Le IVe Évanarrx
Le discours du chap. VI: 110. Hypothèse de Sprrra : Interpolation des versets 51 à 59 ; réfutation, 111- 112. Explication de la contradition entre les versets 51 à 59 et ceux qui précèdent, 112-115. Notion sacramentaire, 115-116.
Cap. IV. LA SIGNIFICATION PRIMITIVE DE LA CÈNE
Tableau des résultats obtenus, 117. Il reste à montrer que ce que nous savons de Jésus confirme ces résultats, 118. Il ne faut pas séparer la cène
de l’œuvre et de la vie du Christ, 118-119.
$ 1. Jésus et la « nouvelle alliance » ER La pensée de Jésus est étrangère à la notion d’alliance telle qu’elle est exprimée dans les relations
de la cène, de Paul et des deux premiers évangiles, 119 Matthieu, chapitre V: 120. La notion centrale de la pensée du Christ est celle du Royaume de Dieu, 120. Il serait étonnant qu’à l'heure des adieux Jésus changeât de langage, 121. La prière de Gethsémané inconciliable avec la parole de l'alliance, 121-122. L’attitude des disciples après la mort du Maître, incompréhensible s’il a prononcé cette parole, 122.
$ 2. La pensée de Jésus sur sa mort A. Jésus a-t-il prévu et prédit sa mort violente ?
Pour les rédacteurs des Évangiles, le Christ a prévu sa mort violente, 123-124. Ont-ils reproduit fidèlement la pensée de Jésus ? 214. Jésus a dû prévoir le martyre, 124-125. Les rédacteurs ont seulement tort dans la forme qu’ils donnent aux prédictions, 126. « Le signe de Jonas », 126. « Porter sa croix », 127-128.
B. Jésus a-t-il considéré sa mort comme un sacrifice ?
La mort du Christ considérée comme un sacrifice, 128. Notion étrangère à la pensée de Jésus, 128- 129. Matthieu IX, 13 et V, 23-24 : 129-130. L’attitude du Christ est celle des anciens prophètes, 130. « L'Évangile avant la lettre » ne serait plus dans l’Évangile ? 131. Ce qui fait de la religion de Jésus la religion universelle, 131. Le salut par la repentance et la foi, 132-133. Contradiction entre cette « bonne nouvelle » et la notion du sacrifice, 133. Jésus n’a jamais établi de rapport entre sa mort et le salut, 134. Marc X, 45 : 134. Texte parallèle de Luc. Influence paulinienne dans l’évangile de Marc, 134-135. Opinion de quelques théologiens, 135. Explication de HorLmann, 136- 137. La prière de Gethsémané, incompréhensible si Jésus a attribué à sa mort la valeur d’un sacrifice, 137-138.
$ 3. La signification primitive de la Gène . .
Nous sommes ramenés au texte de Luc (D) XXII, 17-19 2: 139. Deux actes, deux paroles, 140. Ce qui ressort nettement des paroles du Christ, 140.
« Ceci est mon corps », 141. Valeur de la copule: «est » (éot{v), 141. Pas de rapport entre la fraction du pain et cette parole, entre la mort du Christ et cette parole, 141-142. :
Repas, symbole d’union. Jésus rend ce symbole plus
frappant en distribuant la coupe et le pain, 142. Il va partir, et pourtant «il reste » : « Me voici ! » En lui, ils peuvent demeurer unis, 143.
Les repas ordinaires et les repas religieux chez les
Juifs ; le « quiddusch », 143. Pharisiens et Esséniens, 144. Les repas ordinaires du Christ avec ses apôtres. Les disciples d’'Emmaüs et la multiplication des pains, 144-145. Le dernier repas du Christ ne diffère des autres qu’en ce qu’il est le dernier,
Les deux desiderata auxquels doit répondre toute
interprétation de la cène, 145. La nôtre y répond, 145. Les premières réunions des chrétiens reproduisent la pensée du dernier repas, 146. Les Ac- $ : 146. La Didaché, 147-149. Le passage de la conception paulinienne à la conception de la Didachè ne se comprend pas; l’inverse est parfaitement explicable, 150. La notion sacramentaire est étrangère à la pensée de Jésus, 150-151.
La question de «l’Institution»
« La cène ne se comprend pas sans un ordre de Mai-
tre », opinion de WeizsæckER, HARNACK, LOBSTEIN et autres, 151. JüLicHer nie le caractère d’institution ; théologiens qui partagent le même point de vue, 151. Affirmation d'Henri Monnier, 152. Contradiction entre l'institution d’un rite et la prière de Gethsémané, 152. Jésus ne s’est pas occupé de la constitution d’une société, 153. Caractère de spontanéité des paroles et des actes de la cène, 154. Caractère d’indétermination du « Faites cect en mémoire de moi», 154. Observation de Lu- THER et de SCHLEIERMACHER, 154. Cet ordre, c’est la porte ouverte au formalisme ; Jésus s’adresse au cœur, à la conscience, il a cherché à intérioriser la religion, 155. Par la cène, il veut créer une conviction, un sentiment, 156, Jésus se préoccupe peu de la répétition de l’acte comme
tel, 156. CLEMmEN, 157. Part de vérité dans la thèse de Jüzicmer, mais l’explication de ce théologien est incomplète, 157-158. L'action du Christ sur les âmes des apôtres, voilà la clef du problème, 158-1509.
CA ELURON CET MEN ER ne SE QE 5 Lx R00S GE Le dernier repas de Jésus ne fut pas pascal, 160. Dans ce repas, le Christ prend congé des siens en leur annonçant la séparation, en affirmant sa foi au triomphe du Père et la conviction que bientôt viendrait le Royaume, dans lequel ils seraient de nouveau réunis, 160.
Par des paroles et des actes impressifs, il rappelle à ses apôtres qu'ils sont frères et qu’en lui ils doivent rester unis, 160. Les premiers repas des chrétiens, 160. Y a-t-il des transformations à apporter dans notre manière de célébrer la cène ? 161. L'esprit de Jésus n’est pas esclave des formes, 161. L’essentiel, c’est que la cène ne soit pas un vain rite, 161.
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