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pelles et confréries (1) ; les reliques de Luzarches furent jetées aù vent en 1893, les trésors de l'église dispersés, la collégiale elle-même détruite. Îl n’en reste que quelques arcades dans une propriété privée, qui appartenait cés derniers temps au professeur Broca.
Liturgie.
Mentionnés dans les plus vieux calendriers et le martyrologe de saint Jérôme, les saints Côme et Damien sont fètés par l'Église, avec office propre; le 27 septembre (2). Les Grecs les invoquent dans l'administration de l’extrême-onction. Au moyen âge, à la grand’messe, l’évêque bénissait, le jour de leur fête, un onguënt qu’on distribuait aux malades. Milan et l'Espagne ont un office spécial pour eux ; à Rome leur église est une des stations du carème, le jeudi de la troisième semaine, afin, dit Dom Guéranger, d’implorer pour le corps des chréliens, déjà fatigués par le jeûne et l’abstinence, la proteclion de ces puissants amis de Dieu qui sur la terre consacraient leur art médical au soulagement corporel de leurs frères. Leur nom est inséré au canon de la messe.
J'emprunie ces détails liturgiques à la savante notice
1. En 1884 un certain nombre de médecins, sous la direction du D: Le Bële et de Dom Couturier, ont fondé une société de médecins chrétiens, qui düre encore, sous l’invocation des saints Luc, Côme et Darien. Elle fait chaque année ün pèlerinage à Luzarches.
2. Et dans l’hérésie d'Alexandrie (calendrier copte) le 29 novembre, avec
leur mère Théodote et 293 chrétiens qui souffrirent le martyre en même temps qu'eux.
EE = de Don Fournier, qui doriné parmi diverses prières une magnifique oraison aux deux saints tirée du missel mozarabe. Voici un autre hymne moins connu, qui se chantait jadis aux vèpres. Il est extrait d’un ancien bréviaire gothique, et précise le côté médical des saints :
Ore, tactu, posse, jussu, Cum medendi gratia, Igne ferri, igne verbi, Cuncta siccant morbida, Arte libri, arte cœli, Tota curant languida.
Ossa, nervi, vel medullä, Sanguis, artus, viscera, Spiritus et omne pectus, Anxiosum tædiis,
Tota sanctis ferre plenam, Sic medellam postulant, etc.
Dictons populaires.
— On disait des deux saints, un peu négligés par les docteurs de nos jours :
Suivez saint Côme et saint Damien, Vous vous porterez toujours bien (1).
— Il paraît hors de doute qu’il y avait moins de maladies graves quand les médecins fêtaient leurs saints patrons. Peutêtre virent-ils quelque profit à se passer d’eux (2) ?
— Heurter à la boutique de saint Côme — avoir besoin du
médecin.