‹ Essai historique sur la Louisiane [microforme] (volume 2)Chapitre 7 sur 34 · DT) RO · texte numérisé non relu

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que le plus jeune des Lan. clat, étant faible et infirme, se trouva incapable de suivre la troupe. Alors, Lusalle lui ordonna de retourner au fort, Lancelot aîné voulut accompagner son frère, mais Lasalle craignant de diminuer le nombre de son escorte, le refusa. Le jeune homme partit seul et fut assassiné par les Indiens. Lorsque cette nouvelle parvint au camp des voyageurs, Lancelot jura à haute voix de venger la mort de son frère qu’il attribuait à Lasalle. Mais celui-ci méprisa ces menaces. Après deux mois de marche, les vivres commençaient à manquer, lorsque Lasalle ordonna à Lancelot, Liotot, Duhault et quelques autres d’aller à la chasse, sous la direction de son neveu. Ceux-ci.après avoir comploté la mort de Lasalle, commencèrent par massacrer son neveu. Lasalle, ne les voyant vas revenir, à l’heure fixée pour leur retour, rétrograda pour s’informer de la cause de ce retard. Rencontrant Lancelot, il lui demanda où était son neveu. Là, lui dit Lancelot avec un rire féroce, et il lui montra du doigt un tertre où la terre fraichement remuée semblait annoncer qu’un cadavre y avait été déposé. Au même moment, Duhault qui était caché dans de ° bautes herbes, lui tira un coup de fusil et lui logea e la balle dans la tête. Lasalle ne survécut qu’une heure à la blessure qu'il avait reçue. Cet assassinat eut lieu le 19 Mars 1688, près de la branche occidentale de la rivière la Trinité.

Les assassins s’emparèrent de tout ce qui appartenait à Lasalle, mais s'étant querellés et battus, au sujet du partage des dépouilles, deux d’entr’eux furent tués et les autres s’enfuirent chez les Indiens où ils furent mis à mort. , ‘Ainsi le crime fut aussitôt venge que commis. Telle fut la fin malheureuse de celui qui avait encouru tant de fatighes et de dangers, pour acquérir des régions superbes à la France qui ne sut pas conserver le plus beau fleuron de sa couronne.

Pa CHAPITRE IV.

Iberville entreprend de fonder une colonie à la Louisiane, K débarque à l’Ile aux Vaisseaux, Les Biloxi. Iberville découvre le Mississippi et le remonte, ‘Le Bayou Plaquemines, Bayou Manshac. Pointe Coupée. Origine de cette dénomination Le Portage de la Croix. Etablissement aux Biloxi.— Entrevue de Bienville et des Colæpissas. Origine du nom de

la Roche à Davion. Le LDétour des Anglais.‘ Anecdote à ce ,

sujet. Des Protestans demandent la permission de s'établir à la Louisiane, Réponse du Comte de Pontchartrain, Sauvolle, premier gouverneur de la Louisiane, La tribu des Natchez, Affreux effets de la superstitior. Fondation de la ville de Rosalie aux Natchez par Iberville. Bienville, second gouvernour Mort d'Ibervillee De Muys, troisième gouverneur, et lo Baron d’artaguette, commissaire ordonnateur,

Les colons que Lasalle avait laissés au fort St, Louis, ne recevant aucun secours de France, et ayant épuisé toutes leurs ammunitions, ne purent se défendre plus longtems contre les Indiens, par qui ils furent tous massacrés. En effet, Louis XIV qui avait eu à combattre l’Europe entière, n'avait pu donner aucune suite à ses projets de colonisation en Amérique. Mais enfin la paix de Ryswick avait donné quelque espoir dé repos à la France, que ses victoires mêmes avaient épuisée, lorsqu’un oflicier français, nommé lIberville, qui

