 10:97 personnes dont 5500.taient des Acadiens qui, après avoir erré longtems sans fixer leur domicile nulle part, vinrent enfin scréunir à leurs compatriotes. Le reste était des émigrans
des Etats-Unis.
Il ne se passa rien de bien remarquable dans la colonie jusqu’en 1792, époque à laquelle Miro partit de la Louisiane et fut rciipiacé par le Baron de Carondelet.
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