FRA ANGELICO : SAINT-CÔME ET SAINT-DAMIEN AU TRÔNE DE LA VIERGE
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sont couverts d’un riche costume caché d’un grand manteau, leurs longs cheveux bouclés coiffés d’une toque que portaient les docteurs de Faculté, et dont David s’est peut-être inspiré pour dessiner les coiffures des professeurs de notre faculté actuelle. Ils n’ont comme attribut qu'une plume à la main. Ce beau retable (1) a perdu la prédelle qui le complétait, racontant la vie des patrons de Florence en une série de compartiments dispersés aujourd’hui aux quatre coins de l’Europe, après être demeurés longtemps dans la pharmacie de saint Marc. Deux de ces tableautins, vraies miniatures, sont à l’ancienne Académie de Florence, trois à Munich, un à Dublin, un autre enfin au Louvre, tous d'un dessin précieux et d'un coloris plein de fraîcheur (2).
Le premier (3) représente les saints changeant la jambe du sacristain endormi, scène à rapprocher de celle de Bicei (?{anche III), et de celle de Pesellino (Planche V) qu'elle a sûrement inspirée; apparus en rêve, flottants en l'air, Côme et Damien ont repoussé les couvertures du lit et pfâtiquent une amputation à mi-cuisse, sans apparat chirurgical. Le deuxième (4) les montre avec leurs trois jeunes frères devant le procon-