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: SORA obéit. 4

4 ME F3 avait commandé im Sort: dénéla vue Hudson où ik déploya: une valehr"bbil contre les An- : pong PA sgh ae | “hgre exécution éd denseine de Liésalle. ‘| Sa‘proposi gtée, ot lo: Comte: de: Pobtehartrai sb” * nistré de În tsarine, dénnu l’ordré que l'on éfhipat à la Rochelle, pour” cetteexgédition, deux frégates de #ente canonset deuxautres petite Vatimens. ville eut le commandement de: l’üné dès frégates, eléelui da resteñde 1a'flôtie ft donné au Comte de ! Sugères Ces havires portaiént deux cents colons; en-comptint-les fetnmes bt les énfaps.. "La plupart : de ces colons étaient des Canadiens qui s'étaient enrôlés dans les troupes" que’ l'Améritue afait efivoyéés à la Franco-pendänt ia guerre, et que Von avait Hcenciées, lorsque la‘paix fut signées. Cette petite flotte partit le 24 Septembre 1698 pour le Caÿ Français;"dans J’ils de St. Doïningue,

où elle s:riva aprés une trâversée de soixante

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et duuze jours. Là,'ellè fut renforcée par un, vaisseau: de cihquänte-deux. canons, commandé par Chateau Müprant, ‘ét se remit en route le pre: mier de-l’en 1699. Le 25 Järivier, élle jeta l’ancre devant :’tléiqui porte aujourd’hui le nom de Ste. Rose, et Iberville envoya ne députation à Don Arvdres dè la Riolle ‘qui venait de s'établir à Pensacola avec trois cents Espagnols, sur l'ancien site qu’occupait la ville, des Anchusi, du tems de

Soto. Doux: baftimens ® guerre s’y trouvaient à YOL. I.

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l'ancre, sé da protéction d'inébatterin nouvéllement conétruite. : Dur Anûres reçut ln dépétation avec Wauconp dé civilité, mais comme ses forces

* maÿäles étaient très inférieures à: cefle des Fran- “çais, il. ne:voulut-pas permettre que leur,.flotte en-

trât ans kéiports! En coñséquence de" ce refus, les Français firent voile vers le Sud-Ouest’ et arri-

… vèrènt à douxautres îles appelées: aujourd’hubs les

iles Chandeleur." Là, la flotte: jeta l'ancre, et, le, canal entre l'Ile Qux Vaisseaux et-l'lle” ‘aix Chats ayant êté sonde, led’ petits-batimenside l’ex-

: pédition y pasérent. Alors, le vais de cin-

quante:deux canons: retourna ‘à: St. ingue et les deux frégates ‘restèrent dévant les:îles Chandeleur. Iberville débarqua avec’üne partie-de'sés

compagnons à l’ilé aux Vaisseaux, où ik construisit

des’huttes, ct, il envoya quelques soldats exaniiner le rivage du continent, Ceux-ci furent'bien reçus par des Indiens quifleur apprirent qu’ils apparte-

maient à la ration des Biloxi Le jour suivant, : ils vireht d’autres ‘Indiens qui lôur dirent qu’ils “Étaient de la tribu des Bayagoulss ; qu’ils: habi-

taient les bords d’un'fleuve immense, et. que, pour de mument, ils faisaient pañtie d’une’ expédition destinés: à agir controfes Mobiliens” avec qui ils étaient en guern.

‘Lé-27 Février; Iberville et Bienville son frère, partirent, chacun dans une, barque, pour aller cher chér le Mississippi. Ils éhiuiasenpagués du

