‹ Essai Historique sur les Épidémies en BourgogneChapitre 18 sur 22 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

De cette courte étude se dégagent nettement quelques intéressantes constatations :

La Bourgogne a une histoire médicale réellement distincte. La lèpre, la variole et la peste s’y rencontrent dès le vi° siècle, et tandis que la première y reste longtemps à l’état endémique, les deux autres reviennent fréquemment y sévir épidémiquement.

IT

La peste a réellement été à l’état endémique dans cette province pendant de nombreuses années, causant une mortalité relativement faible d'environ 30 °/.

Grâce aux précautions prises à l’égard de la lèpre, la Bourgogne a de très bonne heure vu cette maladie disparaître de son sol (xvi* siècle), alors que d’autres provinces devaient en être affligées jusqu’à nos jours. La simple observation des conditions de propagation des maladies épidémiques a permis d’édicter des règle-

ments sanitaires, des mesures de prophylaxie et de désinfection nettement efficaces dès le Moyen Age.

Le traitement est allé peu à peu se perfectionnant, abandonnant lentement des remèdes superstitieux, tels que les pierres précieuses, pour aboutir à une médication active et à des pansements antisepliques comme ceux à la térébenthine.

Nu:

Le Président de la Thèse, Dr J. GUIART.

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