PLANCHE
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qui ne leur sont pas dédiées, leurs images fleurissent aux vitraux et leurs statues peuplent les nefs ; peu à peu, favorisée par la grande dévotion des clunisiens, alors à l’apogée de leur extension, la dévotion à saint Côme et saint Damien s’étend à toute la France. Dans chaque ville les confrériers et gildes de chirurgiens et de barbiers se mettent sous leur protection ; les saigneurs, les sages-femmes, les dentistes, les apothicaires, les pharmaciens, les bandagistes et les pédicures se réclament d'eux ; les vétérinaires et même les armuriers les prennent comme patrons, se ralliant ainsi à la chirurgie, parce qu ils faisaient des instruments, et peut-ètre aussi parce que les deux saints périrent la tête tranchée d'un glaive. Dans la suite, les droguistes, épiciers, confiseurs et ciriers vinrent encore se joindre à eux.
Je ne referai pas l’histoire déjà très connue des confrérièes de Saint-Côme et Saint-Damien (1). Celle de Luzarches se vante d’avoir compté trois Rois dans son sein : saint Louis (ce qui est faux), Charles V et Louis XIIT qui orna d’une fleur de lys les armes de la société.
Les siècles se succédèrent, pleins de traditions : les armes et les méreaux des corporations s'ornaient de l'image des saints, que portaient les bannières des processions, et que le peuple clouait pieusement au chevet
des malades. La Révolution survint, qui détruisit cha-
Na De nombreuses études ont paru dans les mémoires des sociétés sa= vantes de Paris et de province sur les anciennes confréries de Saint-Côme. Voir notamment à ce sujet les ouvrages du D' Dauchez,
A Amiens, tout barbier qui rasait le dimanche était frappé de deux sols
d’amende au profit de la confrérie.