SUR LA" LOUISIANE: 63 même père Athenase qui avait suivi Lasalle, JorsqW'il descendit.et remonté de fleuve M pi fit se8 voyages deFäce. ; jour après leur départ; iléptrètentiions une rivière dont les eaux étaient troubles:et délit extrémeme.t profond. Ce qui fit justement" présumer au père Ashanase qu’ils étaient sur les-demaines du vieux cébé. Après avoir:smemonté: le fleuve, gpadeut huit ou dix jourss:ils arrivèrent à Ja-tribu des Bayagoulas qui lessreçu bienveillance et qui leur montrèrentdes véfé :qui-gvaient appar- (ee nd Läslle. Cependant Iberville ttoujours que le fleave dans lequel ils étaient, ne fat pastie Mississippi, et que le père Athannse ne se ‘füttrompé, lorpque ses doutes | furent dissipés, en voyant un; livre de prières ‘sur * lequel de nont-d’un des compagnons de Lasalle était inscrits @nlul. remit aussi une lettre du Dee ier de Tonti, datée: du village des Qui . le 20/d’Avril 16854 Dans cetteslettre, le +4 ier-apptbnait.à : Lasalle que, suivi de vingt Canadiens'ét:de trente Sauvages, il avait. descendu le fleuve pour. Méjcindre son aacien chpf. évil lui exprimaitfson chagrin: d’avoir été déçu dans son vit’ausi une côte de mailles, qu'il conjectura avoiryappartenu à la troupe de a EERe voies cat parmi les

’ Lu vit FQuA [IT E ct sg svp Bayou Pinquemines et de

64 HRSAT HISTORIQUE Bayou-Manshac, Iberville arrive à une partie de la riverquis’svançait ‘en ligne courbe dans le fleute.

Autravers decètte.jetée naturelle qui avait fait

dévier le cours du fleuvéfil y-avait:une issue que, les:eaux s’étaient frayée, maisqui-était cependant encombrée par des.arbres. Iberville l'ayant fait nettoyer, yfit passer ses barges. «Cette issue, s'étant, agrandic,- devint«parl4 suite le lit du fleuve et'le. morceau de térrequi fut ainsi détaché du restetdu sol: fra: n ne ile que Von: voit encore. C'estice qui fit. donne à cette partie du fleuvefle nomide Pointe’ Coupée. : 4%; Contiguant leur voyage, ils (atirèsente énisaite à-une autre courbe.considérable, : au'travers de laquelle les Indjens ‘avaient. fäit une route*par

‘laquelle ils transportaient ‘leurs pirogues. Cet

isthme n’avait eñviron;qu’un arpent de largeur. Les Français lui donnèrent le nom de Portage de la Croix, parce qu'ils y plantèrent ‘une croix'em

signe de prise de possession." L'on pense que:cette L partie du fleuveiest celle qui est vis-à-visl’embou-

chure de la Rivière Rouge. Lessindiens:Oumas avaient près dé'là, unsvillage considérable. æ les Français furent reçus avec hospitalitésr. "4" fberville, ne-jugeant fs convegabletd'aller plus haut pour le moment, redescendit lefleuve, enï:se laissant emporter parxle courant jusqu'au Hayou Manshac. Là, Iberville et BienviHeïsei rent.

Bienville continua de ner ose

puis mgvoir dl stabilités, ir Sugènes,partirent pour.

gates.et an 4 208 le vestedk

la-oolegie.. His ns: Le. À pe arts y de ie L'une de.sessembarcations pour $t. Douinguk, avec L'ordre de. #’ufrecuser des provisions. . Ensuite,

il.tourna,son aitentionsvers les Sauvages et cherchn

à.se mettre enrelations d’amitié avec eux, ; Dans

l'espoir d’atteindre ce but désiré, il envoya son F2

auparavant; deux hou ‘être les , 3 ECTS o \: »

| een ee amer dus de s'étaient mis ses

glniss. Le chefides Bayagoules les détroppa ct leur t que coux qui venaient ainébleur rendre visite étaient nçais,.et de plus, des-ennemis

des Anglais} n'avaient d'autre: intention que celle de. solliciterJeu amitié ot, de-centracter alliance avec.gux. » Alors les Colapisass “mirent bas les armesgf chacun serdisputa àqui-ferait un accueil plus-amical aux Évençais. ‘#{Fout cnnemi des Abglais est -dotre frère, discient:ile jvenez reposer dans la tente des Colapiséns,-et comptes sûr leur dévouement.” T'el.était: le Jangago que tenaient ces hommes exaspérésper la perte qu’ils

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